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Paroi postérieure ou vertébro-pharyngienne

Elle correspond aux corps des deuxième, troisième et quatrième vertèbres cervicales; elle est un peu plus allongée chez l'homme que chez la femme.

Couches anatomiques. — 1° La muqueuse est doublée d'un tissu cellulaire dense. Rappelons combien son exploration est importante dans les surdités que j'ai nommées gutturo-tympaniques, et dans lesquelles la phlogose pharyngienne se propage par contiguïté à la trompe et au tambour. — On y trouve d'abondantes glandules muqueuses; leur inflammation donne lieu à l'angine folliculeuse du pharynx* Elles sont sujettes à s'engorger; beaucoup de syphilo-

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phobes prennent pour des pustules vénériennes les saillies de ces follicules hypertrophiés. — 2o Le plan musculeux repose sur une couche de tissu cellulaire lâche qui facilite son glissement; l'engorgement de ce tissu contribue beaucoup à la dysphagie qui accompagne les maladies osseuses de la région ; son inflammation donne naissance aux abcès rétro-pharyngiens que nous étudierons plus loin. — S"" Les aponévroses céphalo-pharyfugiennes et buccfh pharytigiennes, qui se coupent à angle droit, constituent la charpente du pharynx. La première s'attache eo. haut, à la base da crâne, et latéralement aux apophyses transrersas cervicales ; die recouvre les muscles prévertébraux ^ à savoir le grand droit et le petit droit antérieurs de la tête, et le muscle long du cou. Ces muscles sont fléchisseurs de la léle, et légèrement rotateurs; ces mouvements sont perdus dans les inflammations profondes de cette région. Les nerfs des muscles préverlébraux proviennent de li deuxième paire cervicale. — 4* Le squelette est formé par les quatre premières vertèbres cervicales. J^ai souvent utilisé, pour rétude des tumeurs blanches cervicales, Texamen de Tarrière-gorge qui m*a permis de préciser le siège et la période du mal ; il en est de même pour le diagnostic du déplacement dans les luxations cer vicales. Seulement il ne faut pas perdre de vue que chez certains sujets la première vertèbre s'articule avec la deuxième sous un angle saillant, que Ton a comparé au promontoire du sacrum (Jar* javay).

La paroi postérieure du pharynx [)eut devenir le siège d'abcès sou8-aponévrotique5, nommés rétro-phart/ngiefis, dont le diagnostic est (le la plus haute importance : MiM. Mott, Manoury et Darrisse, ont vu la mort produite par ces abcès méconnus pendant la vie; la rupture du foyer dans la trachée amena la suflbcalion d'un malade à qui M. Pelrunli avait en vain proposé la ponction ; à Paris, une tumeur de ce genre a été prise pour une angine œdémateuse, et l'on a malheureusement pratiqué la laryngotomie (Archiv. de méd,, oct. 1841 ). Cannichaël avait déjà commis une pareille erreur, etc. — L'exploration directe, le toucher et l'étude des symptômes feront éviter ces fâcheuses méprises ; la douleur locale, la gène dans la déglutition et dans la respiration, l'oKlème concomitant du cou, la propulsion du larynx en avant, enfin la tuméfaction prévertébrale du pharynx et parfois la fluctuation, etc., telle est la symptomatologie du mal. M. Mondière a noté (L'Expérience, février 1842) que sur 18 sujets atteints, on trouve 11 adultes, et 7 enfants de

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quatre ans et au-dessous, c'est-à-dire dans Tàge où le croup sévit de préférence ; nouveau motif pour redoubler de soins dans le diagnostic. Dix-sept fois sur vingt, la marche des phénomènes a été ligud ; toutefois, ayant rencontré quelques abcès rétro-pharyngiens dos à la carie des premières vertèbres cervicales, variété sur lafodle M. Mondière n'aipeut-ètre pas assez insisté, nous pensons qu'il faut distingueifKSneusement la maladie elle-même d*avec les acddents graves qu*«e entraîne ; c'est souvent d'une manière lutantanée que la àpphagie et la dyspnée se manifestent alors, kien que raflectioft|[it eu jusque-là une allure lente. — Quoi qu'il en soity Tindication est d'évacuer le pus au plus vite. Sur 13 cas où l'incision a été faite, la mort n'a eu lieu qu'une fois ; elle est presque inévitable si le mal est méconnu. On peut se servir d'un pharyngotome. L'ouverture pratiquée avec le trocart de M. Fleeming est trop exposée i s'oblitérer, comme cela est arrivé a Tauleur lui-même et à M. Priou de Nantes. En cas d'urgence, on pourrait crever la poche, soit avec le doigt, comme M. Fleeming, soitavecle manche d'une cuiller, comme M. Mondière. M. Diday a proposé l'emploi de ciseaux coudés sur les bords, munis d'une pointe ligué et d'une pointe mousse. On les porte fermés au fond du pharynx, où on les ouvre, en enfonçant obliquement la pointe acérée dans le foyer; alors, sans retirer l'instrument, on rapproche les branchesqui peuvent ouvrir largement les parois (Gaz. mec/., 18&2, II* 25). Ce procédé est simple, commode et expédilif.

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