‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 47 sur 167 · RÉGION LATÉRALE OU CAROTIDIENNE · texte numérisé non relu

RÉGION LATÉRALE OU CAROTIDIENNE

S* Vaponévrose cervicale^ plus épaisse et plus dense en haut [u'en bas, recouvre le muscle sterno-mastoïdicn auquel elle fournit me gaine spéciale, où Ton trouve un peu de tissu cellulo-adipeux rt quelques ganglions lymphatiques. — Le muscle sterno-mastoU Uen^ simple en haut, est bifide en bas, où il se termine par deux Usceaux, Tun interne ou stemal^ et Tautre externe ou clavicuinre. L*actioQ tonique des deux sterno-mastoldiens sert a maintelir la tète en équilibre : la contraction d*un seul le rend fléchiseur et rotateur de la tète, il incline la face du côté opposé ; sa ootracture morbide produit ces trois mouvements à un degré exa- ^ et permanent : c*est le torticolis , dont nous étudierons plus oinle traitement opératoire. —Le nerf spinal, qui anime le sternooastoldien, traverse le corps du muscle vers sa partie moyenne, A il forme une sorte de plexus, par ses anastomoses avec les cinq iremîères paires cervicales : une plaie au-dessus de ce point pourlit en amener la paralysie ; la tête alors est inclinée vers Tépaule la côté sain, et la face déviée du côté malade. Les rameaux auri* ndaire^ mastoïdien et cervical transverse y émanés du plexus cerical superficiel , se dégagent sous le bord postérieur du sternooastoidîen à ce même niveau, et Ton voit aussi la jugulaire xteme y croiser sa direction : c'est un double motif pour ne pas signer cette veine dans ce point ; on l'attaquera plus bas, afin de € pas léser ces nerfs.

A* Le feuillet postérieur de la gaine du sterno- mastoïdien conourt i en former une pour Xomo-hyoïdieny qui croise en haut la égion pour se rendre à l'os hyoïde. — Les muscles digastrique t stylo-hyoïdien relevés, on trouve le plexus veineuœ cervical Drmé par les veines thyroïdiennes, laryngée, pharyngienne, occiâtale, linguale et faciale, dont la plupart se jettent dans la juguûre interne. — Ce plexus enlace des ganglions lymphatiques fisez nombreux, disposés en forme de chapelet le long du sternonastoldien ; leur engorgement gène les mouvements de ce nuscle, et, en comprimant la veine jugulaire interne qui est sous* acente, peut troubler la circulation veineuse du crâne et de I face .

5** Gaine carotidieime , Les vaisseaux et les nerfs de la région ont entourés d'une enveloppe celluleuse commune, qui envoie des iloisons lamelleuses spéciales aux principaux Ironcs ; il faut l'ouxir avec soin pour la ligature de la carotide. Celte i^ainese contilue dans le médiastin, ce qui explique comment ses inflammations

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phlegmoncuses peuvent fuser dans la poitrine : aussi devra-t-on procéder avec précaution, et éviter tout délabrement dans ia rccherclic des vaisseaux à lier.

A. Les nerfs glosso-pharyngien, hypoglosse et spifialj d*abord unis au pneumo-gnstrique, suivent bientôt une direction différente: le glosso'pharip^gien se dirige en bas, croise la carotide interne, et va gagner la base de la langue, en passant entre les piliers du voile du palais, en dehors de lamygdale. — h* hypoglosse se porte verlicalemcnt en bas entre la carotide et la jugulaire interne, puis se dirige en avant vers la langue, en croisant les deux carotides pendant que sa longue branche descendante accompagne la carotide primitive jusqu'à son anastomose en arcade avec le plexus cervical. — Le spinal (accessoire de Willîs) descend obliquement en arrière, en glissant devant la jugulaire interne, longe la parotide, et traverse le muscle sierno-mastotdicn vers son milieu pour se perdre dans le trapèze.

B. La carotide primitive^ quelquefois recouverte par le corps thyroïde hypertrophié, monte obliquement sur lerachis et les muscles préverlébraux, au côlé externe de l'œsophage et de la trachée, jusqu'au bord supérieur du cartilage thyroïde, au niveau duquel elle se bifurque, ce qui parfois a lieu plus tôt : Blandin a vu cette bifurcation ne s'opérer qu'au niveau de la mâchoire. Nous reviendrons |)lus loin sur les questions opératoires. — La carotide externe remonte jusqu'au col du condyle de la mâchoire, côtoyant l'hypoglosse, la parotide et le pharynx ; elle reste plus 'superficielle que rinlerne qu'elle croise; elle donne des branches antérieures (thyroïdienne supérieure, linguale, hc\B\é)j^ interne (pharyngienne inférieure), ci postérieures (occipitale, auriculaire). — F-a carotide interne^ d'un volume égal à l'externe chez l'adulte, mais relativement plus considérable chez l'embryon et le nouveau-né, monlc vers la base du crâne od elle pénètre par le canal carotidien, en continuant la direction du tronc primitif, avec des flexuosités très prononcées, qu'on regarde comme destinées à modérer l'énergie de l'impulsion du sang sur le cerveau. < Sans doute même, dit Blandin, il ne faut pas chercher d'autre cause des flexuosités plus fortes de ce vaisseau chez l'enfant et le fœtus, dont les centres nerveux crâniens 1res développés, et en même temps très peu consistants, ont, surtout à cet âge , besoin d'être protégés contre la vélocité de la circulation. » Je ne nie point cet usage; mais je pense qu'elles ont encore celui de se prêter sans tiraillement aux mouve-

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