‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 80 sur 167 · ARTICLE I. — APPAREIL GÉNITAL · texte numérisé non relu

ARTICLE I. — APPAREIL GÉNITAL

FI se compose du pénil, des bourses, de la verge, de la prostate et des vésicules séminales.

WBS PAftTIES VOLLBS DU BASSIN CHEZ l'hOMME. SA?

le pêml repose sur la région pubienne; il a une forme convexe ivani, et fait relief chez les sujets maigres qui ont le ventre iti. Il représente chez Thomme une saillie moins large el moins Doncée que chez la femme.

louches anatomiques. — 1* La peau^ épaisse et brune, renferme lucoup Ae follicules sébacés^ et se recouvre de poils à la puberté, t* La 0)uche sous-cutanée^ composée de glandules adipeuses et cellules îrrégulières , acquiert parfois 27 millimètres (1 pouce) paisseur, et forme une sorte de coussinet élastique analogue à ui des mains et des doigts» et propre à amortir les chocs auxquels région pubienne est exposée. Elle se continue avec les couches is-cutanées ambiantes.

S* Le fascia pubien résulte de Tentrecroisement des piliers «mes deTanneau inguinal, et de l'expansion des muscles internes

la cuisse et droits du ventre, de manière à se continuer avec pooévrose fémorale. Il concourt à former le ligament suspen • w de la verge^ et se confond ainsi avec la tunique fibreuse de cet pne, sous Tadossement des durtos.

Lepénil ne renferme pas de muscles propres; mais on y trouve

insertions du muscle pyramidal , du droit abdominal , du pecé et des deux premiers adducteurs de la cuisse. §• Vaisseaux et nerfs, — Les artères sont des branches de la iteuse externe. Les veifies aboutissent à la saphène interne et i vésicales, en glissant sous les pubis. Les nerfs émanent du xus lombaire : c'est le rameau pubien de Tilio-scrolal, et le filet ;rne du génito-crural. Les lymphatiques se rendent aux iglions de Paine. Les artères et les veines forment une sorte de xus vasculaire derrière la symphyse.

>• Le squelette fait partie du bassin.

S n. — Région fcrotale.

[ja région scrotale représente un sac allongé et pendant sous les liis, à cavité double, pour loger les testicules, ce qui lui a valu lom de bourses. Son collet est rétréci chez Tadulte et le vieild, el relativement plus large dans renfance. Le ciMc gauche desid, en général^ plus bas que le droit; on retrouve celte disposin dans les statues antiques. — Les bourses se développent par

deux moitiés latérales, qui se soudent par une sorte de couture, en donnant lieu au raphé médian, toujours prononce; elles peuvent rester isolées, et simuler les grandes lèvres de l«i femme : li p)u- ^ part des cas d*hermapbrodisme rentrent dans cette anomalie; les testicules sont alors cachés dans ces prétendues grandes lèvres. A rétat normal, ils jouissent d*une grande mobilité dans les bourses, et peuvent y ôlre explorés par le toucher dans toute leur périphérie.

Cette région a des limites naturelles : elle a été très diversemeot décrite, dans les auteurs, sous le rapport de la texture. Considérons-la un moment comme formée par un prolongement des parob abdominales, au niveau de Tanneau inguinal, refoulées en dehors par le testicule, et nous aurons une méthode simple et commode pour fixer et bien retenir ce point d*anatomie; et ce n'est point li un pur artifice d*exposition, mais une déduction naturelle du mode de progression du testicule. On trouve sept couches de pari et d'autre. Nous avons vu dans les parois de Tabdomen : 1* La peau. — 2* La couche sous-cutanée. — S* Les deux feuillets du fasdi superficialis. — 4" L'aponévrose abdominale. — 6* La couche musculeuse. — 6« Le fascia transversalis. — 7* Le péritoine et le lisso sous-séreux. Les bourses nous offriront sept couches analogues.

Couc/ies anatomiques. — 1° La peau [scrotum proprement dit) prolongement de celle de Taine et du périnée, est mince, fine et extensible, comme celle de la verge. Elle est lâche et pendante chez les hommes débiles et chez les vieillards , plus ferme et resserrée chez les sujets jeunes et robustes. Elle jouit d'une grande rétractililé, se relâche par la chaleur, et se resserre par l'orgasme vénérien et par le froid au point de refouler le testicule jusqu à l'anneau. J.-L. Petit cite un cas de hernie étranglée qui fut réduite par l'aspersion brusque d'un seau d'eau froide sur l'aine et les bourses. On peut tirer parti de ce fait pour aider au taxis; toutefois, je ferai remarquer que la peau n'agit pas seule, et que les darlos et le crémaster y jouent un rôle actif. — Les plaies des bourses se compliquent parfois d*une hernie du testicyle : cet accident est moins grave qu'on ne devrait le craindre; il faut réduire l'organe hernie, et réunir ensuite exactement les bords de la division. En général , dans les plaies, la peau se recoquille en dedans et tend à produire une cicatrice dilforme et enroncée , ce qui commande l'emploi (les sutures. Son élasticité la rend capable de ^ubir sans éraillure une amplialion énorme dans rhématocèle et Thydrocèle; son étendue, plus considérable que ne nécessite le volume

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des testicules, et sa grande extensibilité permettent d'en emporter une partie dans l'opération des tumeurs scrotales : c'est le principe du procédé de castration, conseillé par Zeller et Kern, et reproduit par Rima, dont il porte le nom, et qui enlève d'un seul coup les téguments avec le testicule malade; cette manœuvre, que nous avons plusieurs fois employée, nous a paru fortexpéditive, mais applicable seulement aux tumeurs d'un volume médiocre et exemptes d'adhérences. H. Malgaigne lui reproche de laisser des traces trop visibles d'une perte qu'on met toujours un grand amour-propre a cacher; peut-être pourrait-on répondre que cette région est de sa nature assez peu ostensible. — Le scrotum présente un épidémie mince, on derme très fin, et une légère couche de pigmentum : aussi la peau y est-elle plus brune que dans les autres parties du corps. Il s'y trouve quelques poils implantés obliquement, et dont les follicoies font un relief granuleux à la surface cutanée ; il importe de les raser avec soin avant les opérations qu'on pratique sur les bourses. Il s'y trouve aussi nombre de follicules sébacés qui sont quelquefois le siège de tannes ; ils sécrètent une matière huileuse, odorante, dont le produit s'amasse et se rancit par un séjour prolongé et le défaut de propreté; de là les entre-cuissons et les érythèmes qu'envenime et entretient le frottement continuel des vêtements. Le scrotum est fréquemment le siège de démangeaisons incommodes qui reviennent par accès, et que souvent on voit prendre pour une affection vénérienne. On attribue à des causes analogues le cancer des ramoneurs signalé par Pott; sa rareté dans nos hôpitaux, en France, ne m'a pas permis de vérifier cette assertion. M. Jarjavay, qui, en 1851, en a opéré un avec succès, y a trouvé des cellules fibro-plastiqucs et épithéliales, et le range parmi les eancroldes.

2® La couche sous-cutajiée est incomplète; elle est surtout apparente à la racine des bourses, ce qui fait que celles-ci sont moins isolées chez les hommes qui ont de l'embonpoint; elle s'amincit à mesure qu'elle s* éloigne de son origine. Chez certains sujets, cependant, elle reste assez distincte : elle est cellulo-adipeuse. Il s'y développe parfois une hypersarcie ou intumescence indurée, tel est l'éléphantiasis des bourses. Le derme scrolal est mince et peu résistant; les phlegmons sous-culanés le désorganisent fiicilement, et la gangrène le mortifie avec rapidité. Sa grande extensibilité permet ensuite une réparation entière. Cette couche est très sujette à devenir le siège d'un œdème dans les obstructions abdominales, et

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d*uiie iiitillralion sanguine dans les contusions des ItCiors^.— Lk '" tcittvs sous-culanêes sont niulti|iliêe«!: v\ lle&ueusief . Ori %«: wiiii f leurs anaslomoses former des plexus d'où résulte uti#' «orte de * eouclie êreciile. Il n*esl pas rare qu'elles devieDuenl le «me et ^ varices, ce qui conslilue le variax^/e. — Le rè<«emu i'/mpk*iti^ ' est Irès fourni : les vaissi*aux eiïêrents alK.»uti$sent au\ ^zanzIioB ^ de la cuisse près de Taine ; rengorgement de ces derniers peut tenr ' aussi bien à une lésion du scruluni qu*à celle des inembres iol^ f rieurs. Le cancer superliciel des bourses readl sur ces^anzIioKde Taine; le cancer profond suit ceux des lombes, sans aflectn-la ' inguinaux.

3" Le fascia ^nper/kiaiis a ele diversement décrit : MM. Croveil- 1 hier el Jaijavay en t»nt nièmt* nié l'existence; ell" est ÎDConlei- I taUe pour nous, connue pour Winsluw, ThcHDSon etVelpeau. Seu- î lement, le fascia est |iIuh ou moins distinct, suivant les individns; il se continue avec celui de l'aine et du périnée : c'est une lane ' mince; on voil à sa surface le rameau scrota/ < rameau vulrair^j chez la femme) de Turtére houleuse externe, dont la branche /v» foude^ û*abord sous-aponevrotique. Unit aussi par se jeter darhsb peau des bourses. On a atlmi^ qu'une collection liquide, siéffeut sous le laMcia. lendrail à se pro|»a£rer à toute la superficie da bourses : on voil raHlême intense se compt irter de la sorle, el Jb monter au «ielà de> racines mi olale> ; dans l'hydrocèlc, les injf^ lions mal failes amènent un ennomemenl général.

Le dtn'tus re|»rè>^Mile une cuuclir de tilaments elasliquf^, dun a>pe<*l roiiueàlre, rt*uiiis en lascicuics, plus prononcés t»n avinl qu\'n arrière di'î* }x>ur^e^. Il y a deux dartos : un pour chaque moilie des Ixiur^es : chacun d eux iail un sac a [larl pour le leslirulr el son rurdun. IVajuv- ThoniM»ii, ]t'.larlo> ^*al!.'Klieàto;jlelVleiidiïr de la branclR* ischio-iaihienne. |iui> a la moiiir interne du liirameDl dePuuparl, el aux tk-ux piiitTS de i anneau inguinal; là, seslibn;< )»tis>ent enlre li'> tilinlies, ijui lonslitui ni U* fascia sous-cutané pro* fond du ventre, pour s'enlrt'laiTr a\er ra|>oni'\Tose du grand oblique l'I >e coii\iuuer avec les lilin> du ihusde dmii (Velpeau). En bis, il embras>e l'urellirt- v\ > unil iiu ieuillel profond du f^iscifi super- /iii'in> du periiiei'. L'adossi-nient drs darlos conslilue In chim •7'> Utur^rs uiui manque dans les cas de division eomrènitali'i où rampt* la branche interirun- '/r/' />• </'^ /»/ i/oi^on de la honlec» iMerne: nrc \it> l'insiiliiMi ..u museie ininsverse, elle chemine ei-LTr la peau ellui. gli>>e >ui le bulbit-cavemeux, et s'enfonce daffi

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lossement des darlos où elle se consume. — Ils fournissent la rtîon superficielle du ligament suspenseur de la verge. On a incé qu'un épanchement, placé sous le deuxième feuillet du fasi périnéal, peut pénétrer dans les dartos, et que Turine venant la portion bulbeuse de Turèthre peut arriver à la verge et jusque nies téguments du ventre. — De quelle nature est ie dartosT On .considéré tour à tour comme un simple tissu cellulaire (A.Cooper), mme un tissu spécial composé de fibres élastiques et contractiles (aller), dont on a fait le tissu dartoïque (Cruveilbier), comme nnant la transition au tissu cellulaire (Meckel). Winslow en a il un muscle; il est, en effet, musculeux chez quelques mammi- Ères. Pour nous, c'est une sorte de muscle analogue au muscle nucîer, placé comme lui dans le fascia super ficialis, et agissant flmme lui sur les téguments. Breschet a prétendu qu'il n'existe jm dans les bourses, tant que le testicule n\ est pas descendu ; ■us M. Cruveilbier l'a parfaitement trouvé sur le fœtus avant cette bolution (M. Foltz l'a constaté aussi), et il admet qu'il se prolonge fe avant sous la peau de la verge, et en arrière jusqu'au sphincter ftal.

4* La tunique cellulo- fibreuse propre est une membrane cellumse assez lâche pour permettre au testicule une grande mobilité; SB inflammations, en formant des adhérences, détruisent cette faciité des mouvements ; il en est de même dans certains sarcocèles, ans l'éléphantiasis des bourses. Cette tunique représente un sac yriforme, qui, né de l'anneau inguinal externe, s'allonge et dosénd pour former une enveloppe générale au testicule et à son ordon. Elle semble être une expansion de l'aponévrose du griind bUque, devient ensuite plus mince, et dégénère en une lame cellu*iose : nous pouvons la considérer comme l'analogue du deuxième oillet du fascia super fkialis et de l'aponévrose abdominale. 6« La tunique érythroîde ou musculeuse est très mince; mais ms les hydrocèles anciennes ou les hernies scrolales, elle peut quérir une densité et une épaisseur notables. Elle est formée par crémastef\ dont les libres pâles représentent une série d'arcs tribués aux tractions du testicule à son émergence du ventre. • Je Cloquet les fait provenir du petit oblique ; je leur ai plusieurs is constaté une double origine dans ce muscle el le transversc. ss fibres, poussées au dehors, traversent l'anneau en formant, au îvant du testicule et du cordon, de grandes anses renversées, à mcavité supérieure, qu'on peut suivre jusqu'au fond des bourses :

leur courbe est d*autanl plus étendue qu'elles sont plus inférieures. Elles se réunissent, près de 1* anneau , en deux faisceaux, T interne moins volumineux que Texterne; M. J. Cloquet pense que celle tunique manque quelquefois ; M. Malgaigne croit même cette absence assez fréquente, d'après ce fait que chez certains hemieuila toux ne développe, après la réduction, aucun mouvement dans k scrotum. Mais le crémaster ne peut-il point avoir perdu sa contra^ tilité par suite de sa distension ? Ce défaut de contraction ne semble pas suffisant pour prouver son absence; il manque ici une preuie directe. Mes dissections m'ont fait voir que toutes les Gbres de a muscle ne forment pas une anse renversée, comme on le répèle partout : souvent elles m'ont paru descendre aunlessous et en arrière du testicule, qu'elles embrassent et qu'elles suspendent dans une sorte de (ilet musculeux. M. Thomson a fait du crémaster oo muscle distinct, dont il reporte l'origine à l'épine iliaque. On y observe parfois des contractures spasmodiques, qui occasionnent des douleurs vives en pressant fortement le testicule contre l'anneau. On attribue à sa contraction brusque la rétraction du cordon spc^ malique dans la castration : on prévient cet accident en faisant II section successive et la ligature isolée des vaisseaux. — Ce musde est animé par des rameaux du neri iléo-scrotal.

6» La tunique fibro-celluleuse profonde^ commune au testicule 1 et au cordon, est un prolongement du fmcia trr.oisversaliSy quck testicule, dans sa descente, a entraîné, en le refoulant devant là en forme d*enlonnoir cylindrique, dilaté en ampoule à sa partie inférieure. C'est une membrane cellulo-iibreuse n)ince , qui peut devenir assez épaisse dans les hernies anciennes; elle communique directement avecle tissu sous-séreux qui tapisse le péritoine, tissu cormu sous le nom de fascia propria^ dont elle a été considérèf comme une dépendance. Elle devient parfois le siège d'un épanchement séreux, disposé en forme de chapelet le long des vaisseaui spermati(]ues : c'est Vhydrocèle enkystée du cordon,

7° La tunique vaginale est un sac séreux sans ouverture, foria' par un prolongement du péritoine, avec lequel elle communiqïif dans le premier âge; elle peut alors donner lieu à des hernies congénitales, à (les hydrocêles que la [nession vide dans rabdomeu. Chez l'adulie, la conmiunication est génèraleniont interrompue; ellepiTsisle chozcjueiquos sujets et oonunande une grande prutleiiff dans rinjeelion pour Thydrocêle ; Dupuytren, dans ces cas, se bornait à établir une oblitération temporaire par la pression du Joijl

tidant ropération. — La tunique vaginale présente un feuillet terne en rapport avec la membrane qui précède, et un feuillet «me appliqué sur le testicule et l'épididyme qu'il entoure, expié dans le point où les vaisseaux spermatiques arrivent à ces ganes. La face interne de ces feuillets, partout en contact avec ie-inéme, sécrète une liqueur séreuse : lorsqu'elle augmente de lantité, elle donne lieu à Fhydrocèle vaginale qui développe gralellement la tunique, malgré son peu d'extensibilité, et la fait oelquefois remonter jusqu'à l'anneau ; la minceur de cette memrane permet d'obtenir un signe précieux de l'hydrocèle , c'est la nnsparence delà tumeur ; celle-ci fait défaut quand il y a d'épaisses eeudo-membranes, ou que le liquide est opaque ou sanguinolent. La dilatation vaginale peut être inégale, ce qui tient surtout à la réaistance partielle des tuniques fibreuses : de là, Xhydrocèle en \ L'injection (l)doit toujours se faire avec beaucoup de mena-

it) Do a sobstltaé à rinjection vineuse une înJecUoD de teinture d* iode éten- Im d*eaa dans le rapport de 1 à3 (Martin, de Calcutta), de 1 à /i ou 8 (Velpeau, Uke). Les résultats ont été variables : i cAté de belles cures, il y a en des inaccès complets. Peut-être cela tient-il au mélange usité qui présente une sorte ^contre-sens chimique ; il est étonnant qu^ancun opérateur ne s^en soit aperça not nous: la teinture dMode, telle qu*on Plnjecte , est immédiatement décomiwéepar Fean. J*y ai remédié, en ajoutant un peu d'Iodure de potassium qui 9ton menstme poissant. La teinture diode est une solution de 1 partie d'iode hu 12 parties d*alcool à 35*» de façon que 20 gouttes contiennent environ S eeatigrammes ou i grain d*iode. Elle n*est pointa saturation : Talcool i 35** AwNit 1/9 de son poids d*iode. Quand on mêle la teinture iodée à de Peau, le ■ilallolde M précipite et se dépose d'autant plus complètement que la prépara- VlMestplus récente ; car il est très peu soluble dans Teau. Rappelons que celle- <lfn dissout i peu près 1/7000 de son poids, c'est-à-dire que 1 gramme d'iode tligc pour se dissoudre 7000 grammes d'eau. — Au contraire, l'iodure de poiMiQDi est extrêmement soluble ; l'eau en dissout 1 1/2 de son poids à la tempCfainrede 100 degrés. Il importe surtout ici de remarquer qu'on peut combi- ■nr directement l'iodure de potassium avec l'iode pour former un composé (bModoreou tri-iodure) également très soluble; et comme cet état de combinaison ^f^epas sensiblement les propriétés médicinales de cet excédant d'iode, j'ai os devoir insister sur l'utilité qu'il y a à mettre à profit cette remarque pour ployer l'iode en solution aqueuse. — C'est donc une faute d'employer la future sans ces corrections. Je me suis arrêté ù la formule suivante : Teinture 'iode, 20 à 25 grammes ; iodure de potassium, 1 gramme ; eau-de-vie cam- M^,10 h 15 grammes; on peut remplacer l'eau-de-vie camphrée par de ''^Q distillée. — J'ai développé ailleurs {Esculape , février 1840, n" 12) ces ^iicipes, et montré qu'on peut avec avantage en généraliser rapplication pour ** taaféction des onguents, liniments, pommades, potions, mixtures et l)oissons, ^ ^Dirent les préparations iodnr«*ps.

gement, sous peine de la voir refluer dans le tissu cellulaire des bourses, ce qui exposerait à des inflammations graves et à la gangrène. Dans la ponction, il faut se rappeler que le testicule se trouve d'ordinaire en arrière, en dedans et un peu en haut» ce qui tienl au mode d'inserlion du cordon. Dans les contusions du scrotum, souvent, au lieu d'une exhalation séreuse, il s'opère un épanchement sanguin : c'est Yhématocèle vaginale. Il est démontré que plus d'une hydrocèle leur est consécutive.

S m. ^ p« iMiiooift.

Le testicule^ organe sécréteur du sperme, a la forme d'un oraf de perdrix aplati. La descente de cet organe dans les bourses intéresse a la fois le physiologiste, le chirurgien et le médecin légiste : il est d'abord caché dans l'abdomen , au-dessous du rein « où il n trouve dans un repli du péritoine, véritable mésotestis. Le guheh naculum testis renferme les mêmes éléments que les enveloppes propres du testicule dans les bourses, sauf la peau; Hunter a signalé des fibres musculaires, musculus testis^ dont la fonction se* rait d'attirer la glande vers l'anneau, et qui plus tard constituent le crémaster. A sept mois, le testicule est appliqué derrière Tanneto; au huitième, il s'engage dans le canal, et au neuvième, il franchit l'anneau externe, si bien que, à la naissance, il se trouve dans les bourses. Le mécanisme de cette évolution serait comparable au rea* versement d'un doigt de gant; cette évolution n'a lieu qu'une fois chez l'homme ; elle se reproduit à chaque période du rut chez cc^ tains animaux, dont le testicule sort alors de l'abdomen pour y remonter ensuite : tels sont nombre de rongeurs et d'insectivores; le tmiscuhis testis manque dans quelques espèces dont le testicule reste toute la vie intra-al)dominal , comme l'éléphant, le phoque, les cétacés (Ch. Robin, Gaz. méd.^ 1849, p. 876). — Chez le nooveau-né, l'époque précise de celte émergence varie : sur 102 fœlos à terme, observés par Wrisberg,

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