‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 36 sur 102 · DE LA RÉGION ORBITAIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

DE LA RÉGION ORBITAIRE EXTERNE

«entre les cils, elle a son siège dans un des follicules ciliaires ; les cils eux-mêmes sont quelquefois vicieusement dirigés par une implantation anormale, trichicisis : s’ils se portent en dedans , il n’y a pas d’autres ressources pour remédier aux accidents qu’ils occasionent , que de les arracher et de détruire ensuite leur bulbe avec le cautère actuel. Jacger dans ce cas, a proposé d’exciser le bord libre delà paupière, et Béclard a pratiqué l’incision de celle-ci de son bord libre vers sa base; mais ces opérations ne sont pas consacrées. Enfin, les paupières en arrière adhérent quelquefois au globe de l’œil , et une opération doit être pratiquée pour les séparer. Les points lacrymaux peuvent être obstrués ou oblitérés : dans le dernier cas , Alex. Monro a proposé de les rétablir , et Ant. Petit conseille de pratiquer derrière les paupières une route artificielle aux larmes. Dans le premier but , on tente le cathétérisme et Pinjection de ces conduits. En relevant la paupière supérieure , on efface la seule courbure du conduit lacrymal supérieur; le conduit inférieur ne saurait être complètement redressé, parce qu’il a deux courbures ; telles sont les seul es raisons pour lesquelles, dans l’opération de la fistule lacrymale suivant les méthodes d’ A nel et de Mejean , on se sert du conduit supérieur pour le cathétérisme des voies lacrymales. Une raison étrangère à l’anatomie , le besoin d’un point d’appui que l’on prend sur la joue, fait choisir pour les injections le conduit inférieur. Morgagni et J. L. Petit affirment que les conduits lacrymaux, par leur dilatation et leur ulcération succès-

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sives, peuvent donner naissance à la tumeur et à la fistule lacrymale ; mais c’est surtout le sac lacrymal qui a les rapports les plus directs avec ces deux symptômes de la même maladie , Y obstruction du canal nasal; tantôt dans cette affection il n’y a pas possibilité de rétablir la perméabilité de celui-ci, tantôt et le plus souvent, les circonstances sont plus favorables à ce rétablissement. Dans le premier cas, pour obtenir la guérison, on doit pratiquer une route artificielle en perçant l’os unguis ; dans le second , il faut désobstruer le conduit , ce à quoi l’on arrive par les méthodes d ^ And, de Méjean, de La for est, et surtout par celle de Petit diversement modifiée. Dans les premiers temps, la tumeur lacrymale paraît comme étranglée au milieu , ce qui dépend de son rapport en avant avec le tendon de l’orbiculaire des paupières , qui résisté à la distension • les fistules lacrymales se manifestent au-dessous de ce tendon , parce que ce point déclive du sac lacrymal , est surtout celui qui est dilaté et par suite ulcéré. Le rapport du tendon direct du muscle orbiculaire est encore mis à contribution par les chirurgiens, pour l’opération de la fistule lacrymale; il sert de guide dans l’incision du sac, soit qu’avec Monro on l’incise lui-même, soit qu’on l’évite en coupant au-dessous de lui , comme on lu fait généralement.

i° Région orbitaire interne oxi oculaire.

Celte région a des limites bien précises , fixées

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par son squelette , qui appartient aussi en bain; à la région de la base du crâne, en bas et en dedans à la cavité olfactive et au sinus de la joue , en dehors à la tempe et encore à la base du crâne.

Ses dimensions et sa direction sont données par celles de la cavité orbitaire elle-même : les premières varient un peu ; mais il n’en est pas de même de la seconde, elle est telle que son axe se porte en avant et un peu en dehors.

La seule face antérieure de cette région est libre, et doit être examinée d’abord : elle est alternativeveinent cachée ou mise à découvert par le rapprochement ou l’éloignement des paupières ; au milieu , endroit oùelle est foraiée par le globe oculaire, on distingue : la partie antérieure delà sclérotique (blanc de l’œil ), son union avec la cornée transparente, et enfin cette membrane qui est tout-à-fait centrale ; la translucidité de la cornée permet de distinguer plus profondément l’iris et son ouverture pupillaire qui paraît noire, parce qu’elle traduit au dehors le fond noir de l’œil , au-devant duquel se trouvent seulement des milieux transparents ; en dehors de l’œil la face antérieure de la région orbitaire dans sa partie libre présente le sinus de réflexion de la membrane conjonctive , sinus dans lequel fluent les larmes pendant le sommeil, suivant quelques physiologistes ; en dedans, on voit une saillie, que forme un amas de follicules sécrétant une matière semblable à la chassie , c’est, la caroncule lacrymale? sur laquelle la conjonctive forme un repli

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appelé membrane clignotante , troisième paupière

de certains animaux nocturnes.

Structure. — i° Eléments. — Le squelette de cette région forme son enceinte, ainsi qu’il a déjà été dit, et se compose du frontal et du sphénoïde, en haut; du maxillaire supérieur, du palatin et du malaire en bas; de l’ethmoïde, de l’unguis et encore du sphénoïde en dedans; enfin, d’une portion du maiaire et de l’aile temporale du sphénoïde en dehors ; des sutures servent à réunir ces pièces osseusesdont se composent les parois orbitaires, parmi lesquelles l'externe seule est oblique en dedans et en arrière, les autres sont horizontales ou directement antéro-postérieures ; la communauté qu elles établissent entre d’autres régions et celles-ci a déjà été indiquée ; leur épaisseur est très peu considérable, ainsi que leur résistance; sous ce dernier rapport l’interne se distingue entre toutes les autres, vient ensuite la supérieure , puis l’inférieure et l’externe ; leur périoste se continue avec la duremère; la paroi externe en se réunissant à la supérieure et à l’inférieure forme deux fentes , l’une supérieure , l’autre inférieure , toutes deux externes ; nous appellerons l’une crânienne , l’autre zygom ati- (jue, d’après leurs rapports. Le globe oculaire occupe le centre de la cavité, il est lui-même formé d’une foule d’éléments dont la description ne nous appartient point, mais que l’on trouvera tous énumérés dans cet article à l’occasion des rapports ; disons seulement que , parmi eux, les uns constituent des mi-

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