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Bicbaî à fait pour l’anatomie générale. Bichat s’est élevé à de hautes considérations, fondées sur les analogies de forme et de structure des organes ; Béclard et ML Roux ont au contraire généralisé leurs rapports de contiguïté. Le premier a montré la hase invariable de la médecine proprement dite; les seconds, celle de la chirurgie. M. Roux, dans le cours qu’il lit à l’hôpital de la Charité , il y a plusieurs années , divisait l’anatomie chirurgicale , en anatomie chirurgicale générale 3 spéciale ou descriptive y et des régions. Béclard avait fondu en une seule ces trois parties distinctes des leçons de M, Roux ; déjà meme il avait tenté un cours sur cette matière, quand la mort vint le frapper au milieu de sa brillante carrière , et mettre lin aux grands travaux qu’il avait entrepris.
L’immense importance de l’anatomie topographique , la tendance générale des esprits aujourd’hui vers les choses positives , surtout parmi les médecins, une sorte d’impulsion vers tout ce qui peut donner à l’art de guérir des bases invariables, et sans doute aussi le goût de cette science imprimé à leurs élèves , par les savants que nous avons cités , en ont engagé un grand nombre à continuer leurs travaux. Ainsi, M. Gerdy, en 1822, a donné, dans sa thèse inaugurale, un cadre fort
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bien fait de toutes les régions du corps humain ; dans le même temps , notre ami M. Maréchal et nous, nous nous efforcions, à l’hôpital de la Charité , de trouver une méthode qui pût répondre à l’importance de cette partie de l’anatomie , et nous faisions une étude spéciale des régions si belles et si compliquées du col ; tandis que , d’autre part , dans nos cours particuliers , nos collègues Gerdy, Bouvier, Velpeau,, Amussat, et nous, nous donnions chaque année en terminant, l’exposé des rapports des organes considérés dans chaque point du corps ; cependant tout cela n’était encore réellement que le squelette de l’anatomie topographique, telle que l’avaient fait pressentir les belles leçons des professeurs Roux et Béclarcl ; son but en effet est bien autrement étendu.
Le premier, entre tous nos collègues, nous avons fait dès l’hiver de 1825 *, un cours spécial d’anatomie topographique , auquel assistèrent bon
1 Dès l’année 1823, cédant aux sollicitations de quelquesuns de nos élèves et amis, nous avions résolu de publier nos leçons; nous fîmes part de ce projet à M. le docteur Meyranx, qui nous encouragea aie mettre à exécution. Depuis , M. le docteur Capuron, agrégé à la Faculté, dont la profonde instruction est connue de tout le monde , a bien voulu nous renouveler les mêmes conseils.
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nombre d’élèves, dont plusieurs rédigèrent nos leçons , et propagèrent ainsi nos idées et la méthode que nous suivions , avec presque autant de rapidité que si dès lors nous eussions fait de F a natomie topographique la matière d’un ouvrage. Il ya, en effet , deux manières de faire connaître ses travaux et ses opinions sur quoi que ce soit : les livrer à l’impression , ou bien lés exposer dans des leçons publiques *. Or, personne ne contestera que nous ne nous soyons servi du second mode, long-temps avant le mois de novembre 1825, époque à laquelle parut l’ouvrage de notre collègue , M. Yelp eau.
On voit d’après cela ce qu’il y a d’inexact dans cette phrase de l’avant-propos de son traité d 'Anatomie chirurgicale : « Comme mes collègues » Bouvier , Blandin , Bogros et Amussat n’ont pas » rendu public le plan qu’ils suivent , je n’ai pu » profiter de leurs lumières , ni savoir combien » leur méthode diffère de la mienne. » Nous avons , pour notre part , d’autant plus lieu d’en être étonné , que nous savons qu’il a eu à sa
1 M. Roux n’a rien imprimé sur l’anatomie chirurgicale, et cependant il n’en serait pas moins inexact denier, que ses travaux en cette matière, n’aient été rendus publics.
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disposition des cahiers de notre cours, rédigés avec le plus grand soin par M. Paillard, F un des internes les plus distingués des hôpitaux r.
Quoi qu’il en soit , au reste , de cette question d’antériorité , qui ne peut d’ailleurs être résolue pas plus en notre faveur qu’en celle de notre collègue , puisque , long-temps avant nous , l’anatomie topographique avait été soigneusement cultivée par des hommes du premier mérite, toujours demeure-t-il certain que nous avons traité le même sujet , mais en suivant une méthode tout-à-fait différente ; et , comme tous les éléments de l’anatomie topographique étaient connus pour la plupart , et consignés dans les excellents ouvrages 1 2 des Boyer , Bichat , Mec-
1 Nous avons cité ce fait, seulement parce qu’il a été omis par notre collègue; d’ailleurs, il nous est d’autant plus permis de le certifier, que les cahiers en question lui ont été remis par un de nos amis , de qui nous le tenons directement.
a Si tous les éléments de l’anatomie des régions étaient connus, disent quelques personnes, cette science existait; et, pour faire un livre sur cette matière, il s’agissait seulement de rapporter à chaque région les détails d’anatomie descriptive, qui appartiennent aux organes qui la composent , détails que l’on trouve partout. Un semblable langage prouve seulement, de la part de ceux qui le tiennent, qu’ils n’ont aucune idée de ce qu’est