DU C. OL
secondaires de cette portion du tronc, La partie supérieure de la moelle épinière, surtout, sou renflement brachial, appartiennent au col 3 on y trouve encore des muscles, soit extrinsèques, soit intrinsèques , les uns que l’on peut rapporter, pour les usages , aux conduits aérien et digestif, les autres à l’hyoïde , à l’épine, à la tête , au thorax et aux membres thoraciques; des vaisseaux de tous les ordres, les uns propres au col , les autres brachiaux et céphaliques , soit qu’ils remontent du cœur vers ces parties , soit qu’ils suivent une marche tout inverse. Ajoutons même pour plus de détails, que six gros troncs artériels parcourent le col, quatre paralèllement à son axe , ceux des carotides , des vertébrales enfermés dans un canal osseux, tandis que deux paraissent seulement un instant vers sa base, et disparaissent bien! ôt , pour se porter vers les membres thoraciques, les troncs sous- claviers . Quatre grandes veines, appelées jugulaires, deux profondément, deux autres superficiellement sit uées, forment les principales voies de dérivation veineuse du col; on y rencontre un grand nombre de ganglions lymphatiques, rendez - vous commun de tous les vaisseaux de cet ordre qui naissent du col luimême, de la tête, du membre thoracique, et de quelques parties du thorax ; ganglions , rares sur la ligne médiane, mais affectant surtout une position latérale et formant une chaîne continue , depuis l’oreille jusqu’à la poitrine. Les nerfs se portent vers les membres thoraciques et la poitrine ; rarement ils remontent de ce dernier point , ce qui quelquefois a
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pourtant lieu 1 ; les nerfs cervicaux qui émanent clu rachis forment deux plexus , l’un supérieur , superficiel, presque exclusivement destiné au col par ses branches; l’autre inférieur, profond , appartenant surtout au membre thoracique. Les tissus cellulaire et adipeux sont abondants , et la peau qui enveloppe tous ces organes ne présente rien de particulier.
Développement. — Le col est d’abord tout-àfait nul ; le jeune embryon, accolé à la vésicule ombilicale, est tout abdomen ; plus tard un rétrécissement circulaire étroit indique sa place ; il s’accroît avec rapidité , et devient proportionnellement plus long que chez l’adulte. A l’époque de la puberté, il prend de la voussure antérieurement, et perd peu à peu l’étendue qui le caractérisait dans l’enfance. Chez le vieillard, entraîné en avant, par le poids de la tête, que supportent difficilement les muscles postérieurs, le col est concave dans ce sens comme pendant la vie intra-utérine ; à cet âge , en même temps , les mouvements deviennent plus difficiles , par suite de la rigidité qu’acquiérent les ligaments du rachis. De bonne heure, on voit se développer chez le fœtus , au-devant de chaque apophyse transverse , une épiphyse costiforme 2 , plus longue sur la dernière vertèbre , pièce qui se soudant bientôt à
1 Nerfs récurrents.
3 Cette épiphyse peut être considérée comme l’analogue des côtes cervicales de quelques animaux , les crocodiles en particulier.