DES CAVITÉS PULMONAIRES. 3 I
.trente un peu large , F emphysème est nulle ou peu considérable * c’estpour cette raison que l’on agrandit les plaies étroites accompagnées de cette complication , ou que l’on incise sur le niveau de la fracture des côtes compliquée d’emphysème ; quand il y a fracture de côtes-, cette opération est faite d’ailleurs dans le double but défaire cesser l’infiltration gazeuse , et de relever les fragments qui irritent le poumon. Les épanchements qui se font dans l’une des cavités pulmonaires , pressent le poumon et l’affaissent contre le médiastin , qu’ils dépriment aussi quelquefois au point de rétrécir beaucoup la cavité opposée, et de transporter le cœur loin desa position normale; de là une gêne plus grande encore de la respiration , de là en même temps l’erreur dans laquelle sont tombées quelques personnes, croyant à des transpositions congéniales du cœur, ou à des dilatations de cet organe, que l’examen cadavérique ne démontrepas. Dans les collections de la poitrine la paroi diaphragmatique est refoulée vers l’abdomen , le sinus costo-diaphragmatique est très élargi, les côtes sont dé jetées en dehors, et maintenues immobiles ; souvent le poumon contracte des adhérences dans la position qu’il a été forcé de prendre, et alors, si le malade vient à guérir, survient la dépression de la région costale dont il a été question . À la suite des épanchements de sang, Valentin affirme que toujours ce fluide, après être descendu jusqu’à la partie inférieure de la cavité pulmonaire, passe dans le tissu cellulaire, et qu’une ecchymose se manifeste dans la région des lombes.
3l4 ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE*
Cette infiltration , qui ne peut se faire qu’après une transsudation du sang à travers la plèvre, est peu constante. Nous ne devons pas examiner ici les diverses méthodes d’exploration de la poitrine, mais nous devons dire qu’elles fournissent des résultats variables comme les points de leur application, ce dont il faut être prévenu • en haut les parois de la cavité pulmonaire sont accrues, comme il a été dit à l’occasion delà région costale, de toute l’épaisseur del’épaule, l’auscultation et la percussion y sont difficiles; en bas la poitrine et l’abdomen, sont dans un rapport tel , que dans l’emploi des moyens explorateurs, il fa ut faire la part de l’une et de l’autre ; ainsi pour citer un exemple, la poitrine percutée en bas et à gauche , résonne médiocrement si l’estomac est vide, la résonnance est très grande, au contraire, si ce viscère est distendu par des gaz, elle est très obscure , s’il est plein d’aliments ; ainsi , bien que la percussion puisse être encore employée là pour explorer la poitrine, elle traduit aussi au dehors l’état des viscères abdominaux, de même à droite, par la percussion exercée en bas, on explore à la fois l’état de la cavité pulmonaire, et celui du foie. Le milieu des parties latérales de la poitrine, est le point le plus propre à l’emploi des méthodes exploratrices, parce que là, d’une part, l’épaisseur est moindre qu’en haut, et parce que de l’autre , on obtient un résultat simplement produit parla cavité pulmonaire. En avant et en arrière, les moyens explorateurs fournissent des résultats applicables au médiastin et à ses organes.
DE i/ ABDOMEN.