‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 57 sur 102 · DES CAVITÉS PULMONAIRES. 3 1 I · texte numérisé non relu

DES CAVITÉS PULMONAIRES. 3 1 I

Variétés.' — 'Les cavités pulmonaires offrent une foule de variations individuelles: cliez la femme enceinte et pendant l’expiration , elles sont beaucoup moins amples que dans les circonstances inverses , sous l’influence desquelles leur sinus costo-diaphragmatique est de beaucoup augmenté.

Déductions pathologiques et opératoires. — Chez les acéphales j les deux cavités pulmonaires manquent à proprement parler ; les poumons ne se sont pas formés, les organes thoraciques médians n’existent pas pour la plupart, et l’on ne trouve au-dessous de la région des côtes lorsqu’elle est formée, qu’un tissu cellulaire infiltré de sérosité. L’adhérence , toujours survenue accidentellement des deux feuillets contigus de la membrane séreuse , efface aussi souvent cette cavité partiellement ou en entier. Si je ne dois décrire ici ni les différentes formes de ces adhérences, ni leur formation, non plus que leur organisation, aumoins, ces circonstances doivent être soigneusement notées , parce qu’elles modifient le pronostic des plaies pénétrantes qui deviennent souvent par là presque aussi peu graves que celles qui ne pénètrent pas * en effet, lorsque des adhérences ont effacé la cavité pulmonaire , on n’a à redouter , ni pleurésie , ni épanchement intérieur, ni hernie du poumon, la compression étanche facilement l’hémorrhagie, et l’emphysème, s’il survient , est facilement arrêté par un large débridement. Compensant la gêne qu’elles causent, par une heureuse protection , d’anciennes adhérences cartilagineuses ou osseuses, forment quelquefois une sorte

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de plastron intérieur , capable d’arrêter les instru ments vulnérants, et de les empêcher de produir une lésion qui eût été mortelle dans tout autre oc casion. Dans l’état ordinaire, les instruments vulné tants , rarement arrêtés dans leur marche par le côtes, ce qui est néanmoins quelquefois arrivé, ou vrentla cavité pulmonaire, puis lèsent le poumon cet organe se rencontre partout dans l’inspiration mais dans l’expiration , il se retire du sinus costo diaphragmatique y et par conséquent alors il n pourrait être blessé dans ce point.

Le résultat inévitable de la plaie pénétrante 1 plus simple, est l’entrée immédiate d’une certain quantité d’air dans la cavité ouverte, le refoulemen du poumon qui se trouve alors séparé des côtes pa un certain espace, une gêne plus ou moins grande d la respiration, l’issue consécutive pendant l’expira tion d’une partie du gaz introduit dans l’inspiration Si la plaie est étroite, ces phénomènes sont très mai qués, rentrée et l’issue alternatives de l’air par 1 plaie, sont accompagnées d’un bruissement très hui résultat de la vibration de ses lèvres ; si le trajet es oblique, l’air s’infiltre dans le tissu cellulaire envi ronnant, et produit une première espèce d’emphysème; la deuxième espèce arrive lorsque le poumon ; été lésé lui-même : l’air qui sort passe de cetorgan dans la plèvre, puis dans le tissu cellulaire cxtérieu parle moyen delà plaie ; aureste, cetteseconde espèc d’emphysème survient encore sans plaie extérieure lorsque les fragments d’une côte fracturée ont ét< poussés vers le poumon. Dans le cas de plaie péné

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