‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 83 sur 102 · DE LA RÉGION DU POIGNET. 5‘2J · texte numérisé non relu

DE LA RÉGION DU POIGNET. 5‘2J

pl oy eut des membranes synoviales très humides ; en arrière , où ces gaines sont fort nombreuses, il en est une commune aux deux radiaux externes , une autre oblique qui renferme le tendon du grand extenseur du pouce, une troisième qui appartient aux tendons de l'extenseur commun età celui de l’index, une quatrième est particulière àFextenseur du petit doigt; celle-ci est entièrement fibreuse et correspond à l’intervalle du radius et du cubitus; en dehors, les tendons du court extenseur et du grand abducteur du pouce ont une gaine commune, et le cubital postérieur en dedans , en possède au contraire une à lui seul. Les artères radiale et cubitale sont les principales de cette région, elles la traversent en y laissant quelques rameaux. L’artère radiale au poignet se divise en deux branches : l’une radio-palmaire, et l’autre dorsale qui se contourne en dehors, et que l’on regarde comme la continuation du tronc générateur. L’artère cubitale envoie aussi sur le dos du poignet une branche très petite, et que pour cette raison on ne peut pas considérer comme la continuation du tronc. Les artères nutricières du poignet constituent deux anses , par lesquelles les deux troncs principaux sont réunis; l’une de ces anses anastomotiques est antérieure , et longe le bord inférieur du muscle carré pronateur ; l’autre, postérieure, est surtout constituée par l’artère dorsale du carpe et le rameau dorsal de la cubitale ; l’interosseuse antérieure de l’avantbras vient se terminer dans l’une et l’autre de ces arcades, qui forment ainsi autour du poignet une

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sorte de bracelet vasculaire fort remarquable. Les veines profondes sont satellites des artères et toujours doubles : les superficielles forment un réseau dont les branches sont plus grosses sur le dos qu’ antérieurement ; ici, Fou trouve les origines de la médiane de l’avant-bras, là, celles des radiale et cubitales superficielles. Les vaisseaux lymphatiques du poignet n’ont rien de particulier ; ceux du côté externe se rendent dans un petit ganglion placé sur le dos du poignet et appelé sus-carpien. Les nerfs sont profonds ou superficiels : les premiers sont les troncs du médian et du cubital qui ne font que traverser ce point; les secondssontle nerf radial etle rameau dorsal du cubital en arrière; en avant et sur les côtés les nerfs cutanés de l’avant-bras. Le tissu cellulaire du poignet est lâche en arrière 3 il est plus dense en avant; la graisse est peu abondante ; la peau est plus fine et plus glabre antérieurement que postérieurement.

2° Rapports. — Le poignet est, de toutes parts , recouvert par la peau qui est plus adhérente en avant qu’en arrière ; sous elle, au milieu du tissu sous-cutané, on trouve avec les veines et les vaisseaux lymphatiques superficiels, en avant, la fin des nerfs cutanés de l’avant-bras, en arrière et sur les côtés, la fin du radial, celle de son rameau cutané de l’avantbras, etla branche dorsale du nerf cubital. Enfin on trouve plus profondément l’aponévrose, au-dessous de laquelle les rapports deviennent variables en avant, en arrière et sur les côtés. En avant , l’artère radiale et la radio-palmaire qui lui fait suite ,

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les tendons des deux palmaires et du cubital antérieur paraissent d’abord , sous eux , ceux du fléchisseur commun superficiel , qui , eux-mêmes cachent le nerf médian et son artère, puis le fléchisseur profond et le long- fléchisseur propre du pouce ; vient ensuite l’anse artérielle antérieure et l’articulation. Sur cette face et près du bord interne de la région , le tendon du muscle cubital antérieur en dedans, celui du fléchisseur superficiel commun des doigts en dehors, le profond et le carré pronateuren arrière, forment un interstice ou sont logés les vaisseaux cubitaux cotoyés en dedans parle nerf du même nom. En arriéré du poignet, on trouve sur un même plan, toutes les gaines tendineuses et les tendons qu’elles renferment, dans l’ordre indiqué plus haut; celui du grand extenseur du pouce croise en bas superficiellement les tendons des radiaux externes; enfin la j gaine de l’extenseur commun est traversée par la fin ) de l’artère interosseuse. Tou jours sous l’aponévrose,

» on trouve en dehors les tendons réunis du long ab- ) ducteuretdu court extenseur du ponce; au-dessous 1 l’artère, le nerf radial et l’articulation ; en dedans au contraire, le muscle cubital postérieur, la bran- : che dorsale du nerf cubital et encore l’articulation.

Dé veloppement . — Jusqu’à dix-huit ans, le poix gnet offre peu de résistance, à cause delà non soudure I des épiphyses inférieures du radius et du cubitus.

Variétés. — Cette région est sujette à nombre 1 de variétés. Nous y avons vu une seule grosse artère | suivant la direction du nerf médian, les radiale et cubitale étant rudimentaires. 11 n’est pas moins

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fréquent de voir l’artère radiale divisée avant d’v arriver. Dans ces cas, tantôt les deux branches ne s’écartent que comme dans l’état régulier, tantôt la dorsale, que l’on considère comme le tronc même de l’artère, se contourne prématurément, et les pulsations que l’on sent dans le lieu accoutumé , sont celles du rameau, radio-palmaire et non celles du tronc même de la radiale.

Usages. - — La région du poignet est le centre de mouvements de deux espèces : les uns appartenant à l’articulation radio-carpienne , sont très étendus et ont lieu dans tous les sens ; les autres qui se passent dans l’articulation radio-cubitale , et sont bornés à la rotation du radius sur le cubitus, ce dernier demeurant immobile. Dans ces mouvements, le radius et la main liés intimement , roulent toujours ensemble et prennent des positions variables , qui constituent les états de supination et de pronation» Ce dernier produit par les mouvements de rotation en avant qui sont les plus étendus, peut surtout être porté très loin.

Déductions pathologiques et opératoires . — Les plaies antérieures du poignet sont les plus graves. Comme celles qui affectent les autres points de la circonférence de cette région, elles peuvent être compliquées de la section de certains tendons; mais en outre , de gros troncs nerveux et vasculaires peuvent y être intéressés; l’artère radiale pourrait aussi être coupée dans les plaies faites en dehors et un peu en arrière. Dans les fractures du radius, on met à profit pour le diagnostic, la nécessité ou est cet. os de rouler

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