‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 88 sur 102 · DES MEMBRES ABDOMINAUX · texte numérisé non relu

DES MEMBRES ABDOMINAUX

bien que l’abdomen soit la première partie dessinée dans l’embryon , les membres qui en procèdent sont tardifs dans leur développement, surtout si on les compare aux thoraciques.

V ariétés. — Chez la femme, les membres pelviens ont un volume et une longueur proportionnels plus grands que chez l’homme,- chez elle aussi leur volume tient à ^abondance de la graisse sous-cutanée , qui contribue à en arrondir les contours. Usages. — Tout dans le membre inférieur a été

calculé pour la solidité , mais aux dépens de la mobilité ; les muscles s’insèrent moins obliquement que partout ailleurs sur les leviers qu’ils meuvent, ceux-ci sont souvent du second genre ; enfin, la naî ture serrée des articulations, explique encore suffisamment ces deux résultats, nécessaires aux fonc- ; tions du membre qui doit supporter continu ellei ment le poids de tout le corps.

Déductions pathologiques et opératoires. — Les i membres abdominaux ne manquent presque jamais

Ien totalité, comme il a été déjà expliqué. On les a vus quelquefois réunis , et prolongeant le tronc en forme de queue dans les monstres sirènes. La solidité de leurs articulations y rend les luxations rares, li quoique leurs fonctions les y disposent réellement;

J cette circonstance est au contraire très favorable aux fractures. La résistance énorme des aponévroses rend ici plus graves que dans tout autre point, les phlegmasies profondes.

Les quatre grandes divisions de ce membre sont, la hanche, la cuisse, la jambe et le pied, sections

réunies par des jointures , parmi lesquelles la supérieure se fond dans la hanche, tandis que les deux autres servent de base à des régions importantes.

Page 1