‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 90 sur 102 · DE LA HANCHE · texte numérisé non relu

DE LA HANCHE

avant , et faible dans les antres points ; un peloton adipeux considérable remplit le fond de l’articulation, et communique avec le tissu extra-articulaire r, par un trou osséo-fibreux placé en dedans, et servant aussi à rint roduction d’une artère importante, qui distribue quelques ramuscules a u ligament rond et à la tête du fémur. Ajoutons enfin, qu’une partie du fémur a été modifiée pour cette articulation , et présente à cet effet , sa tête et son pédicule ou col, dirigé en haut et en dedans, et formant avec le reste de l’os, un angle d’environ cent vingt degrés ouvert en bas et en dedans. Ce col peut être divisé en trois portions, une inter-articulaire , une autre extraarticulaire très marquée en arrière, et la troisième, représentée par la ligne cl’ insertion de la capsule fibreuse.

Développement. — La première section du membre abdominal se développe tard, et parait être la dernière distincte chez l’embryon • pendant toute la vie intra-utérine, elle est en quelquesorte rudimentaire ; après la naissance, elle prend un accroissement lent, mais continuel jusqu’à la puberté, époque à laquelle seulement s’établissent les caractères sexuels .

1 Le trou interne de cet article me paraît avoir pour usage principal , de permettre l’issue d’une partie du coussin adipeux cotyloïdien, lorsque celui-ci, après avoir prêté par son élastici té, est encore comprimé par la tête du fémur: l’expérience sur le cadavre ne laisse aucun doute à cet égard.

564 ANATOMIE TOPGGRAPHIQUE.

Variétés. — Chez l’homme , la hanche est peu déjetée en dehors, elle a au contraire une hauteur considérable; c’est l’inverse chez la femme.

Sous le rapport de la disposition des hanches, on observe une foule de variétés individuelles. Quelques hommes les ont très écartées comme la femme, tandis que parmi celles-ci, il en est chez lesquelles elles offrent un remarquable rapprochement; on trouve quelquefois une absence complète du ligament rond, ce qui peut dépendre d’une rupture ancienne.

Déductions pathologiques et opératoires. — La position de l’articulation coxo-fémorale sur les limites de la hanche et delà cuisse, explique comment il se fait, que ses maladies peuvent retentir dans l’une ou l’autre de ces régions, ou dans les deux à la fois, comme nous le verrons pour la luxation par exemple. Cette luxation, d’après la structure de l’articulation, ne semble guère possible qu’en bas et en dedans, et pourtant l’observation démontre que celle en haut et en dehors, est de beaucoup la plus commune. Un fait de cette nature ne pouvait avoir sa source que dans une disposition anatomique; mon ami et collègue, M. Gerdy, me semble bavoir placée avec raison dans celle du ligament rond. Dans les mouvements d’adduction en effet, ce faisceau fibreux inter-articulaire, soulève du fond de la cavité cotyloïde la tète du fémur , autour de laquelle il tend à se rouler ; par ce mécanisme, bientôt le sommet de le tête du fémur, est presque mis sur le niveau du sourcil cotyloïdien , et il n’est plus besoin que d’un léger effort musculaire pour que la luxation soiteffec-

Page 1