‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 124 sur 132 · QUATRIÈME PARTIE DU MEMBRE ABDOMIIVAI · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE DU MEMBRE ABDOMIIVAI

Du pied ».

Le pied est la dernière partie où la section libre du membre pelvien.

L’homme esta la fois bimane et liipèdcj deux circonstances qui le caractérisent dans la série des ctres.

Le pied est placé dans un plan horizontal, se distinguant par là de toutes les autres sections des membres. Sa longueur est d’un tiers au moins plus grande que celle delà main j sa largeur s’accroît progressivement d’arrière en avant; sa hauteur, au contraire , présente une disposition inverse ; cette dernière est aussi plus considérable en dedans qu’en dehors.

Le pied office deux faces , deux bords et deux extrémités. La face supérieure dorsale, se confond en arrière, avec le coude-pied; en avant, elle est libre, convexe, et un peu obliquement dirigée en

* On pourrait ici leproduire cc qui a été dit à l’occasion de la main, relativement à l’application d’nn nom générique, simplement donné à une espèce : le pied en effet, n’est pas particulier à l’homme, la plupart des animaux en sont aussi pourvus, avec des modifications; toutefois, bien que peu philosophique, la qualification de pied, donnée simplement à l’extrémité libre du membre qui nous occupe, suffit en anthropothomie , puisqu’elle la distingue suffisamment dans cette science.

DU PIKD.

tleliorsj les veines superficielles et les tendons se dessinent sur elle. La face inférieure, ou plantaire, est glabre , concave au milieu et sur le bord interne, lieux qui n’appuient point habituellement sur le sol, et qui , pour cette raison, sont revêtus d’une peau très fine; en arrière, en avant et en dehors, cette face est saillante, appuie sur le sol, dans la station ordinaire, et présente à cet effet des callosités très prononcées. Le bord interne du pied est concave en dedans, et surtout en basj placé sur un plan, il s’y appuie seulement en avant, près du gros orteil. A runion du tiers postérieur avec les deux tiers antérieurs de ce bord, s’élève une tubérosité très marquée qui appartient au sca- .})lioïde , et derrière laquelle immédiatement se trouve l’articulation astragalo-scaplioïdienne; au milieu, correspond la partie interne de l’articulatiou tarso-méta tarsien ne, qu’indique en avant la saillie légère de l’extrémité postérieure du premier métatarsien. Le bord externe est plus court et plus aplati en bas que le précédentj aussi repose-t-il sur un plan horizontal presque en totalité j il est convexe en dehors , et se trouve surtout relevé au inilieu, par une tubérosité qui appartient au cinquième os du métatarse, tubérosité, qui fournitun guide sui* pour l.rouvcr la partie externe de l’articulation tarso - métatarsienne, placée derrière. Les deux extrémités du pied sont libres; la postérieure constitue le talon, qui fait saillie derrière le coudepied : arrondi en arrière et sur les cotés , aplali iuFérienr(*ment, le talon est })artout garni de callosités;

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l’oxfTc'mité antérieure est divisée comme la partie liiférieore de tous les membres; ses sej^ments constituent les orteils, cpii seront examinés plus tard.

S/r/(c(ure. — Sous les rapports généraux de structure et de développement, le pied se rapproche l)cancoup de la main. Disons d’abord , pour montrer ses caractères, cpie, dans le pied, tout a été calculé pour la solidité, aux dépens de la mobilité; le développement de la partie tarso-métatarsienne, est plus grand que celui des appendices antérieurs; le plus interne d’entre ces derniers , est fixe comme les autres, et placé sur le même plan.

l ' ariétés. — Le pied de la femme est plus petit que celui de l’homme, dans la proportion de sa hauteur; telle est la belle nature, sous le rapport des dimensions de cette partie. Tout le monde connaît les fausses idées de beauté, attribuées par certains peuples, à la petitesse extrême du pied, idées , (Tui ont produit chez les Chinois , la coutume barbare de comprimer fortement les pieds des jeunes filles, pour empêcher le développement complet de ces parties, et leur conserver cette gracilité enfantine, tant prisée dans ce pays, mais que les femmes achètent au prix de beaucoup de douleurs, et en se plaçant, dans l’impossibilité d’exercer une station sfdide et une marche assurée.

L sciées. — L’analogie du pied avec la main se reproduit encore dans les usages de l’une et de l’autre. ; ntLera maiws, a-t-on dit, avec beaucoup déraison. Opendant, quelque grande que soit l’analogie , •elle ne va pas jusqu’à la similitude parfaite : la so-

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