‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 125 sur 132 · DE LA PLANTE DU PIED, C(.C · texte numérisé non relu

DE LA PLANTE DU PIED, C(.C

liilité caraclérise en eFfct surLoiit, le la mo-

bilité est, au contraire, spécialement rapanaj^e de la main; toutes choses, au reste, que les notions de structure ([iii ont été posées ont suFlisamnient prouvées. Plus loin, il sera seulement question de la solidité et des mouvements relatifs d(îs diverses parties du pied; disons maintenant qu’il sert, dans la station , à supporter le ])oids du corps, et que sa face plantaire , qui touche seule le sol dans l’état rég'ulier , s’y applique par son extrémité et son bord externe seulement, si ce n’est sur un plan convexe. Ba ns la progression, le plan horizontal du pied se relève successivement du talon vers les orleils , en se brisant dans ses articulations antérieui’cs , suivant l’expression des physiologistes. Si des maladies empêchent ce mécanisme , la jirogression devient pénible : on en voit un exemple reinarquable dansraiikilose des os du pied. Les plus grands mouvements du pied SC passent, comme on l’a vu, dans la région précédente.

Comme la main, le pied se compose de deux portions distinctes, la plante et les orteils. Examinons-les en particulier.

1° Région de la plante du pied ou tarso-métatarsienne.

C’est la partie indivise du pied, dont elle constitue les cinq sixièmes postérieurs; aussi, tout ce qui a été dit de la forme extérieure du j>ied considéré en général, peut-il se rapporter presque en totalité à cette région.

Structure. '• — lo Éléments. — Le squelette de

ANATOMJIi TOl'GOUAPniQLIt:. cette poi-tiuii du pied, est l’ormé par le tarse et le métatarse, doiitlesos, pliisou moins exactement cunéiformes, sontréniiis en une voûte dont les arc-boii-

tants sont représentés par des ligaments; ceux-ci sont plus forts inferieurement (£ue supérieurement; les uns sont disposés transversalement, les autres d avant en arrière, de manière que leur ensemble offre une grande résistance dans toutes les directions. Le ligament métatarsien transverse , qui réunit toutes les têtes des os du métatarse , et l’aponevrose plantaire, ligament robuste de quelques auteurs, sont les plus grands; ils peuvent être considérés comme les cordes des arcs transverse et antéro-postérieur de la plante du pied. Parmi les articulations , deux surtout doivent nous occuper spécialement, la tarso -métatarsienne proprement dite, et celle doublement formée par le calcanéum et l’astragale, d’une part, le scaphoïde et le cuboïde, de l’autre. La dernière, dont le niveau interne , est fixé derrière la tubérosité scaphoïdiennc, a ses deux extrémités disposées sur un plan transversal ; tandis qu’elle est elle même légèrement coOrbée de manière à présenter sa convexité en avant. La première, au contraire^ est généralement oblique, d’arrière en avant et de dehors en dedans, du milieu , du bord externe du pied, vers un point semblable de i’interfie, entre la tubérosité du cinquième métatarsien et celle du premier, tubérosités dont il a déjà été question. Cette articulation oHre encore des variétés locales de dirc(‘tion qu’il faut préciser : en dehors, la direction générale per-

DF- LA PLANTF DU PIKD , Ol,C. f)f)3

hlst,e; dans la pai(,ie iiiLei'iio, elle est tpansverse d’abord au niveau du premier métatarsien , puis antéro - postérieure dans une étendue de trois lignes, et devient ensuite de nouveau transverse dans une longueur de cinq; enfin, se dirigeant, pendant l’espace de deux lignes, en avant et un peu en dehors , elle rejoint la partie externe dont le plan a été noté : de la sorte se trouve formée , par les trois cunéiformes , une véritable mortaise, dans laquelle est reçue et fixée l’extrémité postérieure du deuxième os du métatarse , entrelacement articulaire qui cause toute la difficulté de l’amputation tarso- métatarsienne. Au niveau du métatarse, les pièces du squelette sont séparées par des espaces appelés mterosseiix , que remplissent des muscles de ce nom; d’autres muscles, nombreux, sont appuyés sur la face inférieure du squelette : le court fléchisseur commun, l’accessoire du grand fléchisseur, les lombricaux, l’abducteur et le fléchisseur du petit orteil , l’adducteur, le court fléchisseur, les abducteurs oblique et transverse du gros; un seul est placé au-dessus, le pédieux; un ligament très fort, l’annulaire interne du tarse, forme, en dedans du calcanéum, une arcade sur laquelle se fixe le muscle adducteur du gros orteil; une simple lame aponévrotique très mince, continue avec le ligament annulaire du coude -pied, recouvre la face sus-plantaire de la portion du pied qui nous occupe. La làce opposée, au contraire, présente une lame extrêmement forte, fournissant à la fois une enveloppe, et des points d’insertion aux muscles, et

AXA'I'OMni TOPOGIIAIMIIQUK.

servant de lijpjiient pour ie S(|aeJeLLe, elle a déjà été uoiiiuiée , c’est l’aponévrose plantaire, ou mieux sous-plantaire j étroite en arrière, cette aponévrose s’épanouit beaucoup en avant, et se sépare en cinq lan;piettes, qui se portent sur le ligament métatarsien transverse, sur lequel elles se fixent à l’aide d’une bifurcation , dont les branches embrassent les tètes des os métacarpiens. En arrière, cette aponévrose adhère intimement à la tubérosité postérieure du calcanéum, et s’amincit beaucoup sur ses bords; sa face cutanée- est adhérente à la peau par des liens

fibreux, qui seront décrits plus bas ; sa face profonde donne naissance à beaucoup de fibres des muscles su [lerficiels, entre lesijuels aussi elle envoie des cloisons incomplètes, qui remplissent le même office. Les artères de la portion tarso-métatarsienne du pied sont fournies presque exclusivement, par la pédieuse et les plantaires externe et interne ; les deux premières communiquent entre elles par une anse anastomotique, qui embrasse presque toute la [lortion du pied qui nous occupe, et place dans une dépendance mutuelle , les circulations sus et sous-plantaires. Parmi les artères secondaires, on compte principalement les dorsales du tarse et du métatarse, anastomosées sur les bords du pied, avec les artères inférieui’es, et près du coude-pied avec les malléolaires etlesdeux péronnières, de manièreà ouvrir des voies collatérales fort importantes, non-seulement entre les systèmes artériels supérieur et inférieur de la plante du pied, mais encore entre ceux-ci eteel Lii du coude-pied. Deux grosses veines pédieuses

DE LA PLAKTE DU PIED ^ Ct,C. ()():>

et plantaires externes naissent profundément des ['aces sus et sous-plantaires , suivent servilement le trajet des artères de ce nom, et comme elles, s’anastomosent en avant. Deux veines moins grosses accompagnent l’artère plantaire interne. Tons ces vaisseaux profonds communifpient avec les superficiels , surtout au niveau du Ijord interne de la région j les veines superficielles forment sur le dos de celle-ci, une arcade à convexité antérieure , qui reçoit les veines digitales , et aussi celles qui viennent en dedans et en dehors des parties sous-cutanées de la face sous -plantaire, puis se dirigent ensuite vers le coude -pied, où elles forment les saphènes. Les vaisseaux lymphatiques superficiels se rendent directement aux ganglions superficiels de l’aînej les profonds y arrivent après avoir traversé les ganglions tibial antérieur et poplités. Les nerfs de la partie tarso-méta tarsienne du pied, sont aussi superficiels et profonds : au dos, les profonds sont fournis parla fin du tibial antérieur, et les superficiels sont des ramifications des deux saphènes, et du mnsculo-cutané, A la face inférieure, les deux plantaires, proprement dits, donnent les filets profonds j parmi lesquels, l’externe est tout-à-fait semblable pour la distribution au nerf cubital, tandis que l’interne ne différé en rien , sous le même rapport, du médian à la main; l’un et l’autre fournissent cpielques filets superficiels, et d’autres émanent du saphène ex- (erne.Le tissu cellulaire est très lâche sur le dos, il

y est presque tout-à-fait dépourvu de graisse; à la face iidcrieure, au cojjtraire, il se fait remarquer par

anatomie topographique.

sa densité fihrciise, et eoiistitue des canaux verticalement placés, adhérents par une extrémité à la ])ean , et à 1 aponévrose plantaire par l’autre, canaux tlans lesquels sont entassées des vésicules adipeuses, dont le nombre est considérable au talon, et au niveau des têtes métatarsiennes. La peau est fine en haut , elle est plus épaisse en bas, lieu où elle est soumise à une pression habituelle^ elle est surtout calleuse en avant et en arrière , pour des raisons que tout le monde conçoit.

‘20 Rapports. — Étudions maintenant les rap- ])orts respectifs de tous ces éléments, et, pour cela, examinons successivement les deux faces sus et sous-plantaires, dont les limites sont tracées de manière à ce que personne ne puisse les confondre.

lo Face sus-plantaire. La peau; une couche cellulaire peu adipeuse fort lâche, contenant, avec l’arcade veineuse dorsale et les vaisseaux lymphatiques superficiels, la fin des nerfs saphènes en dedans et en dehors, et au milieu deux branches de terminaison du nerf musculo-cutané; l’aponévrose dorsale , les tendons du jambier postérieur, du jambier antérieur, de l’extenseur propre du gros orteil, de l’extenseur commun , du péronnier antérieur et du court péronnier latéral , tous ensemble disposés de dedans en dehors, comme ils viennent d’être nommés , et placés sur le meme plan ; le muscle pédieux en dehors, et en dedans l’artère et les veines pédieuses qui suivent le bord interne du pied, en dehors du tendon de l’extenseur propre du gros orteil, qui sont côtoyées par une des brandies finales du

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