DE LA PLANTE DU PIED
ijcrf libial antérieur, et laissées à découvert j>ar le muscle pédieux, si ce ii’est au milieu du pied, ou elles sont croisées par son tendon interne ; vaisseaux enfin qui s’enfoncent ensuite à travers le premier espace interosseux ÿ l’arcade de l’artère dorsale du tarse, accompagnée par la branche externe du nerf tibial antérieur, et cachée tout-à-fait sous le muscle pédieux; enfin la partie convexe de la voûte, représentée par le squelette de la partie ta rso-méta tarsienne du pied, et comprenant, en avant, dans ses intervalles, quatre muscles interosseux ; telles sont les diverses couches qui constituent sur son dos la partie du pied qui nous occupe.
20 I^ace sous-planlaire . Ici les organes deviennent plus nombreux, et leur disposition nécessairement plus compliquée; ils sont tous logés dans la concavité du squelette tarso métatarsien. La peau y forme une première couche , remarquable par sa force et son épaisseur, dans des points qui ont été déjà notés ; elle est doublée partout par un coussin cellulo-graisseux, moins épais au milieu, et dont on se rappelle la disposition anntomique si curieuse et si remarquable dans les animaux d’une haute stature et d’un poids considérable; couche, dans laquelle se ramifient quelques filets des nerfs saphène externe et plantaire, ainsi que les branches del’artère péronnièrepostérieure. L’aponévrose sous-plantaire forme le troisième plan; plus profondéjnent viennent les muscles, les vaisseaux et les nerfs les plus inq)ortants. Près du bord interne et dans un point analogue à l’éminence tliénar de
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la main, oji trouve sa])ci-posés de bas en liant, en arrihr(‘ , l’orijjine du nmsclc adducteur du çros orteil, les vaisseaux et nerfs plantaires, et, enfin , les tendons du (jrand fléchisseur coinniun et du lou(j fléchisseur du (^ros orteil, se croisant de telle manière ([ue le dernier devient interne j en avcuiL, la fin de l’abducteur du gros orteil, le tendon de son long fléchisseur, etles vaisseaux et nerfs collatéraux de cet orteil, parties qui forment un plan, sous lequel paraît le muscle court fléchisseur, qui adhère au premier métatarsien. Près du bord externe, dans un autre lieu analogue de l’éminence hypothénar delà main , on remarque d’abord le muscle adducteur du petit orteil , appuyé en arriéré, immédiatement sur les os, au milieu, sur la gaine tendineuse oblique du muscle long péronnier latéral, en avant, enfin, sur le muscle petit fléchisseur du dernier orteil , qui lui-même adhère au cinquième os métatarsien. Entre ces deuxpoints,le muscle petit fléchisseur commun forme la première couche, les vaisseaux et nerfs plantaires la seconde, dans laquelle toutefois ne se trouve pas la fin de l’arcade plantaire j l’accessoire du long fléchisseur, les tendons de celuici et ceux du long fléchisseur du gros orteil, les inuscleslombricauxformentla troisième ; au-dessous paraissent , en arrière, les os etdes forts ligaments qui les unissent, tandis qu’en avant on rencontre encore le muscle abducteur transverse sous les têtes des os du métatarse . et le ligament qui les réunit, puis le muscle abducteur oblique, qui dél’obe aux yeux la fin de l’arcade plantaire, le filet
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profond du nerf plantaire externe , les os moyens du métacarpe, les muscles inter-osseux qui les séparent, et la fin delà graine du long péronnier latéral.
D enveloppement. — Quoique le pied paraisse distinct avant la main chez l’embryon , le squelette de la plante du pied commence à s’ossifier avant celui de la paume de la main , son analogue dans le membre thoracique. Les usages différents de ces deux parties donnent de ce fait une explication satisfaisante. Pendant l’enfance, le coussin plantaire offre peu de résistance, la peau qiii le double est mince, point calleuse, et la voûte tarsienne peu prononcée , toutes circonstances négatives, de la station bipède à cet âge.
P^ariétés. — Outre les variétés de forme générale qui seront indiquées bientôt , la plante du pied présente des variétés plus spéciales, fort importantes: ainsi nous avons rencontré deux fois sur le cadavrë quatre os cunéiformes , le cuboïde ne correspondait qu’au dernier métatarsien. De quelque source que viennent les artères delà plante du pied, lorsqu’elles ont leur disposition régulière, cela importe peu pour la région elle-même; mais quelquefois les anomalies d’origine entraînent aussi celles de position ; ainsi, il n’est pas rare de voir la pédieuse fournie par la péronnière antérieure, et placée au milieu du dos du pied, sous le muscle pédieux.
iJsages. — La section tarso-métatarsienne du pied en constitue la partie essentiellement solide et résistante; c’est elle qui supporte le poids de tout le corps dans la station, d’où l’inq ortancc ini-
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incnso (le la voûte sous-])lantaire , rjui soustrait les vaisseaux , les muscles et les nerfs à une pression (fui eût occasioniK* les plus vives douleurs, en meme temps quelle aurait nui à leurs fonctions; toutefois , dans la station sur un plan inégal et convexe , la compression des vaisseaux peut avoir lieu , ce qui rend raison des larges anastomoses vasculaires, établies entre les deux fiices de cette région. Remarquons encore quelles précautions admirables la nature a prises pour la station et la marche; elle a augmente la densité de la peau de la face inférieure du pied, et Ta doublée par un coussin élastique, qui empêche son froissement sur les saillies osseuses ; enfin les diverses parties de ce coussin plantaire, ont une enveloppe fibreuse, dont la résistance est calculée d’après la pesanteur de l’animal i, enveloppe, (jui empêche les pelotons adipeux de s’étendre en largeur, ce (jui diminuerait leur action protectrice relativement à la peau. Au reste, la concavité de la face sous-plantaire du pied offre encore un autre avantage , celui de rendre plus facile la marche, surtout sur un plan ascendant, le pied pouvantainsi par sa plante embrasser les inégalités du sol , et s’y accrocher en (juelque sorte. Pendant la station ou la marche, les ligaments inférieurs, véritables arcboutants de la voûte tarso-métatarsienne, se fatiguent beaucoup par leur tension continuelle, de là des douleurs vives qui constituent la lassitude des pieds.
' Le clieval , Leldpliant sont remarquables sous ce raj*port.
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Pour riiitelligciice du mécanisme du coude-pied , il a déjà été question de la manière dont le bord interne du pied repose sur ie sol; ce fait ne doit plus nous occuper j les mouvements intrinsèques de cette région sont fort obscurs et peu importants , excepté ceux de l’astragale^, sur le scaphoïde et le calcanéum -, mais ceux-là appartiennent au coude-pied comme on l’a vu. On connaît la vive sensibilité de la peau de la plante du pied^ surtout la sympathie étroite qui l’unit au diaphragme, à tel point, que le plus léger chatouillement exercé sur elle, détermine les contractions convulsives les plus rapides , de ce muscle, et tous les phénomènes du rire. Enfin, bien qu’éloignée du centre de la circulation, la plante du pied, comme la paume des mains, est habituellement très chaude, et le siège d’une exudation abondante, chez certaines personnes surtout.
Déductions pathologiques et opératoires. — Chez certains individus , la voûte plantaire est à peu près ludle, le pied appuie en totalité sur le sol dans la station; de là une gêne et des douleurs, qu’il serait superflu de commenter davantage ; ce vice de conformation porte le nom de pied-plat. D’autres fois , la plante du pied ne porte pas sur le sol ; c’est le pied-équin, vice de conformation dans lequel , comme chez les animaux disiitinrades , les orteils seuls servent de base de sustentation ^ enfin, la plante du pied est quelquefois dans un état permanent de rotation, les pieds hais; dans ces cas , tantôt le dos, tantôt, la face inférieure de la plante dn pied, sont dirigés en dedans, les bords
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interne ou externe appnyanl, sur le sol ; les anciens (lésio^naienl; par le nom de la première es-
[)èce , cl, la seconde par celui de vari. Il a él,é question de leur production. Les plaies de la ])lante du pied peuvent pénétrer d’une de ses faces à l’autre, antérieurement, au niveau du métatarse; celles qui affectent exclusivement les parties molles inférieures, sont beaucoup plus graves que les supérieures, à cause de la prédominance des vaisseaux et nerfs dans ce sens; ces plaies ont souvent, dans les climats brûlants de la zone torride, donné lieu aux accidents du tétanos; gravité tellement bien reconnue, qu’au rapport de quelcjnes voyageurs, ou punit de mort à Surinam, ceux qui laissent gissant sur le sol des fragments de verre, capables de blesser les pieds toujours nus des habitants de ce pays. Sans doute la lésion incomplète des nerfs, et les douleurs cpii en résultent, sont les causes de ces accidents; si l’artère pédieuse avait été lésée, on la lierait facilementle long du côté externe du tendon de l’extenseur propre du gros orteil, que l’on aperçoit toujours en portant ce dernier dans la flexion ; l’artère plantaire externe pourrait de même facilement être liée dans beaucoup de points. En recherchant l’artère pédieuse , le chirurgien ne doit pas perdre de vue qu’elle peut, comme il a été dit, être déviée en dehors , contre l’ordre normal, et qu’alors on ne saurait la trouver en incisant sur le bord externe du tendon du muscle extenseur indiqué. Le squelette tarsométatarsien est si fortement constitué , ses différentes pièces offrent tant d’épaisseur , qu il faut