‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 13 sur 132 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La tête est l’extrémité cérébrale du tronc.

Elle est horizontalement placée sur la colonne \ ertébrale , dont les zootomistes la considèrent (;omme un épanouissement.

Le volume absolu de la tête e.st considérable.

Sa face externe est cutanée en avant, en arrière , en haut et sur les côtés j inférieurement , au contraire, elle n’a aucun rapport avec la peau et. lait suite au cou , avec lequel elle est confondue ; par .sa face interne, elle forme des cavités de protection , pour les renflements supérieurs de raJC( ncivcuj: cércbro-spindl et, les ]n iucipaux orf^anes ' des sens.

Développement. -Audi tête n’cst d’abord pas distincte dans la masse ovoidequi représente le très jeune embryon , puis elle se trouve ensuite séparée du reste du tronc, à la faveur d’on rétrécissement circulaire qui indique le col \ elle a un volume proportionnel d autant plus considérable , que le fœtus est plus jeune , si ce n’est pourtant tout-à-faitau commencement de la vie intra-utérine j alors, sa structure n’est pas encore apercevable , son volume est dû surtout à celui du crâne, la face est très petite j un peu plus tard , sous le rapport de la structure , la face est plus avancée que le crâne : ainsi, à ces deux différentes époques , il y a opposition de volume et développement entre ces deux parties, mais l’avantaj^e est inverse. Les organes protégés se forment d’abord, les parties protectrices après et leur développement reste toujours subordonné à celui [des premiers. Comme tout le tronc, la tête se forme de parties latérales qui se réunissent , sur la ligne médiane : la division persiste plus long-temps dans les os que dans les parties molles.

V^ariétés.' — La tête présente une foule de variétés individuelles de races ou de sexes, indiquées minutieusement dans tous les ouvrages d’anatomie descriptive j jerapellerai seulementque, dansla femme, la tête, en arrière, est proportionnellement développée , beaucoup plus que dans l’homme.

Déductions pathologiques et opératoires . — L’absence de la tête dans les premiers jours de la vie infrautérine, expViquetvhsh'ien son absence chez certains monstres à terme j c’est ce vice qui constitue l’a-

DU CRAiNE.

•in

céphalie , qu’il faut bien distinguer de l’anencéphalie , dont il sera plus tard question ; au reste la tête peut seule, ne pas s’être développée, c’est l’acéphalie simple j elle peut être absente avec une portion plus où moins considérable du tronc, comme je le montrerai plus tard. L’acéphalie entraîne une foule d’anomalies dans les viscères du reste du tronc , parce que , suivant Béclard , un organe manque , quand ses nerfs manquent eux-mêmes primitive- - ment.

La tête est une des parties les plus importantes , et bien que le fait prouve qu’un fœtus peut vivre sans elle dans le sein de sa mère , il est également prouvé qu’elle est une des conditions de la vie extrautérine , parce que cette portion du tronc , contient l’organe qui doit donner l’ordre de la contraction nécessaire pour la respiration , et que cet agent d’excitation manquant, la respiration ne s’établit pas ; de même la soustraction de la tête entraîne la mort, entre autres raisons , parce qu’elle soustrait le principe respiratoire.

La tête comprend le crâne et la face , parties bien distinctes l’une de l’autre sous tous les rapports,

Page 1