ARTICLE PREMIER
Du crâne.
Le crâne est la portion cérébrale de la tête ; sa forme est celle d’un ovoïde irrégulier, dont la grosse* ext rémité est postérieure ; il est placé en arrière et en haut de la tête , dont il constitue la partie
anatomie TOPOGllAPUIQUE.
lu plus imiiiédiaternciiL continue avec le rachis ,* sa direction est horizontale dans rhoinine, et oblique à l’horizon , dans les animaux ; son volume absolu varie beaucoup ; son volume proportionnel est toujours inverse de celui de la deuxième section de la tête.
La surface extérieure du crâne est libre et cutanée en haut , en avant ^ en arrière et sur les cotés j en bas, elle est confondue avec le col et la face. Sa surface interne est partout en contact avec le système nerveux, tapissée par le feuillet pariétal de la membrane arachnoïde et plus où moins prolongée par des cloisons.
StractLi]‘e.-lLiQ crâne est essentiellement formé par une cage osseuse, revêtue de deux périostes, l’un externe mince , l’autre interne , plus développé j les parties molles surajoutées en dehors, varient beaucoup , elles donnent naissance à une foule de vénules, dites émissaires, qui ont une disposition fort curieuse, disposition quemettent à profit les praticiens, dans le traitement des maladies du cerveau, ou de ses membranes j ces vaissaux sont dépourvus de valvules, leurs radicules extérieures au squelette du crâne , se réunissent en troncs de plus en plus volumineux , puis traversent les sutures où des trous pratiqués exprès , et se rendent directement dans les sinus méningiens , dans les veines méningiennes, ou même les diploïques. Les gros troncs artériels , qui se distribuent dans la cavité crânienne, envoicnl des rameaux au dehors, vers les organes des sens, CO qui lie la circulation de ceux-ci, avec celles du
nu CUANK. ‘i<)
crâne ; ils sont, encore reinnrqnables par leurs largues anastomoses.
DéveLoppemenl. — Au développement général de la tête , il faut ajouter pour celui du crâne , qu’il se forme d’abord vers sa base , que sa voûte est achevée la dernière, et pendant long-temps conserve des^ traces de cette tardive formation , les fontanelles.
C’est sur le crâne, surtout, que portent les nombreuses variétés de la tête, qui ont été indiquées.
Déductions pathologiques et opératoires. — Le crâne manque quelquefois en totalité j c’est ce (jiii constitue le vice de conformation que Béclard appelle acrânie ; d’autres fois on trouve sa l)ase seulement, anencéphalie du même auteur, monstruosité long-temps confondue avec l’acé- ]jlialie, mais parfaitement distincte et entraînant moins qu’elle d’anomalies, dans les viscères intérieurs. Suivant la plupart des auteurs, l’anencéphalie est accidentellement produite par une maladie qui détruisant la masse du cerveau pendant la vie intra-utérine, arrête en même temps , ou empêche le développement des parties supérieures du crâne, à une époque où déjà les parties de sa base, étaient formées. Enfin, dans quelques cas, la voûte crânienne s’est formée, mais est restée bifide dans une étendue variable, de là les hernies encéphaliques j la disposition des veines émissaires, explique la possibilité, par des applications extérieures, d’agir puissamment sur les parties intérieures , spécialement de tirer par un mouvement rétrogradé, du sang directement, des veines mé-
anatomie topographique.
nirigiennes. La disposition générale des artères, rend compte des tuméfactions extérieures, et du trouble de certains orf^anes des sens, dans les' phle^masies internes.
Telles sont les notions générales , que fournit l’examen de la portion crânienne de la tête : pour la connaître plus minutieusement , il faut successivement examiner les parois de sa cavité, et sa cavité elle-même, faisant abstraction des analogies, qui ont fait le sujet de cette description générale.