‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 24 sur 132 · DE LA. RÉGION DE LA BASE DU CRANE. 7I · texte numérisé non relu

DE LA. RÉGION DE LA BASE DU CRANE. 7I

ces deux derniers , en avant, viennent se placer sur le même plan, au-dessus du premier.

Développemejit. — Les os de cette région , rapidement formés et réunis , ne présentent jamais ces intervalles , connus sous le nom ào, fontanelle.

Déductions pathologiques et opératoires . — Une partie ou la totalité de cette région peuvent manquer ; je possède une tête de fœtus, sur laquelle on voit une absence complète , de la seule lame criblée deretbmoide. Lorsque cette paroi crânienne en totalité manque, tout le crâne manque , sous ce rapport, elle diffère des autres : sa priorité de développement et ses usages, de servir de soutien à toute J a cavité , expliquent suffisamment ce résultat curieux. Ces fonctions font concevoir la production des fractures, toujours par contre-coup, qui surviennent (réquemment dans cette région : les épanchements , lorsqu’ils occupent l’intervalle de la dure-mère et des os , sont circonscrits et très aplatis, à cause de l’adhérence intime de ces parties. La gravité des fractures dépend de causes étrangères à cette paroi, il en sera question bientôt ; du pus se forme quelquefois dans les sinus, j’en ai vu les deux caverneux remplis. Des tumeurs fongueuses peuvent naître de la dure-mère, et se porter à l’extérieur, vers le col ou la face. A l’hospice de Bicêtre, j’en ai disséqué une, qui s’était portée dans les cavités olfactives , après avoir détruit la lame criblée de l’éthmoïde. Je dirai plus bas, le parti que l’on peut tirer des veines émissaires , qui arrivent des fosses nasales et de l’orbite.

A N A TO M 1 1«: 'r( ) P( >G U A Wl 1 Q I C.

PARAOHAPHE SKCOND.

Cavité crânienne.

Les diverses régions qui viennent d’élre décrites^ forment rcnceintc d’une cavité, (jiic l’on peut a[)peier craideiLiic , encéphalujiie , cérébrale, etc.

Sa forme ovoïde, ses dimensions variables, nesont pas de notre sujet j je renvoie, à cet égard, aux excellents ouvrages d’anatomie descriptive, do Boyer, Bichat, etc.

Cette cavité est régulièrement séparée, en deux cavités secondaires , par un repli liorizontal du périoste internedu crâne (tente du cervelet). L’une plusspécialement , peut être appelée cérébrale; l’autre, cérébelleuse. La première , supérieure et antérieure, plus grande, est en outre incomplètement cloisonnée par la faux de la dure-mère ; les régions occipito-frontale , temporale, auriculaire, et une partie de la mastoïdienne, lui appartiennent, avec les deux plans antérieurs de celle de la base. La seconde, inférieure et postérieure, plus .petite , est régulièrement cloisonnée par la faux du cervelet j le plan postérieur de la région de la base du crâne, lui appartient exclusivement, avec la partie inférieure de la région mastoïdienne. L’ouverture de communication de ces deux sections de la cavité crânienne, est ovalaire, et appuie sur la gouttière basilaire; la tente du cervelet en forme la plus grande partie '.

’ C’est seulement dans les animaux, ou le cerveau

DE LA CAMTÉ CRANlENiNE. 7^

Le cerveau occupe la totalité de la cavité antérieure, à laquelle il est lié eu haut, par des veines, en bas, par des nerfs et de très grosses artères. Le cervelet occupe la cavité postérieure, et, lui est uni seuïbment par des veines. Sur l’ouverture de coniniunicatioii , on trouve le mésocépliale , auquel lait suite la moelle épinière; des nerfs et des artères lient ce dernier en avant, au contour de l’ouverture ; en arrière , il y tient par les veines dites de Galien. Ces centres nerveux, sont tapissés par le feuillet viscéral de l’araclinoïde , qui se continue avec le pariétal, sur les vaisseaux et nerfs qui passent du cerveau aux parois crâniennes, ou réciproquement, et qui touche seulement le sommet des circonvolutions, fermant les sillons qui les séparent; la membrane pic-mere lui est sous-jacente, elle suit toutes les sinuosités de la surface de l’encéphale , différant en cela de la précédente. De plus amples renseignements sur la disposition réciproque de ces deLixjncmbranes , sur celle des divers segments des centres nerveux eux-mêmes , sont des détails très curieux d’anatomie descriptive, pour lesquels je renvoie aux ouvrages déjà cités : disons seulement, (pie les artères des centres nerveux envoient quel-

procmiiie peu en arrière , que l’on peut dire, qu’à ce point occupe par les tnl)crciiles quadrijumeaux, appartient comme organe protecteur, la portion de la région occipilo-frontale , dont le squelette est formé par la partie supérieure de l’occipitale , les os occipilaiix supérieurs.

?4 anatomik topooraphiqui:.

lies branches hors du crâne, dans les cavités de I oreille interne , de l’œil , et même du front ; disposition qui établit une liaison , déjà indiquée pour le Iront, entre les centres nerveux et ces régions j rappelons aussi, que les renflements qui donnent naissance aux nerfs,et qui, par conséquent, entretiennent immédiatement la vie , reposent sur la région de la base du crâne , qui n’est pas directement accessible aux lésions extérieures, dans la plupart des points.

Développenienl. — Suivant toute apparence , cette cavité est d’abord ouverte ; mais elle se ferme promptement.

V ariétés. — Ses variétés de capacité , sont très nombreuses, et en rapport avec celles du volume des centres nerveux ; M. Ribes a constaté que, chez les vieillards , cette cavité diminue par l’affaissement de ses parois.

Déductions pathologiques et opératoires. — Les organes intérieurs du crâne, peuvent faire hernie au dehors j il en a déjà été question. La cavité peut être rétrécie par la dépression d’une partie de son enceinte osseuse, dans les fractures; c’est le cas où le trépan est le mieux indiqué. Des épanchements de diverses natures , se font sur la surface libre de la membrane séreuse, et sont nécessairement diffus, comme lorsqu’ils ont leur siège dans la pie-mère, à la surface du cerveau ; mais il n’en est pas de même de ceuxque l’on trouve dans la substance de celui-ci ; lorsque le fluide est contenu d’abord dans un ventricule, il se répand promptement dans les autres, à cause de la communication facile, qui les réunit na-

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