DE LA CAVITÉ CRANIENNE
tiirellement, surtout le moyen et les deux latéraux. Si , maintenant , combinant ces notions sur les épanchements de la cavité du ci\1ne, avec celles qui ont été posées, à l’occasion de ses parois touchant les épanchements qui s’y forment, on s’en sert pour déterminer d’une manière générale les cas d’épanchements , où le trépan convient, on verra : que cette opération ne pouvant être utile, que lors de la circonscription d’un épanchement placé au-dedans des os, 1“ elle est seulement indiquée, dans ceux qui siègent entre les os et la dure-mère, entre celle-ci et l’arachnoïde pariétale, on dans la substance des centres nerveux ; qu’elle doit être proscrite, comme mauvaise , dans ceux des cavités arachnoïdienne , ventriculaire, ou lorsqu’ils siègent dans le tissu lâche qui constitue la pie-mère. Ces diverses positions ne pouvant que difficilement être précisées d’avance, il est seulement important de pouvoir, a priori, reconnaître si l’épanchement est ou non circonscrit, en d’autres termes , s’il requiert ou non l’opération du trépan ; Un épanchement est circonscrit , lorsqu’il détermine une compression locale, de lac[uelle résulte une paralysie bien nette, d’un des cotés du corps; il est diffus, s’il est suivi d’une demi-paralysie, égale des deux cotés. On ne peut avoir que des doutes plus ou moins fondés , sur le siège d’un épanchement en avant ou en arrière; relativement au coté , il est presque toujours opposé à la paralysie ' ; ces dernières circonstances , par le vague
‘ loLilcfois, cela n’est pas constant : Je possède den.v
ANATOMIK TOI'üüRAPHlf^tK.
(fil (‘lies laissent, flans l’fisprii; , empêchent de jji'a- (iqner le trépan , dans les cas d’épanchements non t ranmaticfues. Le volnrne fdus considérable du cerveau , surtout ses rapports immédiats avec la réfjion / occipito-frontale, la plus accessible aux lésions extérieures, explicjuent la fnîqnence de ses affections traumaticfues, la rareté de celles du cervelet est mise en évidence parles circonstances inverses ; d’un autre côté, on conçoit facilement la g^ravité immédiate des lésions de la base du crâne, surtout des épanchements qu’y déterminent les fi’actures , lorsqu’on se rappelle, que les renflements nerveux qui entretiennent immédiatement la vie, en fournissant les nerfs respiratoires, reposent sur cette paroi. Il est même curieux, de mettre en parallèle, ces lésions souvent fort petites et mortelles, avec celles, beau-
obsorvations d’individus apoplectiques, chez lesquels il a été démontré par l’ouverture des corps , que l’épanchement peut siéqer du côté de la paralysie j dans ces deux cas, la lésion cérébrale portait sur l’extrémité postérieure «les hémisphères. Si j’ajoute que M. Gall a démontré, que les fibres des éminences olivaires , sont en comunication avec ce point du cerveati , qu’elles ne s’entrecroisent pas dans le bulbe supérieur de la moelle comme celles des pyramides, quecelle-ci forinentpresqne tous les hémisphères par leur épanouissement dans le crâne , on aura la raison à la fois de la paralysie du côté de répanchemcnt , dans les cas rares où les hémisphères sont altérés seulement en arrière, et de la paralysie opposée <{ui survient presque toujours, parce qu’aussi le plus soin eut , les épaiicbements se font s'ur le trajet des fibres épanouis des éminences pyramidales.
DK LA FACK.
coup plus ctioiiducs et souvent simples, de 1ü voûte crânienne et du cerveau; en effet, la partie supérieure de Feiicephale n appartient ejue très peu , par ses fonctions, à la vie organique, elle est tout entière réservée à celle de relation. La liaison arte-, rielle des centres nerveux crâniens, avec l’oreille, l’œil et le front, explique les tintements d’oreille, les rougeurs de l’œil, les douleurs frontales , symptômes si ordinaires des affections cérébrales, même les plus légères.
ARTICLE SECOND
De J a face.
La face est la portion de la tête, spécialement, destinée aux organes des sens ; elle se confond, en haut avec le crâne; avec le col, en arrière et en l)as; elle est seulement libre en avant et sur les côtés. Ses variations, soit dans les races de l’espèce humaine, soit dans les animaux, sont très nombreuses; nous devrons seulement les signaler, d’une manière générale, en même temps que nous montrerons les lois , auxquelles elles sont soumises ; mais, auparavant, cette belle portion de la tête doit nous occuper dans l’homme adulte.
La forme de la face est fort difficile à préciser : celle d’une pyramide-quadrangulaire, à sommet tronqué postérieur, que lui assignent les auteurs^ n’en donne qu’une imparfaite idée.
La face occupe la partie antérieui’e de la tête, et se trouve dirigée, suivant uneligne un peu oblique à
7^ AN A TOM I K TOPOOllAPIllQUE.
1 horizon , avec lequel elle forme un ari{jle, (jui varie depuis 70 , jusqu’à 90 de[jrés. Celle ligne de direction /<'/6vV//e, dont le célèbre Camper a si bien démontré l’importance, doit être menée entre la bosse nasale, et la partie antérieure des mâchoires.
Le volume de la face , dans l’homme adulte, n’est guère que le quart de celui de la tête , il est trois fois moins fort que celui du crâne. Le meilleur moyen de faire cette estimation , consiste à considérer une tête de profil, ou, mieux encore, suivant le conseil de M. Cuvier, une coupe perpendiculaire de celle-ci. Cet examen démontre, en outre, que la partie antérieure de la face étant presque seule libre, comme il a été dit, c’est vers elle que se fait ressentir, toute l’étendue des variations de développement ^ d’où il suit que la ligne faciale de Camper, si elle appartenait seulement au plan antérieur de cette grande région, pourrait indiquer avec exactitude son volume absolu, par l’angle qu’elle formerait avec l’horizon; mais , on a compris, qu’elle est commune an crâne et à la face , par ses extrémités ; conséquemment, sa direction, influencée doublement par ces deux parties, ne peut fournir des données que sur leur développement proportionnel.
Structure. — La face, placée sur l’extrémité supérieure du canal aérien et du tube digestif, forme des cavités de protection, pour trois des principaux organes des sens, et partage avec le crâne et le col, quelques-uns de ses éléments*. Son squelette estre-
‘ Se fondant sur une auaIo{;ie peut -être e'tablie «