‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 27 sur 132 · DES NARINES · texte numérisé non relu

DES NARINES

lenic 'j et aussi aux prolongements ou sinus, qu’elles envoient dans les régions surcilière, de la base du crâne , des joues j prolongements qui ne doivent point nous occuper ici. La première disposition , en même temps qu’elle augmente l’étendue de la surface des narines, rétrécit singulièrement leur cavité dans les points correspondants j c’est surtout en bas et en avant que celle-ci offre le plus d’ampleur.

Slriicture. — Les parois des narines sont formées par un squelette d’une solidité variable , en dedans duquel on trouve partout : une membrane fibromuqueuse, dite pituitaire, continue antérieurement avec la peau, et en arrière aA^ec les muqueuses gutturale et tympanique, avec cette dernière spécialement, par le moyen de la trompe d’Eustache. Cette couche générale , reçoit des artères de différentes sources : quelques-unes viennent en avant delà facialej d’autres y arrivent de l’orbite, les etlimoidales ; les dernières, de la région zygomatique , les sphéno-palatiiie, ptéry go-palatine, et quelques ramuscules de la palatine postérieure. Les A'ciiies suivent généralement le trajet des artères, à l’exception de la petite veine émissaire du lYonfronto-ethnïo'idal, (iYd\ se rend à l’origine du sinus longitudinal supérieur ,xt aussi à l’exception de quelques autres, qui travei-scnt

' Ces saillies ou cornets sont contournés, en raison directe du développement de la faculté olfactive. Le chienest, de tous les animaux, celui qui est, le plus reniai-, quable sous ce rapport.

ANATOMJK TOPOGKAl'llK^üE.

le sphéiicyide, pour déboucher dans les sinus caverneux , transverse et coronaire. Ainsi, sous le rapport des veines et sous celui des artères, par les ethnioïdales surtout, le cerveau et ses membranes se trouvent liés aux narines. Les vaisseaux lymphatiques ne sont {>uère connus qu'antérieurement. Les nerfs communs aux deux parties de la région qui nous occupe, viennent seulement de deux sources: l’olfactif et la cinquième paire j cette dernière y envoie des divisions de ses filets, sphéno-palatin^ , palatins postérieurs, frontal interne et sous-orbitaire.

Développement. ■ — Les narines se développent par plusieurs pièces , dont la réunion a lieu sur la ligne médiane : deux pièces latérales , formées de points secondaires, comprennent les cloisons orbitoiiasales, deux autres moyennes^^ la cloison médiane. Ces parties, d’abord bien distinctes, se réunissent ensuite j les latérales , sont plus précoces dans leur apparition que les dernières. Ce développement régulier est sidaordonné à celui du nerf olfactif; si

‘ Le ganglion de Meckel, qui fournit ce nerf et les palatins postérieurs, peut être considéré comme un simple renflement du maxillaire supérieur de la cinquième paire.

* Cette formation de la cloison des narines par deux points , est loin d’êti'e admise par les auteurs ; je l’ai vérifiée sur plusieurs fœtus, pour le vomer en particulier , os qui , chez l’adulte, est encore formé de deux lames, qui naissent isolément chez l’embryon. Ainsi le développement des narines ne fait pas exception , au développement général du tronc, comme il paraissait au premier abord.

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celui-ci manque j le plus souvent les narines inauquent aussi; d’autres fois, leur formation a lieu, mais d’une manière irrégulière , comme j’en possède un exemple très remarquable sur un foetus , dans lequel la cloison médiane manque tout-à-fait, avec la lame criblée de l’ctbinoïde , qui en fait partie ; le cerveau de cet individu n’a qu’un lobe médian , je le conserve avec soin.

Variétés. — Chez l’enfant et le vieillard, les cavités des narines sont étroites, pour des raisons opposées : le peu de développement transverse de toute la région , chez le premier ; la saillie considérable des cornets, chez le second.

On trouve quelquefois la cloison percée , sans que cette disposition soit le résultat d’une opération ou d’une maladie ; d’autres fois elle est déjetée de coté.

Déductions palholo piques et opératoires. — Par une suspension tardive du développement, tel qu’il a été décrit, on trouve, comme je l’ai vu, une simple confusion des narines, par absence de leur cloison. Si, au contraire, cet arrêt est bien plus prématuré, les narines manf[ucnt tout-à-fait, anarinie , et les orbites sont confondus , ou séparés seulement par une mince cloison. A l’occasion de la voûte palatine , il sera question de la scission de la paroi inférieure des narines. La liaison vasculaire, (pie j’ai signalée entre le cerveau et cette partie (le la face, rend compte : i» de ces épistaxis et de ces corizas, qui surviennent dans les affections cérébrales, et quelrpiefois leur servent de crises. Le conseil (lomié par ipielques praticiens^ de mettre dans les

anatomie TOPOGUAPllIQL'E.

tiiLMiies cas^ (les saii[jsucs sur la meiubraue piluitaire, est aussi fonde* sur la meme disposition anatomirpie.

i“ K(;gion olfactive externe.

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