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présenté par les mâchoires; les muscles ii’adhèreiit aux os pour la plupart, que par une extrémité. De nombreuses artères lui sont fournies, surtout par les juaxillaires externes et internes; des veines leur correspondent assez exactement. Ces différents vaisseaux ont entre eux , et avec ceux du crâne , de fréquentes anastomoses. Deux nerfs se partagent principalement la face : le facial, pour les mouvements respiratoires et l’expression ; le trifacial , pour la sensibilité générale et la motilité digestive. Le tissu cellulaire est dense sur la ligne médiane ; il est plus abondant et plus lâche sur les côtés. La peau se fait remarquer par son épaisseur, sa vascularité, ses nombreux follicules, et ses poils; elle se continue avec le système muqueux, sur les ouvertures paljaébrales, nasales, et buccale.
Développement. — La face se forme très promptement chez l’embryon : au premier abord, elle paraît faire exception, à la loi générale de développement du tronc , par deux pièces latérales * ; mais ,
priori , MM. Meckel , Geoffroy St.-llilairc , etc. , considèrent la face comme formée d’un certain nombre do vertèbi'es qui , suivant ces anatomistes célèbres, feraient partie d’un rachis antérieur, dont l’hyoïde, le sternum, etc., seraient des traces dans d’autres points. Cette idée, belle en elle-mcme, ne saurait être d’aucune application, dans un ouvrajje de la nature de celui-ci.
' Les faits rapportés isolément par les auteurs, sur le développement delà bouche, des narines, feraient croire, en effet, que la face se forme par trois pièces , une médiane, deux latérales.
ANATO.MIK TOl>()(;nA l'U IQUK.
si l’on y fait bien attention, on ne tarde pas à voir (jn’il n’en est rien, comme les faits particuliers le montreront. Son existence est liée à celle des or- [pnes des sens et des nerfs qui leur appai tiennenl,.
Pendant l’enfance, le volume absolu delà face est très médiocre : son volume, comparé à celui du crâne, est dans le même cas, ce que l’on peut au reste inférer du (^rand développement de celui-ci, d’après ce qui a été dit de l’opposition de ces deux parties de la tête. La ligne faciale alors est verticale , l’angle qu’elle forme avec l’horizon est droit, el; donne un caractère particulier à toute la tête.
Plus tard, la face prend un accroissement très grand, au moment de la formation des premières dents, le crâne restant presque stationnaire, la proéminence de la face commence à se faire remarquer, la ligne faciale s' mcWne , et son angle dexdent de plus en plus aigu. Cette disposition est à son summum , vers l’âge de vingt-cinq à trente ans, époque où les dents de sagesse , par leur formation , donnent encore à la face un développement plus considérable, en rejetant en avant les mâchoires. Chez le vieillard, la face s’incline encore davantage, et l’angle facial devient aussi plus aigu ; toutefois cela ne tient plus à l’accroissement réel de son volume, mais bien, d’une part, à l’affaissement du crâne, et de l’autre, à la torsion de la face elle-même en avant, torsion imprimée par les os maxillaires, qui perdent en même-temps de leur étendue en hauteur. Ce racourcissement de la face , qui lui est communiqué par son squelette , a encore pour effet, un re-
DE LA FACE. 8l
làcliciiieiit des pardes molles (|iii, ayant perdu leur élasticité, se plissent, et forment des l'ides plus ou moins prononcées.
J ~ariét.és. — Dans la femme, la lace est plus comprimée transversalement cpic dans l’homme , en meme temps son volume proportionnel est plus considérable.
Terme moyen , la ligne faciale est inclinée à l’horizon , suivant un angle de 8o degrés dans la race caucasique, tandis qu’il n’a plus que 75 et 70 degrés dans les mongols et les nègres*. Une dégradation , beaucoup plus grande et, fort remarquable, s’observe dans les animaux. Ces mensurations ont une très grande importance, puisqu’elles indiquent le développement proportionnel de la face et du crâne , et qu’elles conduisent à estimer le volume du cerveau , et, jusqu’à un certain point , le degré de l’intelligence. Les anciens avaient si bien compris cette vérité, que , pour donner plus de majesté à la figure de leurs dieux et de leurs héros, ils relevaient
' (i’est bien à tort, comme ou voit, ([uc les auteurs lëpètent d’après Ovide, qu’uii des caractères de la belle nature humaine, consiste dans la direction de la lace et des veux- vers le ciel :
Os homini sublime dedll , coelumque tueri Jussit, et ercclosad sidéra tollera vultus,
Ovide, Méf. , liv. i®*'.
l‘in effet, cette disposition devient de jjIus en plus marquée à mesure que l’on descend dans l’échelle des êtres, et sous ce rapport le poisson appelé uranoscope est mieux parta{ié que nous.
H y. ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE,
la lifjiic lacialo, au point de la rendre presque verticale; la chouette était, chez eux, l’emblème de la sa- (>esse, les ^rues et les bécasses, au contraire , le type de l’imbécillité et de la sottise. Toutefois, dans les animaux, et aussi dans l’homme, quoique chez lui cette objection ait moins de valeur, il faut avoir égard au développement du front, par la formation des sinus frontaux ; sans cette précaution , on tomberait dans de continuelles erreurs , accordant à tel ou tel individu, une capacité crânienne, et, par suite , une intelligence ‘ qu’il n’aurait point. On conçoit alors que , chez l’enfant qui n’a pas ces sinus, la ligne faciale peut fournir des résultats plus exacts que chez le vieillard. Telles sont les grandes variétés de la face , suivant les principales races humaines , variétés que l’on mesure ainsi par comparaison avec le crâne , quoique l’on puisse certainement aussi le faire directement en calculant son aire , et comparant les résultats obtenus dans les divers individus ; mais on conçoit de suite, que cette estimation ne peut être faite, que sur des têtes sèches et préparées exprès ^
' 11 faut aussi bien faire attention , que la capacité du crâne ne donne pas toujours la mesiu’e de l’intelligence, parce que quelques-unes des parties qui sont logées dans cette cavité, parties étrangères à ces hautes fonctions , peuvent par leur développement , nécessiter une boite crânienne très ample.
^ D’autres moyens que la ligne faciale ont été proposés, pour arriver à déiermincr les variations de la face, dans ItîS diverses races d’hommes et d’animaux , mais tous
DE LA EACE.
Usages. — Outre ses usages de protéger les organes des sens, la face exécute des mouvements variés, (pii lui impriment une foule de modifications, et se passent exclusivement dans sa partie inférieure ‘ ; tandis que la supérieure, immobile, sert de point d’appui , et communique au crâne , avec lequel elle est unie , le choc qui lui est transmis.
Déductions pathologiques et opératoires . — La face peut manquer tout-à-fait , aprosopie : Lecat , Curtius et Béclard en ont rapporté des exemples. Toutefois, ce vice de conformation , dans lequel les oreilles sont inclinées en bas et rapprochées rune de l’autre , n’est presque jamais poussé au point , qu’on ne trouve sur les côtés, quelques rudiments imparfaits de la face. Souvent les parties médianes manquant , les latérales existent confondues j enfin , d’autrefois , on observe des scissions plus ou moins médianes , par arrêt évident de développement.
La face se compose de trois groupes bien distincts : les narines , la bouche et les orbites ; on y fait entrer aussi la fosse zygomatique, petite région enclavée entre le crâne et la face.
donnent seulement le développement proportionnel du crâne et de la face, excepte celui de Cuvier, qui a été cité.
' Naturellement la partie supérieure de la face de l’homme ne se meut pas sur l’inférieure , comme dans les serpents venimeuxj néanmoins on observe chez lui, ce mouvement anormal , lorsque la mâchoire inférieure esl invinciblement arrêtée par un obstacle; alors la partie supérieure de la face suit simplement le crâne, qui est ren* \ ersé en arrière sur la colonne vertébrale.
anatomie TO E0( ; U a I' 1 1 1 Q U K ,
PAUAOnAPilF. PREMIER.
Narines.
Les narines sont des cavités anfractueuses , destinées à recevoir les impressions olfactives. Elles occupent la partie supérieure du canal aérien , dont elles peuvent être re^^ardées comme une modification. Leurs limites sont très j^récises j elles sont placées entre la base du crâne et la bouche , ayant, en dehors , les régions des joues , des orliites et le sommet de la fosse zygomatique, qu’elles bornent à leur tour; elles s’ouvrent à l’extérieur, en avant; dans le pharynx en arrière.
Les narines sont semblables , à peu de chose près ; elles sont formées d’une portion saillante à la face, le nez , et d’une autre profonde, les fosses nasales; de là deux régions : l’une, olfactive externe, l’autre , olfactive interne; mais tout le monde aperçoit que, sous le rapport de la surface interne, de la structure, du développement, des usages, etc., ces deux régions ont beaucoup d’analogie ; il convient donc, de faire d’abord une description générale des narines, qu’elles constituent par leur ensemble; nous les examinerons ensuite à part : cette marche, plus philosophique , nous fera éviter une foule de répétitions ennuyeuses.
La surface des narines est très étendue, ce qu’elles doivent aux saillies osseuses, plus ou moins contournées, surlesquelles se déploieleur membrane in-