DE LA RÉGION DU VOILE DU PALAIS
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•2° Région du voile du palais.
Le voile du palais , portion molle du palais de (jüeJques-uns J est une sorte de soupape ^ qui par son élévation ou son abaissement , peut alternativement laisser béante, ou clorre l’ouverture buccojdiaryngienne, à la partie supérieure de laquelle il est suspendu , faisant suite à la voûte palatine.
Son étendue transversale est en rapport avec celle du palais , et sa hauteur de 5 lig^nes environ ; sa forme est quadrilatère ; il a deux faces muqueuses ,
1 racées sur la lig;ne médiane par le raphé , et continues, rune avec le plancher de la région olfactive, l’autre avec la voûte palatine \ un de ses bords , le supérieur, adhère à celle-ci ; l’autre, inférieur, cintré de chaque côté , offre la luette sur la ligne médiane. Ses parties latérales sont embrassées par le pharynx, et donnent naissance aux deux piliers.
Structure. — i« Eléments. — Une lame fibreuse, appartenant aux deux muscles péristaphylins externes, forme la partie solide du voile du palais, dans l’épaisseur duquel on trouve les muscles péristaphylins internes, glosso, pharyngo, et palato-staphylins; ce dernier, dans toute son étendue, les autres s’y terminant seulement. La membrane muqueuse contient , dans son épaisseur , une foule de granulations glanduleuses, surtout vers le bord libre. Les artères viennent des palatines et pharyngiennes, tant supérieures qu’inférieures ; les veines suivent le môme trajet; les vaisseaux lymphatiques se portent au col, au niveau de l’angle de la mâchoire.
ï o4 ANATOIVllK TOl'OORAPHIQUi:.
Les nerfs soitl, fournis par le jjctit palalin (M; le glossopharju^ien. '
20 Rapports. — J)’arrière en avant, , on trouve successivement : la imupieuse postérieure , une couche glanduleuse abondante, le muscle palatostaphylin au milieu, et les deux muscles péristaphylins internes, réunis en raphé au-devant de celui-ci, l’aponévrose des péristapliylins externes, les extrémités des glosso-stapbylins et pharyngostapliylins , une nouvelle couche glanduleuse et la muqueuse antérieure.
Développement. — On trouvera seulement, dans l’article suivant, le développement premier du voile du palais : cette partie est peu étendue en longueur chez l’enfant ; la luette surtout y paraît très rudimentaire ; au contraire, elle a souvent un surcroît de longueur chez l’adulte et le vieiUard.
Variétés et usages. — Le voile du palais est sujet à des variétés de direction, en rapport avec ses mouvements, qui sont d’élévation , d’abaissement et de tension transverse , mouvement dont les uns ont le but évident , d’empêcher pendant la déglutition , les aliments de remonter dans les fosses nasales et les trompes d’Eustache, tandis que les autres tendent à les déprimer vers la partie inférieure du pharynx ; de même aussi , ils ont sur le timbre de la voix, une influence non douteuse.
Déductions pathologiques et opératoires. — IVous passons ici sous silence les vices de développement du voile du palais, et l’opération ingénieuse qui regarde sa scission. Ses plaies sont raresj on les
. DE LA RÉülOiN LAülALE, 1 O^)
n ([uelqiiefois établies, pour laciiitev rexlractiuii de polypes delà {ïovge; elles ne sauraient être coinpli- (piées d’une hémorrhagie grave. Le voile du palais peut être détruit en tout ou en partie, par des ulcérations; la luette, prolongée par une véritaljle hypertrophie de sa couche glanduleuse , hypertrophie analogue à celle des amygdales, peut, en titillant la base de la langue, déterminer une gêne que l’on fait seulement cesser par son amputation. L’abondance des glandules muqueuses du voile du palais, expli- (jne ces sécrétions membraniformes , qui l’enveloppent si fréquemment chez les enfants , lorsqu il est enflammé.
3<* liéiMon labiale.
Les lèvres, portion antérieure des parois buccales, sont deux voiles mobiles destinés à fermer ou à
laisser béante, l’ouverture antérieure de la bouche, suivant les circonstances. Cette région est, inférieurement , séparée du menton , par le sillon mentolabial, et des joues, latéralement, par la dépression naso-labiale , qui forme une courbe à concavité antérieure, et vient se perdre insensiblement vers le menton.
Les lèvres sont au nombre de deux; l’une supérieure et l’autre inférieure. Leur direction est sensiblement perpendiculaire à l’horizon ; elles sont [)lacées immédiatement au - devant des gencives supérieure et inférieure, auxquelles elles sont unies par un repli muqueux, appelé frein. Elles se' réunissent en dehors, de cba{pie côté, pour former les commissures. Elles ont deux faces ; l’une, mu-
•0^> AiN'ATOMlE '1’01»0(;RA PIIIQUE.
<|iieiise, postéricuiro , concave, présenlaiit le frein , et rendue inéj^ale par une foule de [ylandnles qui soulèvent, la ineinl)rane interne; l’antre cumriée , antérieure, offrant à la lèvre supérieure, une dépression médiane, dite sous-nasale, couverte seulement d’un léguer diiveit; sur les cotés, deux plans dirigés en dehors, et couverts chez l’homme adulte, de poils qui constituent les moustaches; cette même face à la lèvre inférieure , regarde partout un peu en bas; elle est déprimée sur la ligne médiane, et, dans ce point seulement , présente un petit bouquet tle barbe , chez l’homme adidte. Le bord libre des lèvres est muqueux ; c’est seulement en dehors de lui, que la peau commence, suivant une ligne ondulée en sens inverse , sur l’une et l’autre lèvre , et sur le trajet de laquelle se trouvent , surtout vers les commissures , une foule de follicules appelés labiaux; ce bord est rouge, saillant sur la ligne fnédiane , et déprimé sur la lèvre inférieure ; il présente des sillons antéro-postérieurs, qui deviennent très prononcés , lorsque l’on cherche à rétrécir l’ouverture de la bouche , à laquelle , en raison de leur mobilité, les lèvres peuvent faire prendre les formes les plus variées.
Structure. — i*’ Eléments. — Les lèvres sont essentiellement formées par la peau en dehors , et la muqueuse en dedans, beaucoup de follicules et de glandides ; par un muscle orhiculaire, constitué surtout par la terminaison du muscle hm einateur, dont les fibres supérieures passent dans la lèvre inférieure, et les inférieures dans la supérieure, les