‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 32 sur 132 · DE LA RÉGION LABIALE. I · texte numérisé non relu

DE LA RÉGION LABIALE. I

moyeiiiics s’arrêtant à la coiinnissiire. En outre, les muscles myrtiforme , carré, grand zygomatique, triauguiaire et canin, viennent y finir de chaque coté j le premier , dans la lèvre supérieure ÿ le second, exclusivement dans l’inférieure j et les trois derniers, à la commissure. Les mufles élévateurs de la lèvre supérieure et petit zygomatique, ne viennent pas jusqu’ici j ils sont bornés inférieurement , comme je l’ai maintes fois constaté , au sillon nasolahial, lieu où ils s’insèrent sur le derme cutané. Les artères labiales viennent de la faciale , et forment un cercle, que complète en dehors, le tronc qui les fournit j elles établissent ainsi une facile communication entre les deux artères faciales. On trouve , en outre , quelques rameaux de l’inférieure , dans la lèvre inférieure j de la sous-orbitaire, dans la supérieure. Les veines n’offrent rien de différent. Les lymphatiques vont tous vers les ganglions sousmaxillaires. Les nerfs viennent des deux sources indiquées déjà, facial et la cmquième paire. Le tissu cellulaire est peu abondant et très mou, il contient à peine de la graisse.

Rapports. — Les rapports des éléments des lèvres, sont très simples : d’abord, la peau, très adhérente et sur laquelle se terminent beaucoup de fib res musculaires; une couche musculaire formée parle muscle orbiculaire, sur Icbord libre, le carré; en bas , le myrtiforme en haut ; aù niveau de la commi.ssure, le zygomatique, le canin et le triangulaire réunis, et cachant la partie antérieure du bucririateur; ydus profondément, les artères coronaires

ANATOMIK TOPO(jRA PHJQUE.

('I, la imKjucase. ()i)servons (juc l’arLcre siipéiicMircv suit toujours le Ijord tic la lèvre coi respoiidaute ^ tandis tpic l’inférieure se trouve seulenient au milieu , et y arrive , en suivant le trajet, d’une li(^ne , oblique de ce point, vers la partie inférieure et externe de cette lèvre. Toutefois, sur la portion du bord de la levre inférieure , où ne se trouve pas l’artère coronaire, il existe un rameau anamostosé avec elle, rameau qu’y envoie, soit l’artère faciale, soit l’artère coronaire stq)érieure.

Développenienl. — Les lèvres se développent tard I leur absence , dans les premiers temps , fait que la cavité orale se continue sans interruption avec le plan antérieur'de la face ; lorsqu’elles apparaissent, elles sont l’une et l’autre, séparées sur la ligne médiane j plus tard , le raphé s’établitj la lèvre supérieure, comme on le verra, se soustrait, en apparence seulement, à cette loi. Aune époque prochaine de leur formation première, les lèvres, suivant quel- ([ues personnes, sont, comme les paupières, réunies entre elles , j)ai' la muqueuse.

Dcveloppeinent simultané (le la lèvre supérieure . de la vüiite palatine et du voile du palais. — La lèvre supérieure et le voile du palais se Jiioulent , en se développant, sur la portion de la voûte palatine, à laquelle ils touchent immédiatement. 1 oute cette partie des parois buccales , se forme de pièces <{ui se réunissent dans un raphé médian j deux, seulement, constituent la moitié posl.érieure , el quatre la moitié antérieure; ici les deux pièces internes, qui cüjicourent seules à former le rajdié

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