DE LA RÉGION ORBITAIRE INTERNE
antérieure de l’œil, espace formé par une paroi antérieure concave, et une autre postérieure tout-à-fait plane j après avoir traversé cette chambre , remplie d’humeur aqueuse, l’aiguille pénètre dans la postérieure, librement au milieu, par l’ouverture pupillaire entourée d’un petit cercle artériel très remarquable ÿ en dehors de la pupille , elle lèse l’iris et les trois lames qui la composent, la première appartenant à la membrane de l’humeur aqueuse , la seconde formée par le tissu propre de l’iris , la dernière, membrane uvée, lame interne de la choroïde. Cette chambre postérieure , moins spacieuse que , l’antérieure et remplie de même d’humeur aqueuse chez l’adulte, est fermée en avant par une paroi plane et en arrière par une convexe, tandis que sa circonférence est constituée par les procès ciliaires, replis de la lame interne de la choroïde. Après avoir franchi cet espace, l’instrument atteint plus profondément les capsules hyaloïdienne et immédiate du cristallin i j l’humeur deMorgagni qui sépare cette dernière du tissu du cristallin s’écoule , celui-ci est lui-même percé et l’aiguille arrive dans le corps vitré , où elle peut blesser l’artère centrale qui parcourt le canal hyaloïdien découvert parM. Jules Cloquet J enfin au-delà de l’espace cloisonné irrégulièrement qui loge le corps vitré, elle tombe successivement : sur la rétine, la choroïde et la sclérotique j
' Le cristallin a réellement deux enveloppes ou capsules, runecjni lui est propre, l’autre que lui fournit le rorps vitré.
J '>0 ANATOMIE TOPOGUAPllIQEE.
il faiulraiL qu’elle fiil dirigée un peu en dedans, pour atteindre l’insertion du nerf oj)tique.
2° En perçant l’œil de dehors en dedans, au niveau de l’union de la cornée avec la sclérotique, une aiguille léserait successivement : la conjonctive, l’union des deux membranes précédentes, le cercle ciliaire, qui leur adhère intimement en dedans , la grande circonférence de l’iris et son grand cercle artériel ; puis inclinant sa pointe un peu en arrière, elle blesserait les procès ciliaires et pénétrerait dans la chambre postérieure ; s’inclinant ensuite en avant, elle arriverait au contraire dans la chambre antérieure , après avoir traversé la membrane de l’humeur aqueuse. Enfin, à deux lignes ou plus de l’union de la cornée avec la sclérotique, l’aiguille intéresserait pour arriver sur le crystallin en avant et sur la capsule hyaloïde en arrière : la sclérotique, la choroïde, et la rétine en arrière j entre les deux premières, tantôt quelques vaisseaux et nerfs iriens seraient piqués, tantôt l’instrument se glisserait entre ces fdaments qui marchent d’arrière en avant.
En dehors de l’œil et du nerf optique, parties centrales delà région orbitaire interne , les rapports doivent être examinés supérieurement, niferieuremeiit, en dedans , en dehors, et en avant, Supérieurement. La paroi osseuse enlevee avec son périoste, on trouve, de suite les vaisseaux et nerfs susorbitaires dans toute la longueur de l’oiLite, et en arrière seulement le nerf pathétique dirigé en dedans; j)lus profomlénient , le muscle releveur de la
DE LA RÉGION ORBITAIRE INTERNE. I liy
pnupicrc siipériGurc J cnsiutG lo tlroif. supcriGui de? l’œil; au-dessous, les vaisseaux musculaires supérieurs, et la branche ascendante du nerf moteur commun; enfin , au milieu de la graisse , immédiatement sur le nerf optique, le nerf nasal et l’artère ophtalmique qui se portent de dehors en dedans , puis les vaisseaux et nerfs ciliaires qui suivent parallèlement le nerf optique. ‘2° Inférieurement. La paroi osseuse étant également enlevée avec les vaisseaux et nerfs sous-orbitaires qui s’y trouvent logés d’abord dans une gouttière , puis dans un canal , on découvre successivement : le muscle droit inférieur et. le petit oblique, la branche inférieure trifide du moteur commun et le filet qu’elle envoie au ganglion ophtalmique , enfin les vaisseaux musculaires inférieurs au milieu de la graisse. 3« En dedans. De la paroi olfactive vers le nerf optique et l’œil , la première étant détruite, un premier plan. apparaît formé parle muscle grand oblique en haut et le droit interne en bas , entre eux par le nerf nasal et les artères ethmoïdales; plus profondément, au milieu de la graisse viennent ensuite : i® en arrière la fin du nerf pathétique , et aussi le nasal qui se place bientôt dans le plan précédent ; uo en avant , l’artère et la veine ophtalmiques. /\P En dehors. Au dessous des os traversés eux-mêmes par quelques filaments nerveux et vasculaires , qui servent d’anastomose avec la tempe , on trouve : les vaisseaux et nerfs lacrymaux et la glande lacrymale supérieurement, plus bas le muscle droit externe bifurqué en arrière , et donnant passage ainsi aux nerfs moteur
ANATOMIE TOI'0(jRAl‘HIQUE.
coniniLin , moteur externe et nasal • enfin entre ce muscle et l’œil, beaucoup de tissu adipeux au mi-
lieudiiquel se trouventpostérieurementlenerf nasal,
l’artère et le ganglion ophtalmiques. 5° En aidant. Après avoir enlevé les paupières, le plan antérieur est partout à nu • il est formé autour de l’œil par beaucoup de tissus cellulaire et adipeux, au milieu duquel on distingue, i» en haut, sortant de cette région les vaisseaux et nerfs sus-orbitaires qui se recourbent supérieurement , le muscle releveur de la paupière , l’extrémité antérieure de la glande lacrymale , le tendon réfléchi du muscle grand oblique, et l’extrémité de l’artère ophtalmique ^ 2® en bas , le muscle oblique inférieur contournant l’œil en haut et en dehors.
Développement. — La région orbitaire interne, développée avant l’externe, proémine beaucoup dans les premiers jours , et se laisse distinguer à un point noir , rudiment du globe de l’œil j le cintre osseux se forme ensuite. La description des diverses phases que l’œil revêt successivement, appartient à l’anatomie descriptive; maisl’importance de cellesci, et aussi l’omission de leur histoire dans beaucoup des traités élémentaires , m’engagea la retracer ici. D’abord l’œil est formé de parties tout-à-fait transparentes, sans même excepter la sclérotique; il est parfaitement sphérique et s’aplatit par la suite ; la cornée est très saillante , et toute la chambre antérieure, est dilatée par le séjour exclusif de l’humeur aqueuse dans ce point, suivant M. J . Cloquet ; pendant les premiers mois de la vie intra-utérine ,