‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 46 sur 132 · DU COU · texte numérisé non relu

DU COU

secondaires de cette portion du tronc. La partie supérieure de la moelle épinière, surtout son renflement brachial, appartiennent au col; on y trouve encore des muscles, soit extrinsèques , soit intrinsèques, les uns que l’on peut rapporter, pour les usa^^es , aux conduits aérien et dig^estif , les autres à l’hyoïde , à l’épine , à la tête , au thorax et aux membres thoraciques ; des vaisseaux de tous les ordres, les uns propres au col , les autres brachiaux et ce- |)haliques, soit qu’ils remontent du cœur vers ces parties, soit qu’ils suivent une marche tout inverse. Ajoutons même pour plus de détails, que six g^ros troncs artériels parcourent le col, quatre paralèllement à son axe, ceux des carotides, des vertébrales enfermés dans un canal osseux, tandis que deux paraissent seulement un instant vers sa base, et disparaissent bientôt , pour se porter vers les membres thoraciques, les troncs sous-claviers. Quatre g^randes veines, appelées jugulaires, deux profondément, deux autres superficiellement situées, forment les principales voies de dérivation veineuse du col ; on y rencontre un grand nombre de ganglions lymphatiques, rendez - vous commun de tous les vaisseaux de cet ordre qui naissent du col luimême, de la tête, du membre thoracique, et de quelques parties du thorax ; ganglions , rares sur la ligne médiane, mais affectant surtout une position latérale et formant une chaîne continue , depuis l’oreille jusqu’à la poitrine. Les nerfs se portent vers les membres thoraciques et la poitrine ; rarement ils remontent de ce dernier point , ce qui quelquefois a

pourtant lieu * j les nerfs cervicaux cpii émanent du • rachis forment deux plexus, l’un supérieur, sw~ perjicid, presque exclusivement destiné au col par ' ses branches; l’autre inférieur, profond, appartenant surtout au membre thoracique. Les tissus cellulaire et adipeux sont abondants, et la peau qui enveloppe tous ces organes ne présente rien de particulier.

Développement. — Le col est d’abord tout-àfait nul; le jeune embryon, accolé à la vésicule ombilicale, est tout abdomen ; plus tard un rétrécissement circulaire étroit indique sa place ; il s’ac- ^ croît avec rapidité , et devient proportionnellement plus long que chez l’adulte. A l’époque de la puberté, il prend de la voussure antérieurement, et perd peu à peu l’étendue qui le caractérisait dans l’enfance. Ch ez le vieillard, entraîné en avant, par le poids de I la tête, que supportent difficilement les muscles pos- > térieurs, le col est concave dans ce sens comme pendant la vie intra-utérine ; à cet âge , en même , temps, les mouvements deviennent plus difficiles, ; par suite de la rigidité qu’acquièrent les ligaments du rachis. De bonne heure, on voit se développer ; chez le fœtus , au-devant de chaque apophyse trans- . verse , une épiphyse costiforme ^ , plus longue sur la dernière vertèbre , pièce qui se soudant bientôt à i

’ Nerfs récurrents.

" Cette épiphyse peut être considérée comme l'analogue des côtes cervicales de quelques animaux , les crocodiles en particulier.

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