‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 47 sur 132 · DU COL · texte numérisé non relu

DU COL

l’apophyse transverse, forme avec elle le trou de l’artère vertébrale.

Variétés. — La portion cervicale du tronc conserve qiielf[uefois , chez l’adulte, une longueur considérable j c’est une véritable 'anomalie qui coïncide souvent avec une mauvaise conformation du thorax, et que l’on considère pour cette raison, comme le signe d’une disposition à la phthysie pulmonhaire j d’autrefois, le col est très court j autre anomalie , qui en rapprochant la poitrine et le cœur de la tête et du cerveau, dispose peut-être aux hémorrhagies cérébrales, et constitue un des caractères de ce c]u’on appelle hahitade apoplectique. On a quelquefois trouvé seulement six vertèbres cervicales, jamais plus de sept ^ j dans ce cas , on a constaté en même-temps qu’il y avait une côte surnuméraire ; l’on comprend aisément ces deux dispositions irrégulières, en supposant que l’apophyse costiforme de la septième vertèbre cervicale , s’est prolongé en forme de cote jusqu’au sternum. Quelques personnes ont avancé , que tel est l’état de tous ceux qui ont la constitution apoplectique; des observations directes , m’ont démontré le contraire.

Chez la femme , le col est plus mollement arrondi que dans^ l’homme ; chez ce dernier, tous les reliefs et toutes les dépressions sont plus prononcés.

Dans les mouvements enfin , le col revêt des variétés locales d’étendue ; ainsi dans la flexion ,

Un seul mammifère porte plus de sept vertèbres cervicales, l’ai unau, paresseux h trois doigts ; il en a neuf,

il (lovicnl, |)liis court, eu avant, et s’ctciid eu arrière, l’inverse a lieu dans l’extension; de là le [)i‘éce[)te de faire prendre aux malades, [)endant li;s o[)érations que l’on pratif|ue sur ce point du corps , une position , telle que le lieu sur lequel on doit agir, soit opposé au mouvement dans lequel s’incline la région tout entière. l

Déductions pathologiques et opératoires. — Les ■ arrêts de développement , survenus à des époques \ plus ou moins rapprochées de celle de la concep- I tion , expliquent merveilleusement les différents j vices de conformation du col : i» son absence totale abrachio-céphalie ^ Béclard), monstruosité dont le nom rappelle seulement l’absence coïncidente de la tête et des membres thoraciques; les derniers, ne s’étant pas formés , peut-être parce que le bulbe brachial de la moelle n’existait pas préalablement; sio l’absence de la moitié supérieure du col seulement , (atrachélo-céphalie , Béclard). Dans ces cas , le renflement brachial de la moelle existe avec les m embres correspondants.

Chez les vieillards et les jeunes enfants , la carie affecte souvent la portion cervicale du rachis, et le pus qui en résulte, occupe diverses positions', suivant que l’affection essentielle porte sur les parties antérieure ou postérieure de l’épine.

Si , par suite d’une cause quelconque , la moelle se trouve blessée ou comprimée au col , la mon survient inévitablement et instantanément, jiar cessation de respiration. Telle est la raison de la gravité des fractures , des luxations des vertèbres cervi- »

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