‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 50 sur 132 · PORTION TRAOHÉLIENNK UU COL · texte numérisé non relu

PORTION TRAOHÉLIENNK UU COL

Bien que recouvrant toute la facetrachélienne du col , le fiiscia cenncal est surtout apparent en bas j là aussi , sa densité est plus grande et sa disposition plus compliquée; il est étendu de haut en bas, depuis la base de la mâchoire, jusqu’au sternum et jusqu’à la clavicule ; ses limites latérales sont moins précises, et varient suivant les points, comme on le verra; superficiellement, cette aponévrose s’avance jusqu’à la peau; profondément, elle appuie à nu sur les muscles hyoïdiens et le canal aérien ; elle adhère surtout intimement à l’os liyoïde et au larynx; au niveau de ceux-ci elle est simple, mais partout ailleurs, soit inférieurement, soit supérieurement, elle est formée au moins de deux lames, l’une superficielle, l’autre profonde. La première, triangulaire, faisant corps avec l’autre dans le lieu indiqué, réunit les deux peauciers de haut en bas; en haut , elle commence en pointe sur la mâchoire; en bas, elle glisse au-devant des muscles sternomastoïdiens et du sternum , pour se perdre bientôt dans le tissu sous-cutané du thorax. La seconde, en haut passe au-dessous des muscles peauciers , en .dehors des digastriques, de la glande sousmaxillaire, et vient se terminer au bord inférieur de la mâchoire , ainsi qu’à son angle en se continuant avec le ligament stylo-maxillaire ; en bas, cette seconde lame de l’aponévrose cervicale est placée au dessous des muscles sterno-mastoïdiens etaudevan tdessterno-hyoïdiens et thyroïdiens,puis vient en bas se terminer sur le sommet du sternum et sur le bord postérieur de la clavicule ; latérale-

l8o ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE.

ment, elle se fixe sur le tentlon moyen du muscle scapulo - hyoïdien , et le maintient dans sa position; il ne faut pas confondre ce feuillet avecletissu dense qui recouvre la carotide, et forme sa gaine. Cette lame profonde de l’aponévrose cervicale est éloignée de la trachée-artère et du corps thyroïde , par toute l’épaisseur des musclessterno-hyoïdiens et thyroïdiens ; mais sur le coté externe de ceux-ci , en bas, elle envoie une lame secondaire qui s’interpose entre ces muscles et le canal aerien, lame qui adhère en haut très intimement au bord inférieur du corps thyroïde , et se continue en bas , avec le périoste qui revêt la face postérieure du sternum ^ .

En résumé, l’aponévrose cervicale, est réellement bifoliée en haut; elle est visiblement et distinctement trifoliée en bas ; parsuite de cette dernière disposition elle forme avec ses lames superficielle et moyenne, une gaine propre à la partie inférieure des muscles sterno-mastoïdiens , tandis qu’avec la dernière et la troisième lame dont la densité est fort grande, elle enveloppe les petits muscles sous-hyoïdiens. Cette disposition inférieure de l’aponévrose cervicale, n’a été encore, à ma connaissance, décrite par personne; son importance néanmoins comme on le verra ne peut paraître douteuse.

* Le docteur Godman, sous le scapel duquel tout le tissu cellulaire se transforme en aponévrose, dit que le feuillet profond de l’aponévrose cervicale se continue avec le péricarde; c’est une erreur anatomique évidente, quoiqu’elle ait été adoptée par quelques personnes.

PORTION TRACHÉLIENNE DU COL. l8r

La portion trachélieiiiie du col, ainsi qu’il a etc dit, est occupée en haut par le pharjnx, sorte d’évasement du tube digestif, dont la description spéciale n’est pas de notre sujet ; mais dont la topographie appartient à ces généralités , parce qu’il correspond à la fois, à plusieurs des régions que nous devrons bientôt examiner en particulier. Cet organe complexe , ou cette région pharjngienne , manque en avant d’une paroi propre ; dans ce sens , elle est successivement formée de. haut en bas : par les régions du voile du palais, glosso-sus-hyoidienne et laiyngo-trachéale ; elle est ouverte dans trois points pour communiquer avec les narines, la bouche et le larynx. En arrière et sur les côtés , «il n’en est plus de même , le pharynx a des parois qui lui appartiennent , et que forment de l’extétérieur à l’intérieur : une couche de fibres musculaires imbriquées, un tissu cellulaire dense, et une membrane muqueuse ti’ès abondamment pourvue de follicules.

La région pharyngienne confine en arrière immédiatement,, aux muscles longs du col et grands droits antérieurs de la tête , muscles dont elle est séparée par une couche cellulaire lamelleuse et fort lâche ; par l’intermédiaire de ces parties elle correspond à la face antérieure du rachis , au niveau des cinq premières vertèbres cervicales , et aussi au muscle petit droit antérieur de la tête, placé sous le grand. En avant et en dehors , le pharynx est en rapport avec plusieurs régions cervicales, comme sera dit plus bas. En haut, il est lié par l’apo-

ïSa ANATOMIH TOPOGRAPHIQ JK.

névrose céplialo-pharyii{>ienne , à la faee inférlem e de la portion basilaire de la base du crâne.

Outre ses communications avec les cavités des narines , de la bouche et du larynx , la cavité pharyngienne se continue en bas avec l’œsophage; les trompes d’Eustachey arrivent aussi dans des lieux indiqués; le voile du palais J lorsqu’il s’élève horizontalement, divise en deux portions la cavité pharyngienne,l’une supérieure, l’autre inférieure, hucco-larjngée ; cette même élévation permet d’apercevoir du côtéde la bouche la face libre de la paroi postérieure du pharynx , de distinguer sa couleur rosacée et les granulations folliculaires qui la recouvrent; la dépression simultanée de la base delà langue aide encore à cette exploration. Les dimen-» sionsdela cavité pharyngienne sont d’une grande importance : en hauteur , elle a quatre pouces trois lignes; son diamètre antéro-postérieur diminue progressivement de haut en bas, dans l’état de repos, et varie encore continuellement pendant la contraction des muscles pharyngiens; terme moyen , ce diamètre n’a qu’un pouce cinq lignes, au niveau de la base de la langue ; le diamètre transversal ne décroît pas dans la même proportion que le précédent ; au reste, il est invariable dans deux points : i<^au niveau de l’ouverture des fosses nasales, 2° entre les cornes hyoïdiennes et thyroïdiennes ; dans le premier point , il a un pouce et demi, et un pouce neuf lignes dans le second.

Usages. — Le phai'ynx forme une sorte de \ estibule cornimiu aux canaux aérien el digestif.

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