‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 51 sur 132 · PORTION TRACIIKLIENNE DU COL · texte numérisé non relu

PORTION TRACIIKLIENNE DU COL

Taiilüt, comme dans la déÿulition , ses usages sont relatif à celui-ci ; tantôt, comme dans la respiration , ils se rapportent exclusivement à celui-là. Pendant la prononciation, le voile du palais se relève et empêche toute communication entre les portions inférieure et supérieure du pharynx j l’air alors ne peut s’introduire dans les cavités nasales ; toutes les fois que ce passage a lieu, la voix est nasonnée ‘ . Etendue sur cette portion du col l’aponévrose cervicale lui donne beaucoup de résistance, surtout elle empêche, dans les grandes inspirations, le canal aérien d’être comjjrimé par l’air extérieur, qui tend à se mettre en équilibre avec l’air intérieur raréfié. La dépression sus-sternale qui se prononce si fortement dans la respiration laborieuse explique suffisamment cette théorie.

Déductions pathologiques et opératoires. — Les

‘ Cette explication du timbre de la voix donnée par M. Magendie, est contraire à celle de Haller, généralement admise 5 mais elle me paraît préférable. Au reste, l’expérience suivante ne laisse aucun doute à cet égard: mettez -vous devant une bougie, avec une feuille de papier interposée entre le nez et la bouche , empêchez l’air qui sort par celle-ci d’agiter la lumière pendant la prononciation , et observez ce qui se passe ; lorsque les sons formés conservent le timbre ordinaire, la lumière reste immobile, elle est au contraire continuellement agitée, si vous vous efforcez de parler du nez. L’expérience réussit encore parfaitement, si vous placez sous le nez une poudre très volatile, elle n’est soulevée que dans le second cas; bien entendu que l’on doit se garder de confondre l’agitation de la lumièie ou de la poudre pendant les inspirations, si l’on continue quelqnetcinps ces essais.

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[)laies (lu col peuvent être compliquées de pénétration dans les conduits aérien et dig(3stif; de là souvent (les fistules de diverse nature; de Jà aussi primitivement, des infiltrations aériennes qui constituent l’emphysème. Les usages de l’aponévrose cervicale relativement à la respiration , expliquent la gêne qu’éprouvent les individus chez lesquels elle a été intéressée dans les plaies, ou par les progrès d’un abcès. Les tumeurs qui se développent en dehors de ce fascia , se portent vers la peau ; celles au contraire que lui -même recouvre, s’enfoncent profondément vers les tubes aérien et digestif, gênent la respiration ou la déglutition , et a priori il est impossible de juger leur volume; celles enfin qui apparaissent entre ses lames inférieures , ont des caractères mixtes.

Les abcès antérieurs du col se comportent généralement, comme les autres tumeurs de cette grande région ; leur marche est modifiée par leur position relative à l’aponévrose; ceux qui sont profondément placés , se font remarquer par une tendance particulière à fuser vers la poitrine ; terminaison que la laxité du tissu cellulaire antérieur facilite.

Les rapports presque immédiats du rachis et du pharynx, expliquent l’ouverture dans la gorge de quelques abcès , résultat de la carie des vertèbres , et récipro(j[uement l’altération de celles-ci consécutivement à des maladies pharyngiennes. J’ai vu une tumeur purulente développée entre le pharynx et le rachis, gêner considérableniem la déglutition, jus-

PORTION TRACHÉLIENNK DI' ( OL. l0.>

qu’au moment où elle s’ouvrit dans le premier. Au reste, toutes les maladies avec g;onflement des régions qui entourent le pharynx, peuvent le rétrécir et causer ainsi une altération de la déglutition et de la respiration. Les polypes des fosses nasales se portent quelquefois vers la région qui nous occupe, refoulent le voile du palais, l’empêchent de fermer exactement le passage des arrière-narines; de là une voix nasonnée , et une gêne considérable de la déglutition . La division du voile du palais détermine les mêmes phénomènes, parce que ce voile mobile est rendu par là impropre aux fonctions qu’il exerce relative- ' ment au pharynx dans l’état normal. On porte des instruments dans le pharynx, pour extraire des corps étrangers, ou pour sonder le larynx et l’œsophage. Il sera plus tard question de.la première espèce de cathétérisme; pour accomplir facilement la seconde, il faut faire glisser la sonde contre la paroi postérieure de la cavité.

Division. — La portion trachélienne du col comprend un si grand nombre d’organes, les fonctions de ceux-ci sont liés d’une manière si intime à l’eii- ! tretien de la vie, enfin cette partie du corps est si importante souslerapport des opérations chirurgicales, que son étude ne saurait être tro]) minutieusement I achevée; mais pour arriver à ce but, il est évident qu’il faut circonscrire l’examen spécial que l’on doit ) successivement faire dans des espaces bornés, espa- È ces auxquels toutefois ou doit conserver des limites r naturelles. Cependant, cette dernière condition est M impossible à i*emplir dans quelques points ; après

l8() ANATOMIE TOPÜGRAPHK^UE.

avoir niurcmciiL réfléchi sur ce sujet,, j’ai reconnu que deux moyens d’inégale valeur se présentent pour éluder la difficulté : circonscrire ])ar des li-

gnes arbitraires toutes les régions du col j former des régions artilicielJes , seulement là où elles ne peuvent être autrement tracées; puis, en suivant ce dernier principe , grouper les rapports des parties voisines autour d’un organe important qui donnera son nom à la région. Ce dernier parti nous paraît préférable , c’est à peu près celui que Béclard avait choisi pour diviser le col, dans le cours d’anatomie topographique, qu’il fit à la Faculté , il y a plusieurs années. Les régions que nous obtiendrons ainsi seront , les unes tout-àfàit naturelles , les autres complémentaires et • tracées d’une manière un peu artificielle. Au reste , •

le tableau suivant, conçu d’après ces principes, donnera une idée de la division que nous adoptons , pour la partie trachélienne du col; division dont l’importance pratique ne sera mise en question, que par ceux qui ne voudront pas l’éprouver de la seule manière convenable, sur le cadavre.

Au dcsiiis de ^ Au milieu H^g. glosso sus-hyoid.

l’oe byoide. i Sur les côlés.. Région parotidienne.

Au-dessous de ( Au milieu.. . . Rég. laryiigo tracliéale. l’os hyoïde. ) Sur les côtés.. Rég. sus-clariculaire J

Du muscle f

sierno-masloïdicn.. . . llégion sieroo-masioidienne- De l’nrlêre carotide.. Région carotidienne.

PARAGRAPHE PREMIER. ;i

Régions naturelles de la partie antérieure du col. -i

Ces régions sont au nombre de quatre : les unes ,

Régions naturellem circonscrites.

Régions complément rii'nnncs formés aulo

' de LA RÉGION GLOSSO-SUS-HYOÏDIENNE. 1 87

impaires, symétriques et occupant la ligne médiane j les autres , paires , non symétriques et placées latéralement j l’os hyoïde les sépare en deux groupes, l’un supérieur, l’autre inférieur.

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