‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 53 sur 132 · DE LA RÉGION PAROTIDIENNE · texte numérisé non relu

DE LA RÉGION PAROTIDIENNE

(le laquelle se Irouveiit quelques fibres du peaucier et les nerfs superficiels • d’une couche plus profonde , constituée par une chaîne de jang;lions lymphatiques, placés au-devant du conduit auditif, et sur la face externe de la {glande parotide qui est libre en avant , et forme un plan à la circonférence duquel on voit se dégag^er : en hauL les vaisseaux et les nerfs temporaux , soit la branche du maxillaire inférieur, soit celles du facial; en arrière sur le bord antérieur de l’apophyse mastoïde, l’artère auriculaire postérieure, etlcs nerfs auriculaires du facial et du plexus cervical superficiel. Si l’on emporte en avant deux lignes de la glande, on arrive sur les filets du nerf facial : il faut en enlever quatre au milieu, et six en arrière, pour arriver sur le tronc lui-même. Immédiatement au-dessous de ce plan oblique en avant et en dehors, formé par le rayonnement des branches du nerf respira teur de la face, se place la veine temporo -parotidienne, principale origine de la jugulaire externe; au-dessous', vient encore un segment de la glande , puis l’artère carotide externe, tantôt à nu sur l’apophyse styloïde, tantôt logée dans un sillon de la face interne de la parotide.

En totalité, C2tte région confine en dedans et en bas , à la carotidienne que nous étudierons plus tard; en arrière, au conduit auditif et à la région mastoïdienne; en avant, à celles de la joue; en haut , à la tempe.

ariétés. — Chez les enfants, la région paroti-

ANA'iOMJE TOPOGRAPHIQUE.

(lieniie, est large, en bas , à cause de roblii^uité en avant de la brandie de la mâchoire j elle bombe en dehors à cause de la graisse externe , et parce que les ganglions lymphatiques sont très développés j chez 1 adulte , sous le rapport de la largeur, le redressement de l’os maxillaire établit les dimensions qui nous ont servi de type ; chez le vieillard, la région s élargit en bas et de nouveau prend les caractères de l’enfance.

Il arrive quelquefois que la carotide externe n existe pas, la carotide primitive est indivise jusque sous le crâne.

Déductions pathologiques et opératoires. — Les plaies de cette région peuvent être accompagnées de la lésion de l’artère carotide externe , si elles sont profondes ; dans ces cas , la ligature de l’artère sur le lieu blessé pourrait bien être fort difficile , en raison de l’étroitesse de l’espace ; alors on devrait la découvrir au-dessous de la région , ou bien , comme l’a fait M. Marjolin , lier la carotide primitive. Ces plaies sont souvent suivies de fistules fort rebelles , entretenues par les lésions des radicules du conduit de Stenon . Les fragmen ts des fractures delà mâchoire dirigés vers la parotide, y ont quelquefois déterminé une inflammation suivie d’une tuméfaction externe plus ou moins considérable j cette phlegmasie peut porter sur plusieurs des éléments de cette glande : 1° sur ses granulations dans les oreillons j oP sur le tissu cellulaire interlobulaire , dans la plupart des parotides des fièvres adjnaniiques 3® enfin sur ses

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veines nombreuses. Ce dernier caractère est quelquefois aussi celui des parotides des fièvres graves , comme je l’ai observé jjecrois même que souvent ces sortes de parotidites ont été méconnues , parce qu’on a cru que le pus qui sortait des orifices veineux divisés, s’échappait réellement de petits foyers cellulaires. Au reste , ces abcès peuvent fuser dans le conduit auditif, après avoir déchiré le tissu qui remplit les incisures de Santorini j ils peuvent se porter en dedans vers les vaisseaux carotidiens internes qu’ils compriment^ mais le plus souvent, ils se font jour à l’extérieur. La parotide peut être le siège d’une tuméfaction , résultat du séjour de la salive dans ses conduits excréteurs, soit qu’il existe naturellement, soit au contraire qu’on oppose artificiellement un obstacle invincible à la circulation de ce fluide dans son conduit principal : les tumeurs squirrheuses de cette région peuvent encore avoir cette glande pour base; mais il faut l’avouer, presque toujours elles siègent dans les ganglions qui la recouvrent immédiatement. Cette position, au reste, explique admirablement ce qui arrive dans ce cas : la glande est refoulée en dedans et s’atrophie; circonstance qui a fait souvent croire que dansles extirpations des tumeursde ce lieu, on enlevait la parotide, parce qu’une dépression considérable restait après l’opération; presque jamais cette extirpation , n’a été pratiquée avant Béclard ; mais pour ce cas, il ne saurait y avoir de doutes, car ce célèbre professeur a ouvert la carotide externe pendant l’opération ; et, on lésait, celte ar-

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tere repose siirlallniite in terne de la o^lande. Au resti;, 1 anatomie de la région qui nous occupe , montre tonte la gravité d’une semblable tentative : tous les nerfe profonds de la région sont inévitablement détruits j surtout le facial dont l’importance relativement à la joue^ au col et à la tempe, est trèsgrandej après l’opération les lèvres et les ailes du nez doivent resterparalysées pendant les mouvements respiratoires. Tous les vaisseaux , l’artère carotide elle-mcme sont nécessairement coupés. Pour obvier aux accidents qui auraient purésulter de la section de l’artère carotide , Béclard imagina de la lier en bas , avant d’enlever la portion de la glande qui l’englobe. Cette conduite doit être consacrée en principe : on évite ainsi un flot de sang effrayant , et l’on se ménage le temps de faire les autres ligatures artérielles, notamment celle delà maxillaire interne qui s’enfonce sous le col du condyle de la mâchoire j cette artère donnerait certainement du sang qui lui arriveroit par les communications anastomotiques de ses branches. Dans le cas de névralgie faciale, depuis Maréchal, on a de temps en temps tenté , M. Roux en particulier, la section ou mieux l’ablation d’une portion du nerf facial j mais presque toujours sans succès j peut-être faut-il, l’attribuer à ce que le plus souvent on a fait cette section à la partie antérieure de la région, ou au milieu d’elle , dans des points où le nerf est déjà divisé , et ses filets très éloignés les uns des autres. Pour prévenir rinconvénient de ne couper f[u’une partie des filets conducteurs des douleurs , Réclard a conseillé d’agir sur le tronc

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même du nerf, à sa sortie du trou stylo-mastoïdien , opération laborieuse, mais enfin qu’il est possible de faire , en pratiquant une section parallèle à l’apopbyse mastoïde tout près d’elle , et en décola nt la glande parotide qui y est adhérente j alors à un demi-pouce de profondeur, on trouve le nerf qui croise la plaie obliquement en basj on coupe inévitablement l’artère auriculaire postérieure. Chez l’adulte , on peut pratiquer la compression de l’artère carotide en bas delà région, sur l’apophyse styloïde.

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