ORDRE PREMIER
Kc^ifiüiis naturelles de la partie sus-hyoïdienne du col.
Ces régions lient en avant le col et la tête ; elles sont au nombre de deux : la sus-hyoïdienne proprement dite et la parotidienne.
i'3 Région sus-hyoïdienne, ou glosso-sus-hyoïdienne.
Cette région est circonscrite en haut par le bord inférieur de l’os maxillaire, par l’hyoïde, en bas , et latéralement par uneligne fictive, quijoindraitl’un à l’autre l’angle maxillaire et la grande corne de l’os hyoïde à son extrémité ; elle est impaire, symétrique, placée SLir la ligne médiane et forme à la fois , en y faisant entrer la langue , tout le plancher de la bouche et une portion de la paroi antérieure du pharynx ; elle est aussi , pour ce double usage dirigée de teJle sorte que sa partie antérieure horizontale, forme avec la postérieure verticale, un angle arrondi et ouvert en bas j elle est terminée par deux faces : l’une cutanée garnie de poils très forts chez l’homme adulte, et présentant chez les individus gras une ou plusieurs saillies t ransversales qui semblent multiplier le menton; l’autre, muqueuse, ph(U‘) n^icnnr en arrière, offre dans ce sens, la base glanduleuse de la langue, le frein de l’épiglotte et deux déj)iesflior)s muqueuses latérales; buccale
en avant ^ elle présente encore la lanfjue ])resqne partout, si ce n’est tout-à-fait antérieurement où celle-ci se détachant, laisse à nunn espace en forme de croissant dont la convexité rcjjarde en avant; c’est là que l’on trouve sur la ligne médiane, le frein de la langue, très près de lui deux petites saillies sur lesquelles s’ouvrent de chaque coté le conduit de W arthon , et enfin depuis ce point une ligne obliquement dirigée en arrière et en dehors; c’est le relief du conduit de W'arthon lui-même.
Structure. — Éléments. — La région sus-hyoïdienne , à proprement parler n’a pas de squelette ; les saillies de l’os maxillaire inférieur et de l’hvoide la circonscrivent, mais ne lui appartiennent réellement pas : on y trouve beaucoup de muscles, les pea U ciers convergeant vers elles et souvent réunis eu haut, par un faisceau transverse, le ventre antérieur des muscles digastriques, les milo-hyoïdiens, dont la réunion forme un plancher à la fois complet et contractile , les génio - hyoïdiens et glossiens , l’hyoglosse, une portion élu stylo-glosse, le lingual et les fibres charnues intrinsèques de la langue ^ .
' Des recherches qui me sont propres, et que j’ai consi- {^nces dans un mémoire inséré parmi ceux des archives générales de médecine , ont établi que la langue n’est pas inextricable, suivant l’expression des anatomistes, et qu’elle est formée : i° d’un cartilage médian analogue du prolongement lingual de l’hyoïde des oiseaux , cartilage très développé dans l’homme, manquant dans quelques animaux , et qu’il ne faut pas confondre a\ ec une production du même genre, fusiforme et libre sous la muqueuse de la langue du cliien , du !unp, do l’ours, etc.; d umiî
PE LA RÉGION GLOSSO-SUS-HYOÏDIENN E . 1
Une aponévrose très forte appartient en propre à cette région , elle a la forme triangulaire, s’insère sur l’os hyoïde et les deux tendons des muscles digastriques, avec la poulie de réflexion desquels elle est continue. Un feuillet de l’aponévrose cei’vicale réunit ici les deux muscles peauciers sur la ligne médiane ; on trouve encore sous ces derniers une lame cellulo- fibreuse ^ feuillet profond
supérieur de V aponévrose précédente ; en passant
membrane muqueuse dont le derme très fort, sert avec le cartilage me'dian à l’insertion de toutes les fibres charnues, dont le corps muqueux est hérissé de petits organes secréteurs et d’un grand nombre d’éminences désignées collectivement, sous le nom àe.papillesj les unes lenticulaires, les autres coniques, les troisièmes fongiformes, mais auxquelles il faut ajouter une quatrième espèce qui forment le V. de la langue ; celles-ci sont constituées par une sorte de papilles fongiformes très développées, s’élevant du fond d’une petite cavité ou folliculej 3° de fibres intrinsèques longitudinales et transverses peu nombreuses dans l’homme, mais aperçues dans les animaux par mou ami M.Gerdy ; 4“ ée fibres charnues extrinsèques, les unes perpendiculaires émanées du genio-glosse, les autres lougitudinalesfourniespar l’hyo-glossesur les bords etla face supérieure, par le stylo-glosse inférieurement, quelquesunes enfin transversales, provenant d’un faisceau du styloglosse. Sur une langue coupée perpendiculairement et transversalement, on peut voir que les fibres longitudinales sont partout sous la muqueuse, que les fibres perpendiculaires et trausverses sont dans le centre, avec le cartilage médian.
J’ai décrit enfin une membrane glosso-hyoïdienne propre à l’homme, et fixant la langue au corps de l’hyoïde ; et aussi deux glandes linguales, placées sous le repli frangé de la face inférieure de l’organe, et cachées immédiatement par le muscle lingual et le long faisceau du stylo-glosse.
1()0 kNATOMlK 'l'OI>0(;«APHIQUi;.
au-dcssoiis de la {];lande sons-maxillaire et de ses vaisseaux, celui-ci vient se fixer an J)ord inférieur et à l’an{];le de la mâchoire, se continuant avec le ligament Stylo-maxillaire, de maniéré à établir beaucoup mieux qu’on ne l’a dit , une ligne de démarcation tranchée entre les glandes parotide et sousmaxillaire. Les artères de cette section du col sont ; très nombreuses, une branche considérable la tra- ■;
tirée de l’os hyoïde vers le bord antérieur du muscle \ masséter; cette artère est ]a. faciale qui pendant son i trajet, envoie des rameaux importants dans les élé- I ments de cette région ; l’un d’eux constitue l’artère sous-mentale, un autre la palatine inférieure, un beaucoup plus grand nombre n’a pas reçu de noms particuliers j une autre branche de la carotide externe , t artère linguale se place, comme la faciale, dans la région sus-hyoïdienne dès son origine^maisdifférente de celle-ci, ellenela quitte point ; d’abord inférieurement placée , elle marche parallèlement à la grande corne de l’hyoïde, monte ensuite perpendiculairement dans la portion perpendiculaire de la région , , et enfin devient de nouveau horizontale antérieurement j n’omettons pas de rappeler le rameau volumineux qui s’en détache , et constitue l’artère moyenne de la région , la sublinguale y qui fournit quelquefois la sous— mentale ou qui est d autrefois j formée par elle. Les veines sont ici un peu plus [su- ] perficielles que les artères , la linguale par exemple J passe en dehors du muscle hyo-glosse , à part cette ^ disposition , elles suivent leur trajet ; des ganglions lymphaliques nombreux se trouvent autour de la
DE LA RÉGION GLOSSO-SLS-HYOÏDIENNE. IQI
jTlaiide sous-maxillaire, dont, ils partag^ent le nom comme la position j ils reçoivent, outre les vaisseaux lymphatiques de la région , tous ceux de la face ; les nerfs sont superficiels , moyens et profonds : les premiers sont fournis par le plexus-cervical superficiel et le facial ; les seconds appartiennent au rameau milo-hyoïdien du dentaire inférieur; les derniers , linguaux , sont l’hypoglosse , le lingual, le glosso-pharyngien et les branches de ces troncs. Le tissu cellulaire de cette région est très lâche , si ce n’est tout-à-fait sous la peau , il contient peu de graisse profondément^ superficiellement autour de la glande sous-maxillaire, elle est plus commune.
Rapports. — Les rapports des nombreux organes de cette région, doivent être étudiés d’abord sur la ligne médiane dans la portion sous-mentale, puis sur les cotés , autour de la glande sousmaxillaire.
lo Sur la ligne médiane , de la peau vers la muqueuse les deux parties extrêmes de la région , on trouve : une couche cellulo-graisseuse variable par l’abondance de la graisse, ensuite les muscles pea liciers réunis par l’aponévrose cervicale , puis dans leur épaisseur ou sous euxles nerfs superficiels et des branches de l’artère sous-mentale; viennent après une autre couche formée par le ventre antérieur des muscles digastriques et par l’aponévrose qui les unit en bas, au-dessous des rameaux profonds de I l’artère sous-mentale qui recouvrent un autre plan I constitué par les muscles mylo - hyoïdiens unis i entre eux par un raphé, et adhérant en bas par ! quelques insertions à la membrane fibreuse de la
19"-^* A^ATOMlE TOPOGRAPHIQUE.
couche précédente. Les muscles inylo-hyoïdiens déjetés , on aperçoit les deux génio- hyoïdiens; audessous, les muscles {yénio-jjlosses, et enfin plus profondément encore , en iiaiiL et en cwanly la muqueuse du plancher delà bouche, un prolongement de la glande sublinguale et du conduit de Warthon; en bas et en amère , toute l’épaisseur de la langue qu’il faut traverser pour arriver dans la bouche ou le pharynx.
20 Sur les côtés, delà peau vers la muqueuse , . on trouve d’abord comme sur la ligne médiane, la couche cellulaire sous-cutanée, et lepeaucier; mais au-dessous les parties sont différentes : d’abordparoîtunelamefibro-cellulaire fixée sur le bord et l’angle de la mâchoire ; puis un réseau formé par la veine , l’artère faciales et leurs branches sousmaxillaires , quelques vaisseaux lymphatiques faciaux , le nerf mylo-hyoïdien du dentaire inférieur, les rameaux inférieurs du facial et les cervicaux superficiels du plexus de ce nom , réseau dans les mailles duquel la glande sous-maxillaire presque en totalité, et beaucoup de ganglions lymphatiques se trouvent engagés. Observons que dans ce lacis les veines sont superficielles , que le tronc de la veine faciale partie ulièremeait passe en dehors de la glande , tandis que celui de l’artère est placé en dedans où dans son épaisseur, que l’artère sousmentale suit le bord inférieur de l’os maxillaire qui laprotège , enfin, que le nerf milo-byoï dieu estplacé sous la glande plus profondémentencore. Toutes les parties que je viens de montrer étanl, enlevées, le muscle mylo-hyoïdien esl, à nu , son bord externe
. PORTIOJN TnACHÉLlEî«>’E DU COL. I(j3
peu prolongé, laisse néanmoins à découvert en dehors, une partie du plan suivant qui est sous-jacent en dedans au mylo-hyoïdien ; ce plan est formé : en hauL et en avant, par un prolongement de la glande sous-maxillaire, par la glande sublinguale , le conduit de Warthon qui surmonte ces glandes, le nerf ^ lingual etTartère sublinguale placésau contraireaudessous j toutes parties qui confinent à la muqueuse du plancher buccal j en bas et en arrière , par les muscles stylo-glosse et liyo-glosse , ce dernier formant avec le génio-glosse un interstice cellulaire , où se trouvent les deux dernières portions de l’artère linguale, et dans lequel plonge pour s’y terminer le nerf grand hypoglosse. En dehors du muscle hyo-glosse , on trouve appliqué sur lui le nerf précédent et la veine linguale , qui marchent parallèlement à la corne de l’os hyoïde, comme l’artère linguale et le nerf glosso - pharyngien , qui sont placés plus profondément; ces dernières parties sont immédiatement appliquées contre le corps de la langue, qu’il faudrait encore traverser, comme sur la ligne médiane, pour arriver dans le pharynx ou la bouche.
Fariétés. — Chez l’enfant , cette région est toujours bombée, parce que la graisse sous-cutanée y abonde ; celle-ci diminue ensuite , et la voussure de la région disparaît en grande partie ; enfin vers quarante-cinq ans à peu près , la graisse s’accumulant de nouveau sous la peau , la déprime et forme les saillies qui déjà ont été notées.
Chez l’homme adulte, la barbe distingue cette
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pé(jion ; chez la femme, elle conserve toujours l’aspect glabre et la rondeur de l’enfance.
Les variétés spéciales de ses organes sont peu nombreuses j elles portent principalement sur l’artère sous-linguale qui peut avoir une origine plus superficielle que dans l’état normal j elle peut émaner , par exemple de la sous-mentale, et alors elle traverse les faisceaux du muscle hyo-glosse. Le stylohyoïdien souvent n’est pas bifurqué en bas; souvent on trouve un muscle anormal à la place du ligament stylo-hyoïdien, qui, lui-même peut s’ossifier en (out ou en partie.
Cette région varie beaucoup dans sa direction et ses dimensions, par les mouvements de l’os hyoïde; lorscju’il est élevé, elle se raccourcit surtout aux dépens de sa portion verticale ; l’inverse a lieu dans l’abaissement de cet os. ‘
Déductions pathologiques et opératoires. — Les plaies de l’espace sus-hyoïdien peuvent acquérir une certaine gravité lorsqu’elles sont latérales ; là , en effet , l’artère faciale peut avoir été lésée, ainsi que la glande sous-maxillaire : circonstances desquelles résulteraient une hémorrhagie , ou des fistules salivaires consécutives. Ces plaies faites inférieurement, surtout par un instrument qui agirait horizontalement , pénétreraient dans le pharynx. Les supérieures, lorsqu’elles sont le résultat de l’action perpendiculaire d’un agent vulnérant, communiquent avec la bouche. Si l’artère linguale avait été ouverte , on pourrait pour la lier , la découvrir sous l’hyo-glosse , près delà grande corne de
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l'os hyoïde, en faisant une petite incision parallèle à cet os cpiel’on sent aisément; dans cette opération on couperait la peau, lepeancier, on soulèverait les muscles di^^astriques et stylo - glosse , l’hyo^^losse serait intéressé; et l’artère ainsi mise à nn, pourrait être facilement saisie à l’aide d’une sonde cannelée ; il ne faudrait pas trop s’éloigner delà corne hyoïdienne, de peur d’atteindre le nerf grand hypoglosse. Sur le cadavre, on exécute facilement cette opération , que son auteur, Béclard, conseillait encore de pratiquer, dansles cas de tumeurs érectiles de la langue , ou si l’on tentait d’enlever une très grande partie de cet organe cancéreux. Des abcès de cette région se sont quelquefois ouverts dans la Louche, en ulcérant la muqueuse ; toutefois ce sont seulement ceux qui siègent au-dessus du muscle milohyoïdien; ceux au contraire qui appuient sur sa face inférieure se portent vers la peau; des tumeurs de diverse nature , s’y développent souvent en dehors , rarement siègent-elles dans la glande sub-linguale ; elles résultent souvent de l’engorgement symptomatique des ganglions qui entourent cette glande , engorgement quipeut survenir dans les maladies de la face et des régions latérales du crâne et de la l ête. C’est ici que se montre la tumeur de la grenouillette, formée par la dilatation du conduit de Warthon, sous l’influence d’un obstacle à la circulation du fluide salivaire. Cette tumeur se développe d’abord uniquement en haut, en soulevant la muqueuse sous laquelle elle se trouve immédiatement;
I()G ANATOMIK TOPOCJHAPIIIQUE.
ce ii’cst, (jii’aii Ijout, criiii teinj)S très loiifj, qu’elle déprime la réf>ion inférieurement, comme l’ont indiqué quelques personnes. Le cathétérisme désobstruant du conduit deWarthon est difficile, quoique possible , surtout il est insuffisant pour guérir le malade ; aussi dans le plus grand nombre de cas est-ce seulement par une opération , qui consiste | à enlever toute la partie antérieure de la poche , !
que l’on entreprend de la faire disparaître. Un segment très grand doit être emporté, si l’on ne veut voir la plaie se fermer promptement et la ma- ] ladie se reproduire^ on peut, comme le conseille | M. le professeur Dupuytren, entretenir l’ouverture fistuleuse avec un petit bouton à deux têtes. Dans des tentatives hardies et souvent heureuses d’amputation , et même d’extirpation de la mâchoire inférieure , exécutées surtout par MM. Dupuytren, Delpech, Grœfe de Berlin , on a été forcé de détacher toute cette région de la mâchoire inférieure j si le milieu de l’os doit être seul enlevé , on laisse intacte l’artère faciale , et l’on intéresse seulement des rameaux de la sous-mentale et de la sublinguale j presque toujours le tronc de la j^remière accolé à l’os est coupé ; c’est enfin sur la face muqueuse de cette région , que l’on conduit à travers la bouche et le pharynx, le tube laryngien de M. Chaussier, ou tout autre instrument destiné au cathétérisme du larynx ; lorsqu’il est arrivé à la base de l’épiglotte, dans l’une des ‘ dépressions muqueuses latérales qui ont été si- ;
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gnalées , on le porte légèrement en dehors et en arrière, et de la sorte évitant l’épiglotte, il franchit avec facilité l’ouverture supérieure du laiynx. Tel est le mécanisme par lequel le chirurgien porte artificiellement , dans le canal aérien des corps étrangers ; mais on se tromperait , si l’on se figurait qu’abandonnés à eux- mêmes, ceux-ci pourraient suivre la même route, dans la déglutition par exemple ; s’il en était ainsi , les occasions d’observer ce passage seraient bien plus communes; la disposition de la soupape laryngienne, qui s’abaisse d’avant en arrière , leur ojipose un obstacle continuel ; ilfaut au contraire, pour pénétrer dans le larynx pendant la déglutition , qu’un corps étranger venu du dehors dépasse en bas le niveau de cette partie, et que par un mouvement d’anti-déglutition , il soit reporté en haut au-dessous de l’épiglotte, qui ne peut plus s’opposer alors à son introduction.
20 Région parotidienne.
Cette région paire , non symétrique , occupe les parties latérales et supérieures du col ; elle est comprise dans l’intervalle osseux parotidien, dont les limites sont précisément les siennes ; en avant, le bord postérieur de la branche maxillaire; en arrière, l’apophyse mastoïde et le conduit auditif; en haut, l’arcade zygomatique ; en bas, une ligne tirée horizontalement en arrière au niveau de l’atigle de le. mâchoire; en dedans, profondément, l’apophyse styloide , ses ligaments stylo-maxillaire hyoïdien ,
ANATOMIE TOPOCRAPIIIQUE.
et. le bouquet anatomique de Riolaii i. Son étendue en hauteur, est mesurée par la longueur de la branche de Tos maxillaire; sa largeur est susceptible de variations : le mécanisme de la mâchoire est tel, que dans l’élévation de cet os , la largeur devient plus considérable en haut, et diminue en bas; un changement inverse a lieu dans le mouvement inverse.
Une dépression, marquée en bas chezles individus maigres, caractérise la face cutanée de cette région , qui est dépourvue de poils un peu longs ; ceux de la face, qui constituent la barbe cessent tout à coup au devant d’elle.
Structure. — Eléments. — La région parotidienne n’a aucune jDartie résistante dans son épaisseur, elle s’appuie seulement sur l’apophyse styloïde et les ligaments qui la prolongent vers la mâchoire et l’hyoïde ; c’est là, à proprement parler, son squelette : le bord de la branche de la mâchoire, son articulation , l’apophyse mastoïde et le conduit auriculaire ses limites , lui appartiennent accessoirement ; Les muscles styloïdiens , sterno-mastoïdiens et digastriques sont dans le même cas ; les premiers la terminent en dedans, les autres en arrière et en bas.
* Cette limite interne fort naturelle , permet d’étudier facilement cette région; mais au contraire supposez celle-ci appuyée sur la colonne vertébrale, ses limites internes et antérieures deviennent tellemenl vagues, qu’il est impossible de retenir les rapports profonds, qui se retiendrontau contraire facilement, lorsqu’ils serontgroiipés autour de la carotide, comme on le verra par la suite.
UE LA llÉGIOxN PAROTlDlEISiNE. 1 (j9
Le seul muscle qui pénètre réellement la région , quoique d’une foible étendue, c’est le peaucier. hn glande parotide remplit tout l’espace , est l’organe le plus important, celui autour duquel on doit, grouper tous les autres pour les rapports ; elle sort toujours un peu de la région en avant, se prolonge dans la joue en embrassant la branche de la mâchoire; jamais, quoi qu’en disent les anatomistes , on ne la voit dépasser en dedans le niveau de l’apophyse styloïde , elle borddusterno-mastoïdien en arrière; sa continuité avec la sous - maxillaire est, comme il a déjà été dit, empêchée par une membrane fibreuse fixée sur l’angle de la mâchoire. Une foule de conduits très fins naissent de toutes ses granulations , et forment les radicules du conduit deStenon, qui lui-même n’occupe pas cette région. Les artères parotidiennes sont nombreuses , toutes viennent du tronc carotidien externe , qui affecte une position profonde en bas, tandis qu’il devient plus superficiel en haut; ses branches principales propres à cette région, sont la temporale et la maxillaire interne en haut, la transverse de la face en avant, les auriculaires en arrière, toutes sortant presque immédiatement après leur origine, et enfin de petits rameaux qui se distribuent dans la parotide et viennent, soit de la carotide externe, soit des branches précédentes ; les veines suiventle trajet des artères, à cette seule exception près, -que le tronc veineux principal est plus superficiel que. l’artère. Cette veine forme l’origine de la jugulaire externe et
‘-iOO ANATOMIK TOPOGRAPIIIOUF,.
envoie line liranche (ranastornose vers l’interne. Des {];anglions lymphatiques nombreux , mais peu volumineux dans l’état régulier, s’y reneontrent encore ; ils reçoivent les vaisseaux lymphatiques de la tempe, de la joue et de l’oreille, avec ceuxdela région ellemême ; au reste, ces ganglions font suite aux latéraux du col. Les nerfs sont superficiels ou profonds : les premiers appartiennent à la branche auriculaire du plexus cervical superficiel, branche qui n’est pas seulement destinée à l’oreille, comme son noml’indiqite ; les seconds sont constitués parle nerf facial et ses filets divergents cervicaux , faciaux et temporaux, dont la position devient de moins en moins profonde, à mesure qu’ils s’éloignent du tronc générateur j ce tronc affecte lui -même une direction oblique eu bas, dès sa sortie du trou stylo -mastoïdien. Enfin le filet temporal superficiel du maxillaire inférieur, traverse , en haut toute l’épaisseur de la région , en décrivant une anse à concavité supérieure , qui embrasse l’arcade zygomatique et l’articulation temporo-maxillaire. Le tissu cellulaire sous-cutané est dense , il ne contient que très peu de graisse j le profond qui constitue le tissu interlobulaire parotidien est encore très dense, mais jamais adipeux.
20 Rapports. — En recomposant de toutes pièces la région parotidienne que nous venons d’analyser par le scalpel, nous la formerions de dehors en dedans j d’une couche cutanée non velue, ou au moins, offrant seulement un léger duvet ; d’une couche dense de tissu cellulaire peu graisseux , au milieu