‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 57 sur 132 · Ri^gion carotidienne · texte numérisé non relu

Ri^gion carotidienne

Tous les organes qui entourent immédiatemenf la carotide primitive et sa branche interne , forment cette région importante; elle rt'présente assez bien

DK KA RÉGION CAROTIDIENSIK. 2.I9

un espace triangulaire, dont les limites sont déterminées de la manière suivante : en arriéré , par la colonne vertébrale et les muscles, grand droit antérieur de la tête et long du col; en dedans , par le pharynx en haut, l’œsophage etle canal aérien en bas ; en dehors et en avant, par la région parotidienne et le muscle ptérygoïdien interne supérieurement, par la région sterno-mastoïdienne en bas et au milieu.

Cette région , ainsi naturelle jusqu’à un certain [)oint , mesure par sa longueur tout le col ; elle est étendue de la base du crâne au thorax.

Structure. — Eléments. — Sans parler des nombreux organes qui circonscrivent l’espace carotidien , lui-même est occupé par la carotide qui jîionte un peu obliquement en dehors juscju’au dessous du larynx, et se place dans un plan perpendiculaire au-dessus; à partir de ce lieu, elle est divisée en deux branches : l’une superficielle, se porte dans la région parotidienne; l’autre profonde, continue le trajet du tronc, et forme vers le crâne un nombre variable de courbures plus ou moins prononcées. Ce long vaisseau fournit à peine quelques raniuscules qui n’ont reçu aucun nom spécial. Deux artères plus petites mais remarquables , parcourent l’espace carotidien : runc (ist la thyroïdienne inférieure qui y présente deux portions, la première verticale, la seconde transverse; l’autre artère est la phaiyngiennc inférieure. La carotide est accompagnée par une veine qui, pour n’avoir pas été qualifiée du même nom, n’en est pas moins sa veine satellite, e est la jugulaire

ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE interne qui roçoil;, en liant, au-dessus du larynx, les veines faciale, Un finale, pharyngienne , occipitale., et un rameau de communication des veines jugulaires externe et antérieure: la iue-ulaire interne reçoit seulement, tout-à-fait en bas, les deux dernières; et au milieu, souvent, les veines thyroidiennes latérales. En somme, on peut dire que la veine jugulaire interne correspond exactement aux artères carotides, seulement celles de ses branches qui succèdent aux divisions de la carotide externe, ne se réunissent pas en un seul tronc, mais débouchent dans la jugulaire à des hauteurs différentes. De nombreux ganglions lymphatiques occupent l’espace carotidien au-dessous du niveau de l’angle delà mâchoire; au-dessus ils deviennent très- rares, sans pourtant manquer tout-à-fait I . Le nerf pneumo-gastrique parcourt toute l’étendue de cette région, et y fournit ses filets pharyngien et laryngé supérieur en haut, cardiaque en bas ; la portion cervicale dugrand sympathique règne aussi partout, envoyant en dehors des filets de communication aux nerfs cervicaux, en dedans, les nerfs cardiaques superficiel et moyen, et en avant, les filets carotidiens et pharyngiens. Le grand hypoglosse et son filet descendant qui le prolonge en bas, le pharyngo-glossien et le spinal,

'De ce que peu de ganglions lymphatiques existent sous la base du crâne, faut-il en conclure que le cerveau est dépourvu de vaisseaux lymphatiques, et que ceux en petit nombre qui sortent de cette cavité, appartiennent aux ménynges?

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