‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 59 sur 132 · DE LA RÉGION CAROTIDIENNE · texte numérisé non relu

DE LA RÉGION CAROTIDIENNE

dans la partie supérieure du nerf pneumo- gastrique droit, d’un sujet apporté dans les pavillons de la Faculté une massetuberculeuse du volume d’un pois j je n’ai pu rien apprendre touchant les symptômes qu’il avait présentés pendantsà vie. Sans doute cet individu avait éprouvé de la dyspnée, comme les animaux sur lesquels dans les expériences physiologiques, on pratique la section d’un des nerl^ vagues ou comme le malade observé par M. Andral. La ligature de la carotide primitive n’est pas par elle-même une opération difficile, mais encore faut -il, pour l’exécuter, avoir bien présents à l’espritles détails cidessus j on a lié ce vaisseau un grand nombre de fois, tantôt à l’occasion d’anévrysmes ou de tumeurs fongueuses , tantôt pour s’opposer à une hémorrhagie dans ses plaies O U celles de ses branches. Quelque soit le niveau du col où l’on veuille faire l’opération , on doit toujours agir au-devant du muscle sternomastoïdien, et couper successivement : la peau, le paucier en haut, en bas la lame superficielle de l’aponévrose cervicale et sa lame profonde au-dessous du muscle scapulo-hyoïdien ; celui-ci lui-même peut être intéressé s’il gêne, il en est de même du rameau sterno-mastoïdienderartcretyroïdiennesupérieure; il faut aussi bien se rappeler la position des veines tliyroïdiennes latérales lorsqu’elles existent j et la variété dans laquelle l’artère thyroïdienne inférieure passait au-devant de la carotide j on doit ensuite ouvrir avec soin la gaine de la carotide, éviter la branche descendante du nerf grand hypo-glosse, et soulever l’artèi'c de dehors en dedans, pour ne pas

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snisir avec, elle ta veine jugulaire interne, et les iierfe pneniTio-gasliriqne et grand syrnpal.hiqne rpii la côtoient, ta première en dehors, tes deux derniers en dehors et en arrière. 11 ne faut pas porl.ei* trop près de la colonne vertébrale l’instrument destiné à prendre le vaisseau, de peur de léser l’artère thyroïdienne inférieure, sur laquelle il appuie en bas. J. Wardrop * , célèbre chirurgien anglais , a lié avec succès pour un anévrysme la carotide primitive, entre la tumeur et le système capillaire. C’est le premier cas de réussite de cette méthode, à laquelle, au reste, l’artère carotide se prête plus que toute autre ; en effet elle ne fournit aucune branche avant sa bifurcation, le sang y circule contre l’action de la pesanteur, et la circulation de la tête après l’opération n’éprouve pas même un instant d’interruption , à cause des nombreuses anastomoses des artères 5 toutes circonstances qui permettent facilement la coagulation du sang dans l’artère et la tumeur au-dessous de la ligature. Je crois qu’un chirurgien serait blâmable aujourd’hui , s’il laissait périr un malade portant un anévrysme inférieur de la carotide , plutôt que d’imiter l’exemple remarquable de V\'ardrop. La ligature de la carotide primitive a été , pour la première fois , exécutée par Astley Cooper j mais |ne perdons pas de vue pourtant, qu’à notre célèbre Dubois appartient l’honneur d’avoir institué cette opération , qu’il au-

' 3Iedico-Chinirgicales; ÏYains3iCtions. volume i3, pour l’anncc i8a5.

DE LA RÉGION DE LA NUQUE. •xf\Ç)

rait faite le premier, si le malade n’eùt snccumbé à une attaque d’apoplexie, quelques jours avant celui qu’il avait fixé pour y procéder. On pourrait être appelé à faire la ligature de la carotide externe à son origine, soit dans le cas de plaies, soit, à l’imitation de Béclard, pour pouvoir ensuite faire avec plus de sécurité l’extirpation de la glande parotide. Ce vaisseau ne pourrait être atteint qu’après une incision préalable de la peau, du muscle peancier, de quelques filets nerveux du plexus cervical j il faudrait ensuite le chercher au-dessous et entre les mailles du plexus veineux qui a été signalé sous l’angle de la mâchoire.

ARTICLE SECOND

Portion postérieure du col.

Formée par le groupe d’organes appuyé sur la face spinale de la partie supérieure du rachis, elle n’offre qu’une seule région très simple, celle de la nuque, région cervicale, Chaussier.

Rcigion de la nuque.

La nuque, cervix, a des limites bien précises; la protubérance occipitale externe en haut , l’apophyse épineuse de la vertèbre proéminenle en bas, et latéralement les bords dusterno-mastoïdien et du trapèze, qui d’autre part terminent les régions sterno-mastoidienne et sus-claviculaire.

La région de la nuque est concave de haut en bas, et convexe transversalement; son diamètre

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I,raiisvcrse est rétréci au milieu, et devient graduellement plus étendu à mesure qu’on l’estime plus près du crilne ou du dos.

Cette région appuie sur l’épine^ par la plus grande partie de sa face profonde, excepté en haut où elle a des rapports avec la portion de la région de la base du crâne, interceptée entre le trou occipital et la protubérance occipitale externe; sa face superficielle est libre , cutanée et revêtue de poils dans son tiers supérieur ; sur la Mgne médiane, le raplié y est très prononcé, et à ce niveau on sent par la pression le sommetdesapophyses épineuses vertébrales, surtout en bas ; en haut toujours sur la ligne médiane se trouve la protubérance occipitale, et au-dessous sur le prolongement du plan dii trou occipital, une dépression variable en profondeur, sorte àe. fossette cervicale.

Structure. — i» Eléments. — La partie annulaire des vertèbres cervicales, forme le squelette de cette région, à laquelle appartient par conséquent la portion cervicale du canal vertébral. Remarquons que les lames vertébrales sont très écartées les unes des autres, surtout en haut; que les ligaments jaunes qui comblent leurs intervalles, s’aperçoivent facilement en arrière lorsque toutes les par- (,ies musculaires sont enlevées, et qu’à leur niveau les parois du canal vertébral sont faibles. Le ligament cervical postérieur, quoique rudimentaire chez l’homme ^ , n’y existe pas moins , fixé sur la crête et

■ Dans les {;ranfl.s quadrupèdes, celigameiit est énorme; il est forme d’uu tissu fibreux jaune fort élastique, et

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