DE LA RÉGION DE I.A NUQUE. 9.5 I
la protubérance occipitales externes en haut, sur le sommet des dernières apophyses épineuses cervicales en bas. La nuque est surtout remarquable sous le rapport de ses nombreux muscles j les uns sont intrinsèques, les autres extrinsèques; les premiers sont les inter-épineux, inter-transversaires postérieurs , les droits et obliques, les faisceaux supérieurs du transversaire épineux ^ , parmi les seconds, on compte les deux complexus ^ , le splénius , le transversaire et l’angulaire de l’omoplate, qui dépassent à peine la nuque inférieurement; le trapèze, le rhomboïde, le petit dentelé postérieur et supérieur, et l’extrémité supérieure du sacro-lombaire, qui n’y présentent qu’une très petite partie de leur étendue.
Quatre artères considérables envoient des branches dans la région de la nuque : la 'vertébrale y
représente un véritable res.sort, propre, par .sa seule élasticité,à redresser la tête sur le rachis, sans empêcher dans d’autres circonstances la flexion de cette même partie vers le col sous l’influence musculaire.
* Ces faisceaux seraient ici mieux nommés articulaires épineux : j’ai montré, en effet, qu’ils s’insèrent non sur les apophyses transverses, mais sur les articulaires.
’ Le grand coiuplexus peut être considéré comme un muscle transversaire épineux ; il en a la direction , les insertions et les usages. Si l’on se rappelle l’analogie de i’occipital et des vertèbres, cette comparaison musculaire leviendra encore plus .séduisante; toutefois, ce muscle, ^ontre l’opijuon des auteurs, ne .s’insère pas sur les apo- ’diyscs trausvcrses,mai.s sur une rainuie qui les sépare de.s, qmphyses ar tien lai i es.
AINA'J’OMIE TOPOGRAPHIQUE, les cdvicalcs profonde. , Lranseevse , et roccipilale; lus deux premières sont profondes, la vertébrale y présente sa dernière courlnirc, la cervicale pro- Jondef>Y termine^les deuxdernières sont superficielles, et parmi elles, le tronc de roccipilale s’y trouve seulement par sa portion horizontale, et par l’orif^ine de sa dernière courbure. Toutes ces artères s’anastomosent lar<^ement entre elles, ce cpii étaldit des relations circulatoires entre la carotide de laquelle émane la dernière , et la sous-clavière qui fournit les trois premières. Les veines sont très exactement satellites des artères. Les vaisseaux lymphatiques profonds se rendent tous vers les g^ang;! ions lymphatiques latéraux du col; les vaisseaux superficiels au contraire, se partagent entre les ganglions précédents et ceux de l’aisselle.
Les nerfs de la nuque viennent presque exclusivement des branches postérieures du nerf sous-occipital et des nerfs cervicaux , auxquels toutefois se joignent le nerf spinal et quelques filets descendants du plexus cervical superficiel : tous ces nerfs, d’abord profonds, deviennent superficiels à mesure qu’ils s’avancent , et finissent par arriver à la peau , après s’être épuisés en fournissant des rameaux.
Le tissu cellulaire de cette région est lâche entre les muscles, et fort dense sous la peau; dans ce dernier point encore, il est bien plus serré supérieurement qu’inféricureinent , ce qui rend difficile la dissection des muscles à cette hauteur; maigre sa densité, ce tissu cellulaire n’a pas la disposition