‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 70 sur 132 · ARTICLE PRE MIE R · texte numérisé non relu

ARTICLE PRE MIE R

, l^arois abdominales.

Le contour de l’abdomen est ordinairement divisé en parois antérieure, postérieure, latérales, supérieure et inférieure. Cette division bonne en général , ne peut être admise en anatomie topographique, comme base des régions abdominales, parce qu’elle n’est pas fondée toujours sur des limites précises et sur des différences de structure ; ainsi, par exemple, les parois antérieure et latérales sont partout uniformes, elles ont la même structure; il serait, par conséquent, peu convenable de les séparer dans la description, et, à plus forte raison, de les subdiviser elles-mêmes artificiellement en régions secondaires ; ce seroil. inutilement se répéter, et jeter de l’obscurité sur un sujet par lui-même très clair.

OKS PAROIS ABnOMINALlîS. 3l()

Bien que très cliiférentes sous tous les rapports, les parois abdominales ont pourtant aussi quelques analog;ies qui doivent un instant nous arrêter; toutes ont deux faces : l’ime abdominale , séreuse , l’autre opposée à celle-ci, et presque toujours cutanée; la seule paroi supérieure faisant réellement exception. Elles sont pourvues de beaucoup d’aponévroses , et celles-ci forment des ouvertures cintrées pour les vaisseaux. Ces ouvertures souvent ne sont que le commencement de canaux ou trajets, qui parcourent obliquementles parois abdominales; elles contiennentavec les vaisseaux un tissu cellulaire fort lâche, quelques pelotons adipeux, et sont fermées en dedans par la séreuse abdominale.

Usages. — Les parois abdominales sont contrac-, tiles, et agissent souvent comme telles; elles résistent en raison de leur structure serrée. C’est ici le lieu de remarquer que la nature a surtout placé les aponévroses abdominales étrangères aux muscles, dans les lieux contre lesquels les viscères pressent le plus souvent et que là , en même temps , elle leur a donné plus de résistance ; aüssi sont-elles très fortes et nombreuses au bas de la paroi antérieure, et surtout dans l’inférieure : cette dernière disposition est très remarquable dans l’espèce bumaine, la première caractérise au contraire les grands quadru- [)èdes ; ces faits tirés de l’anatomie de l’homme et de celle des animaux viendraient établir, s’il en était besoin, la destination congéniale de l’homme pour l’attitude bipède, et celle des autres animaux pour la stalion à (juatre pieds.

3'^.0 ANATOMIE TOPOGIIAPTIIQUE.

Dcdiictions. — Les ouvertures ou canaux vasculaires (les parois abdominales, sont les lieux par lescpiels {^lissent les viscères clans le plus ^rand nombre des cas pour faire hernie \ la laxité du tissu cellulaire cpii bouche ces conduits, est une condition prédisposante à ces maladies j mais en revanche leur direction oblique, direction plus ou moins analogue à celle des uveteves à travers les parois vésicales, est, une précaution prise par la nature pour les empêcher. Les pelotons adipeux, qu’ils contiennent lorsqu’ils augmentent dans l’obésité , dilatent d’abord l’ouverture , puis lui font perdre son ressort ; et si , dans cescircontances, la maigreur survient rapidement, ces bouchons élastiques disparaissent, et des hernies sont facilement produites. Enfin, la graisse des ouvertures abdominales, lorsqu’elle devient fort abondante , peut se développer en dehors, tirailler par son poids la partie du péritoine qui recouvre en dedans l’ouverture , l’entraîner, et déterminer la formation d’un véritable sac dans lequel il ne faut plus que la descente de quelques anses intestinales , pour constituer une hernie complète , qui porte le nom de hernie graisseuse .

DK LA RÉGION COSTO-ILIAQUE. 3*2 1

PARAGRAPHK PREMIKR.

Parois abdominales antérieure et latérales.

Ces portions du contour de la cavité abdominale sont continues; elles se ressemblent sous le rapport de l’absence d’une portion osseuse qui leur serve de point d’appui; elles sont formées presque partout des mêmes couches. Toutes ces considérations doiventles faire confondre en une seule région, que Béclard avait proposé d’appeler cosLo-iliaque , du nom des deux parties du squelette entre lesquelles elle est comprise.

Rc'gion abdominale antérieure et latérale (costo-iliaque).

La forme de cette région , supposée détachée et étendue sur un plan, est celle d’une croix de Malte; elle offre deux prolongements latéraux reçus entre la crête iliaque et les fausses côtes ; et deux autres, l’un supérieur s’avançant dans l’échancrure sous-sternale de la base du thorax ; l’autre , dans celle du contour supérieur du bassin en avant. Ses limites sont précises : en haut, le thorax, dont la base forme un relief extérieur; en bas, le bassin; en dehors, la saillie du bord externe chi muscle sacro-spinal. Son épaisseur n’est point uniforme : sur la ligne médiane, elle est de qualrr Uf^ries environ; au niveau du muscle droit, elle est, terme moyen, de dix lignes-, en dehors de ce muscle, de six a huit lignes. En général , cette région est plus épaisse en bas qu’en haut.

On lui distingue deux faces : l’une cutanée,

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