‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 73 sur 132 · PARAGRAPHE SECOND · texte numérisé non relu

PARAGRAPHE SECOND

Paroi abdominale postérieure^

La paroi postérieure de l’abdomen , n’offre pas à l’extérieur de limites bien saillantes en bas j en haut le relief du bord inférieur de la douzième côte, en-dehors la saillie des muscles sacro-spinaux la terminent un peu mieux. Toutefois , de même que la précédente, cette paroi, au-dessus de la première côte, appartient également au thorax et à l’abdomen j elle est constituée par les régions lombaire et iliaque , et forme , en se réunissant à la paroi antérieure , le pli de Vaine.

Région lombaire.

Cette région est impaire , symétrique, placée sur le trajet du plan médian antéro - postérieur j elle a pour limites très précises en haut, la ligne oblique représentée par la douzième côte; en bas la crête iliaque , latéralement , le bord externe du muscle sacro-spinal saillant chez les individus très forts.

Cette région offre deux faces , l’une cutanée , l’autre péritonéale : la première offre Sur la ligne médiane le raphé , et sur les côtes une saillie allongée ; c’est le relief des muscles vertébraux postérieurs ; cette face est convexe transversalenlent, et concave, de haut en bas, plus chez la femme que chez l’homme. La seconde, convexe dans toutes les directions , doit cette disposition à la courbure de

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l’épine, qui peut quelquefois être sentie à travers la paroi antérieure du ventre j c’est contre celle-ci qu’appuient la plupart des viscères abdominaux. Au reste , le péritoine n’y adhère que très peu; il en est séparé par beaucoup de tissu cellulaire et par le rein .

Structure. — Éléments. — Cette ré|];ion, très naturellement constituée, a pour squelette la portion lombaire du rachis qui en est la partie la plus considérable ; les lames des vertèbres non imbriquées, y laissent à découvertes ligaments jaunes ; les apophyses épineuses sont longues, horizontales et sous-cutanées par leur sommet ; les apophyses articulaires supérieures sont relevées par une éminence sorte d’ apophj'-se transverse accessoire. Le canal vertébral est étroit et ses trous de conjugaison sont très larges ; il recèle seulement un paquet de nerfs qui se portent surtout vers les membres inférieurs et le bassin .

Les muscles peuvent être ici divisés en intrinsèques et extrinsèques : les premiers sont les intertransversaires lombaires et le carré; parmi les seconds, on compte le sacro-spinal qui , à cette hauteur , n’a que deux faisceaux : i ® la masse du sacro-lombaire et du long dorsal; 2® le transversaire épineux, muscle mal nommé, puisqu’il ne se Hxe pas sur les apophyses transverses , mais sur les tubercules des apophyses articulaires supérieures; on compte encore le muscle petit dentelé postérieur et supérieur, les deux psoas ; le grand dorsal et le diaphragme entrent encore pour quelque chose dans la structure de la région loin-

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