‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 76 sur 132 · RÉGION DU PL] DE L AJNE · texte numérisé non relu

RÉGION DU PL] DE L AJNE

peau y présente des poils, et la main sent facilement sous elle de petits renflements , ce sont les , «ganglions inf^uinaiix superficiels.

Structure. — Le bord antérieur de l’os coxal forme le squelette de cette région ; on se rappelle qu’il offre les deux épines iliaques antérieures séparées par line échancrure, la coulisse des muscles })Soas et iliaque, l’éminence iléo-pectinée, la crête du pubis, et une surface triangulaire appartenant au muscle pectiné, l’épine du pubis et une surface qui concourt à former l' anneau inguinal. Cette grande échancrure est transformée en un trou par l’arcade crurale (^horcl réfléchi de V aponévrose du grand oblique'). Celle-ci est fixée très, simplement à l’épine iliaque et sur le jjubis, elle se sépare en deux faisceaux déjà décrits j son bord inférieur se continue en dehors, avec toute l’épaisseur àii fascia lata y en dedans, avec son feuillet superficiel seulement ; son bord postérieur réfléchi en haut, se continue dans son tiers externe avec \q f as cia iliaca, dans le moyen , avec le fascia transversalis, et dans le tiers interne, il se fixe sur la crête du pubis, et constitue ainsi le ligament deGimbernat, dont une des faces est supérieure et antérieure , tandis que l’aula-e est postérieure et inférieure. Le ligamentde Gimbernat est fixé par un de ses bords sur la crête pubienne, et par l’autre s’insère sur l’arcade crurale ; ce dernier qui est la base du triangle que rejn ésent.e cette partie, est coneave et tourné en delioi’s. Par suite de cette disposition, l’ouverture que l’arcade crural(^, férine avec réchancrure coxale, est libre

ANATOMIK lOPCHJHAPlIlQUE.

nu milieu seulement, et représente un anneautriangulaire », dontlehord antérieur est formé immédiatement par Farcade crurale , le postérieur par la branche horizontale du pubis, et l’externe par la plaine des muscles psoas et l’iliaque , fortifiée dans ce point par une expansion du petit psoas; anneau dont l’angle interne est mousse, et occupé parle ligament de Gimbernat , dont le postérieur renferme les vaisseaux fémoraux, tandis que l’externe est peu important.

Si ensuite on examine les rapports de cette ouverture , on trouve que son bord antérieur est couvert de dedans en dehors par la peau, le fasciasuperfLcialis , l’artère sous-cutanée abdominale, quelquesganglions lymphatiques dans lesquels se rendent les vaisseaux lymphatiques superficiels des organes génitaux , du membre correspondant et de la partie inférieure de la paroi abdominale ; dans l’épaisseur de ce bord antérieur, se trouve enfin le canal inguinal, et aussi le cordon testiculaire ou le ligament rond. Le bord postérieur est formépar la branche horizontale dupubis revêtue par le muscle pectiné que cache en. avant, le feuillet fascialata. Enfin lecôté externe

est cotoyé parles vaisseaux épigastriques, et dans la gaine qui forme cette paroi de l’ouverture crurale ; on trouve, de dedans en dehors; le nerf crural, les muscles psoas et iliaque, et les nerfs inguino-cutanés placés entre les deux épines iliaques. Cette ■. — -1 — — ■ ■ • ' ••

■ C’est l’orifice supérieur du canal crural, qui sera examiné plus tard. Voyez la Région de la cuisse.

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ouverture triangulaire du pli de l’aine est boucliée jiar une lame cellulaire, que M. J. Cloquet propose d’appeler ci uvale ; c’est \e fascia propria de

quelques-uns. Peu importante, cette lame adhère à tout le pourtour de l’ouverture; le péritoine en est éloigné par un intervalle triangulaire formé par le lieu où il se réfléchit, pour se porter de la paroi antérieure de l’ahdomen sur la fosse iliaque. Du côté de la cuisse, cette ouverture se continue avec un interstice que nous décrirons plus tard, dont elle forme l’orifice supérieur , c’est le canal crural , canal dont l’importance est hien petite en comparaison de celle de l’ouverture qui nous occupe. Ce véritable trou de transmission, contient les vaisseaux fémoraux placés dans ses angles postérieur et externe, la veine en dedans de l’artère; près du ligament de Gimhernat, existe constamment un gros ganglion lymphatique, et souvent un autre au-devant des vaisseaux cruraux, avec un paquet de vaisseaux lymphatiques profonds qui se rendent dans les ganglions iliaques. Le tissu cellulaire contenu est très lâche ; il y a peu de graisse.

ariélés. — L’évasement plus grand du bassin de la femme en dehors, fait que chez elle cette ouverture est plus grande transversalement.

Dans l’état régulier , l’ouverture crurale, eu. dehors, est cotoyée par l’artère épigastrique, en avant, par le canal inguinal et scs parties contenues, les vaisseaux fémora ux appuient sur sa partie postérieure externe , et l’on ne tj-ouve qu’une artériole insignifiante derrière le ligament de Gimher-

A N A'l'( ) iM J l'. T( » Pf )( i H A P n I O U K .

; f|iiei(|uel’ois au rouüaifc , ou voit dans cp derulei- point inic très {p-ossc artère venant de l’épif^astriqne (la sous - pub umne ou obturaLrice) , alors tout le contour de l’ouverture est conti(fu à des vaisseaux notables, excepté par sa partie postérieure et interne cpii est osseuse; l’artère obturatrice naît de l’épigastri([iie , une fois sur dix; rrjais rarement ces deux vaisseaux sont dans un rapport d’origine tel , que l’obturatrice passe sur le bord externe ou concave du ligament de Gimbernat; il faut, pour que cela ait lieu, que ce vaisseau vienne de l’épigastrique , un pouce à peu près au-dessus de l’origine de celle-ci à l’iliaque. Quand la distance est moindre , l’obturatrice descend de suite vei's le trou sous-pubien, et elle ne touche pas même au ligament de Gimbernat; quand, au contraire, la distance est p] us grande , et le cas est rare , elle descend vers le trou obturateur, placée loin de la base de ce ligament et sans avoir de rapports avec le coté antérieur de l’anneau, V arcade crurale.

Déductions pathologiques et opératoires. — I^s maladies qui apparaissent au pli de l'aine , peuvent siéger dans l’ouverture crurale , ou en dehors dans les parties qui la circonscrivent.

lo On voit souvent, dans le canal crural, descendre les viscères abdominaux enveloppés ou non d’un sac herniaire , c’est la hernie crurale, dmit la fréquence plus grande chez la femme , est suffisamment expliquée par l’ampleur plus considérable de 1 ouverture crurale, comparée sur tout a celle du canal inguinal. col du sac de la hernie fémorale est

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presque toujours cotoyé en dehors par les vaisseaux épifïastriques. l\ï. J. Cloquet cite pourtant un cas dans lequel la hernie s’était faite en dehors d’eux ^ à travers un éraillement deraponévrose/i756*mi7mc<ï. Les parties herniées descendent au-devant et en dedans des vaisseaux cruraux, poussent devant elles le septum crural, qu’elles rompent seulement après l’avoir distendu ; ces hernies sont enveloppées par les couches diverses qui recouvrent l’anneau crural, la peau, le fascia super/icialis l’arcade crurale, et le feuillet du fascia lata qui y adhère dans le commencement j enfin le septum crural double encore le sac lierniaire qui vient ensuite. Les rapports du col du sac avec les vaisseaux, sont ceux de l’ouverture elle-même j on conçoit alors très bien pourquoi Scarpa donne le précepte de débrider en dedans, sur le ligament de Gimbernat; la position anormale sur celui-ci de l’artère obturatrice doit fairê adopter le précepte donné par J.-L. Petit, de se servir d’un bistouri dont le tranchant est fait à la lime, instrument qui peut bien couper le ligament ,. mais qui refoule seulement l’artère dont les adhérences sont lâches ; le débridement en haut et en dehors ne met pas plus que le précédent à l’abri de l’artère obturatrice dans le cas d’anomalie j il est plus avantageux que celui qui serait fait en avant parce qu’il fait sûrement éviter la lésion du cordon testiculaire, ou du ligament rond. Au reste, en faisant ainsi le débridement dans la hernie crurale , comme le conseille M. J3upuytren , il ne faut, pas oublier que l’on agit très près de l’artère épi-

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[;astri([iic. Un anévrysme laux, ou vrai , peut, naîlxc (le l’artcre placée dans ce j)oint. La conLi|piité de rartèrc cl; de la veine montre a juiori. la possibilité de Vexistence de ranévrysme varicpieux dans ce lieu ; j’cri ai vu deux cas. Le pus des abcès de la réf^ion iliaque fuse dans Fouverture crurale, s’il s’est formé sous le péritoine; celui qui résulte de la carie du corps des vertèbres lombaires en avant, y arrive aussi mais en suivant les vaisseaux iliaques.

A l’extérieur de l’ouverture rurale, on trouve souvent des en^^orgements de diverse nature des ganglions superficiels, engorgements idiopathiques ou symptomatiques ; les tumeurs du canal inguinal se rapportent encore à ce point, et ont été quelquefois prises pour des maladies siégeant dans l’ouverture crurale. En dehors, dans la gaine du psoas et de l’iliaque, on trouve souvent du pus qui dissèque ces muscles et descend vers le petit trochanter ; le pus peut s’être formé là, ou être venu des régions lombaire et iliaque. Dans la luxation en avant et en haut de la hanche, la tête soulève ces muscles en dehors des vaisseaux, qu’elle refoule un peu. Des exostoses peuvent naître de la branche horizontale du pubis, et alors elles rétrécissent l’ouverture en refoulant en avant les vaisseaux. Toutes les tumeurs placées ici au-devant des vaisseaux, celles aussi qui résultent de leur dilatation, présentent des battements; ce sont des soulèvements simples, pour les premières ; des mouvements d’expansion interne caractérisent les secondes.

^OTJO^■S GÉNÉRALES SUR LE l'ÉRIlSÉE. ^H)l

PARAGHAPUE TROISIEME.

Paroi abdominale supérieure.

Cette portion du contour de l’abdomen est formée par la région diaphragmatique^ qui a été décrite à l’occasion de la poitrine, dont elle forme aussi la paroi inférieure.

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