‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 83 sur 132 · DE LA RÉGION INTRA-PELVIENNE · texte numérisé non relu

DE LA RÉGION INTRA-PELVIENNE

interne de Tobturateur interne j et vient se terminer sur le bord folciforine du (^rand ligament sacrosciatique j elle est très forte en bas , où elle renferme entre deux lames, les troncs des vaisseaux et nerfs honteux en arrière, et leurs branches supérieures en avant; elle constitue le côté externe d’une excavation fibreuse, remplie de tissu cellulaire dans la région anale. L’artère hypogastrique et toutes ses branches à leur origine, appartiennent à cette région avec leurs veines satellites, ainsi que beaucoup de ganglions lymphatiques appelés pehieiis , ganglions qui reçoivent non -seulement les vaisseaux lymphatiques de la région , mais encore ceux des parties profondes du périnée, de la hanche , de la partie postérieure de la cuisse et du bassin. A leur issue des trous sacrés, les branches antérieures des nerfs sacrés se trouvent dans le bassin , lui envoient quelques rameaux , et forment par leur réunion angulaire, le plexus sacré qui est uni au plexus lombaire par le nerf lombo-sacré; on y rencontre encore la portion dernière des nerfs trisplanchniques et leur ganglion de réunion , coccygicn, des tissus cellulaire et adipeux très lâches, et séparés par des aponévroses de ceuxdu périnée, mais communiquant avec ceux de la cuisse et de la hanche par.les ouvertures sous~pubiemie et ischialique .

20 Rapports. — Toutes ces parties sont disposées dans l’ordre suivant du péritoine vers les os : en avant, sur la ligne médiane, le corps de la vessie en rapport j)ar sa face antérieure et uiii avec le corps des pubis et avec leur symphyse saillante de ce

4oü ANA'J’OTMIK T01>0(;RAPIIJ(^)UK.

côté, à raide d’mi(; eonelie eellidaii'c lâche ; ^o«jours eu néant mais à droite et à ^v7/^67/-cde la li^jnc médiane, on découvre le péritoine, une couche cellulaire lamelleuse, l’aponévrose pelvienne et le muscle obturateur interne en haut, en bas au contraire, le péritoine, l’aponévrose pelvienne , le muscle re- Icveur de l’anus , l’angle de séparation de l’aponévrose moyenne du périnée et de celle du muscle obturateur, cette dernière renfermant entre ses lames les vaisseaux et nerfs honteux qu’elle maintient appliqués contre les os, enfin le muscle obturateur luimême très épais dans ce point. C’est à cette hauteur qu’existe l’anneau sous-pubien, formé en haut, par la branche horizontale du pubis, en bas par l’aponévrose pelvienne , ouverture renfermant les vaisseaux et nerfs obturateurs appliqués contre son côté externe. Sur les côtés de cette région intra-pelvieiine et supérieurement, on trouve le péritoine, une couche cellulaire lâche, au milieu de laquelle glissent d’arrière en avant les vaisseaux et nerfs obturateurs, l’aponévrose pelvienne, le muscle obturateur interne , et aussi le trou sciatique , que constitue l’aponévrose pelvienne en bas , et la grande échancrure sciatique en haut, anneau qui livre passage aux vaisseaux fessiers ; inférieurement , on rencontre le muscle releveur de l’anus , son aponévrose inférieure , l’angle fibreux de la portion anale du périnée, l’aponévrose de l’obturateur avec les vaisseaux et nerf honteux, et le muscle obturateur hiimême. En arrière de la région intra-pelvicnne,

sons le péritoine qui manque au niveau du rectum,

DE LA rOKTlON INTRA-PKLVIENNE. /\Ql

o\isLent une couche cellulaire et adipeuse qui contient les vaisseaux héniorrhoïdaux, va^^inaux, vésicaux, les plexus veineux, lymphatiques et nerveux hypogastriques, l’artère et la veine pelviennes latéralement au-devant de la symphyse sacroiliaque, l’aponévrose pelvienne confondue avec le périoste du sacrum , le grand sympathique et le plexus sacré , les muscles pyramidal et ischio-coccygieu entourés par un tissu cellulaire lâche.

r'aviêtés. — L’artère obturatrice vient quelquefois d’un tronc commun aA^ec l’épigastrique, ou de l’artère iliaque externe; alors elle est placée en aA'ant de la région , derrière la branche du pubis , à la partie supérieure de l’anneau sous - pubien. Cette artère envoie quelquefois obliquement, sous la symphyse pubienne, une branche considérable.

Déductions pathologicjues et opératoires. — Les ganglions lymphatiques pelviens s’engorgent dans les maladies des organes pelviens, et aussi dans celles qui siègent profondément au périnée, à la fesse et en arrièrede la cuisse; des fusées purulentes et sanguines se font quelquefois de bas en haut , ]>ar les trous sous-pubien et sciatique, dans les épanchements pundents ou sanguins sous-aponévroti(jues du membre pelvien. Deux individus, qui avaient subi l’amputation de la cuisse cà l’hôpital de la Charité, m,’ont fourni l’occasion de vérifier ces deux assertions : chezbun, le sang avait pénétré dans le bassin par la grande échancrure sciatique, chez l’autre, du pus y était arrivé à la fois ,

4o'->- A.NATOM1F. TOPOGRAl>lIlQ[Ii:.

par le inême point et [>ar l’anneau sous-puljien ' . Les aLcès par eongestion du .sacrum en avant, et meme ceux des lombes, ont fusé quelquefois à la fes.se ])ar raniicau sous - pubien ^ c’est de ce point que se propaj^ent les douleurs de névral^jie sciatique. Des hernies peuvent se faire à travers les anueaux.sou.spubien et sciatique , elles peuvent meme s’v étrangler ; la position des vaisseaux sous - pubiens en dehors de l’anneau du meme nom, celle en dedans et en haut qu’affectent ces vaisseaux dans le cas où ils viennent d’un tronc commun avec l’épigastrique, montre que la partie interne et inférieure e.st celle sur laquelle il faudrait débrider. C’est sur la limite supérieure de cette région , que le docteur Stevens est venu , dit-on , chercher l’artére hypogastrique , pour la lier dans un cas d’anévrysme de l’artère fessière.

2» Portion extra-pelvienne.

Cette partie de la ceinture du bassin se confond sur les côtés avec les membres pelviens , dont elle forme la première section ; nous l’y verrons autre part; en arrière et en avant, elle est libre, et constitue les régions sacrée-postérieure et puhieniie , en même temps qu’elle supporte, dans riiomme, les organes génitaux externes et les régions qu’ils forment.

' l’occasion des ré{^ious fessiere et crurale, on veria par quelles voies ces fluides étaient arrives de la surface du moifjnou vers le bas.siu.

TIE LA RÉOIOX .SACRÉE POSTÉRIEURE. 4o >

I® Région sacrée postérieure. '

La/v'^/o7/.sv/677v-/;o.stc;7>i//’ccsl;coiitinue,cnhaut,

avec la portion lombaire de la face spinale du tronc ; en bas, elle va jiisqu’an périnée; latéralement, elle a pour limites, la saillie postérieure de l’iléum. Sa face externe est déprimée au milieu , et offre le raplié ; les os y sont faciles à sentir, surtout en bas.

Structure. — Eléments. — Les éléments sont ici peu nombreux; ils appui.ent sur le sacrum, le coccyx et les os iliaques, qui forment en se réunissant deux {gouttières séparées par une crête-médiane ; parmi les ligaments nombreux qui les réunissen t, il importe de rappeler le sacro-coccygien postérieur, qui ferme l’échancrure de terminaison en bas du canal saci’é, et souslequel se prolongent la membrane arachnoïde rachidienne et la cavité qu’elle form e . La masse des muscles sacro-lombaire et du long dorsal, et le transversaire épineux, commencent dans ce point, où l’on trouve encore l’aponévrose inférieure du granddorsal, et quelques fÙDres du grand fessier. Lapeauneprésente rien de partieulier;les artères sortent du canal sacré, elles viennent des sacrées latérales, et s’anastomosent avec leslombaires; les veines se portent dans les sinus vertébraux ; les lymphatiques superficiels appartiennent aux ganglions inguinaux, les profonds , aux ganglions pelviens ; les nerfs viennent par les trous sacrés postérieurs, ce sont les branches postérieures des jiaires sacrées ; le tissu cellulaire est lèche et peu abondant sous les nius-

Voye.z pl. Il" lo.

/\0/\ ANATOMII': T<)PO(;HAI>HI(Hi|;.

d(‘s, il est plus dense en dehors, sur la li/pie niédianc surf, oui; : c’est à cette ré/^ion qin; correspond le canal sacré, tlu([uelsortent les nerfs ])rincipauxdu membre inférieur par les trous sacrés antérieurs et [)Ostérieurs, qui se correspondent pour le niveau.

20 Bapports. — La peau sur le milieu, est doublée par un tissu cellulaire dense et non adipeux qui la fixe intimement à la crête sacrée et au coccyx^ plus profondément on trouve successivement : l’aponévrose du grand dorsal, sur laquelle naissent quelques fibres du grand fessier , l’aponévrose très forte du sacro-spinal, la portion charnue de ce dernier muscle et le sacrum j la peau et le coccyx ne sont séparés que par du tissu cellulaire et quelques productions fibreuses. Les vaisseaux artériels marchent d’avant en arrière pour arriver à la peau j ils n’ont qu’une importance médiocre.

Déductions patho Logiques et opératoires . — De ces données il résulte : que dans une chute sur le siège, le coccyx peut être facilement fracturé, s’il est soudé avec le sacrum ; que ce dernier doit être fortement ébranlé avec les nerfs qu’il protège, ce qui peut donner lieu à une paralysie plus ou moins complète des membres inférieurs, de la vessie et du rectum. Le sacrum se fracture rarement dans ces chutes, les os iliaques portent en effet les premiers, 'en raison de leur saillie plus grande en arrière. Un instrument piquant dirigé de Las en haut, pourrait s’introduire en bas dans le canal sacré , que protègent seulement dans ce point la peau et le ligament sacrn-coccygien ])ostéi ieur:la largeur des troussacri's

Oh i,A llK(;iON' PUC1E>>K. 40v>

])OstÉriciirs eu liuiil. , leur correspoiH.laiice üvec les antérieurs, fait mêjiie concevoir la possibilité delà lésion des or^^anes de l’excavation pelvienne , par un stylet porté d’arrière en avant dans la région qui nous occupe, sans que l’on soit obligé de supposer une fracture du sacrum. Béclard en citait dans scs cours un exemple frappant ; au rapport tle ce célèbre professeur, la vessie avait été intéressée de cette manière. Des eschares énormes se manifestent souvent ici dans les maladies longues ; à leuichute, le sacrum et le coccyx peuvent être dénudés et altérés. J’ai deux fois, dans de semblables circonstances, constaté l’ouverture de la cavité de l’ a~ rachnoide ; on conçoit l’importance d’un tel fait, qui rend compte, jusqu’à un certain point, des symptômes graves et rapidement mortels , qui signalent la dernière période de beaucoup de lièvres adynamiques compliquées d’escliares dans cette région.

2» Région pubienne.

La région pubienneQsxSoi't simple : elle est bombée en avant, surtout chez la femme , et recouverte de poils à l’époque de la puberté ; elle a pour limites en dehors, les épines pubiennes, en haut et en bas, les bords supérieur et inférieur de la symphyse.

Structure. ■ — Eléments. — Le corps du pubis

sertdepointd’appui à cette région ; il y forme la symphyse pubienne, au-devant de laquelle viennent se

terminerdiversesparties fibreuses. Les premiersmus-

cles adducteurs et le droit interne commencent ici , romme ledroil, etle pyrajuidal du ventre; mais tous n apparUenncnl presrpie pour rien à la région (pd

■')0() ANATOMIE TOPOOHA l'IJ IQUE.

MOUS oociipe : elle est travorséc olic*/. In fcumie par le ligament rond, qui s’y termine j eliez l’iiommc, le eordoii testicvdaire la parcourtseulejnent en dehors; ses artères tiennent des honteuses externes; les veines leur eorrespondeiit très exactement; leslyjiiphatiques se rendent aux ganglions inguinaux; les nerfs émanent du plexus lombaire et spécialement de ses branches iléo-scrotale ou vidvaire, et génitocrurale. Les tissus cellulaire et adipeux y sont très abondants.

Rapports. — La peau, la couche cellulo-graisseuse a U milieu de laquelle se trouvent les vaisseaux et les nerfs, le cordon testiculaire ou le cordon suspubien en dehors, les pubis et leur symphyse, telles sont les couches de cette portion de la ceinture pelvienne.

Développement. — Chez les très jeunes embryons femelles, on trouve dans cette région, le long du ligament rond, un prolongement péritonéal, qui s’obli- \hï:eQns\ù.tQ, canal de Nuck.Ch.Qz les fœtus mâles,] usqu’à la naissance,on trouve sur le cordon testiculaire le col non encore oblitéré de la tunique vaginale.

Déductions patliologujues et opératoires. — C’est dans ce lieu que l’on incise, pour faire la section de la symphyse pubienne, suivant la méthode de Sigault , dans le but d’obtenir un léger écartemeut des os, et de produire ainsi artificiellement chez la femme, ce qui arrive tout naturellement dans certains animaux • , par l’extension considérable d(^s

‘ Dans la famille des rougcuis, cl clans les cabiais en |)ai ticnliev.

D1-: LA 111Î(.H)N ’J’Khi ru;i LAllU: ou Sr.llOTAT.E. 4^7

substances fil)reiiscs delà symphyse. Des loupes, des tumeurs enkystées apparaissent souvent dans cette réf^ion, chez les femmes surtout j elles sont (piel(|uefois chez elles, des restes du canal AcNucl .

3° Organes gëiiitaux externes.

De la région pubienne du périnée , et aussi de la paroi antérieure de l’abdomen , on voit procéder les organes génitaux externes j les régions qu’ils forment , bien que particulières à l’homme, trouvent cependant leurs analogues dans l’autre sexe ; mais là elles sont rudimentaires en quelque sorte, et bornées au périnée où nous les avons considérées. Ces régions sont celles des testicules et du pénis.

10 Région testiculaire ou scrotalc.

Cette région se continue en arrière avec le périnée, sans démarcation bien tranchée, en avant avec la région pubienne^ enfin un sillon où abondent les follicules cutanés, la sépare de la cuisse.

Sa surface est plus ou moins étendue, le raphé médian y est très prononcé, et la divise en deux portions latérales, dont la gauche descend toujours plus bas que la droite i ; des rides transversales très prononcées chez les sujets forts et jeunes, des poils rares qui font suite à ceux du pubis et du

‘ Celte différence a été atlvibiiée à la courbure latérale jjauchedu tronc et de la ré{>ion dorsale j je pense qu’elle tient bien plutôt, à la dilatation babituelleinent plus [grande, des veines testiculaires de ce côté^ dilatation qui, produite par la pression de l’S du colon, a pour résultat de faire peser une colonne sanjjuine , plus forte sur le testicule {jauebe, et ]>ar suite de le déprimer.

A.NAl'OMlK l'01>(H,UA IMIIOUH.

[)(;rin(';c; l,cls sont l(3s mitres car, 'icfiTOs (‘xLérietirs (lo CO point (lu corps.

Une caviü'i s(*rciiso (Existe à droite et à fpnjcbc du raplié ; tout-à-lnit isolée dans l’état réf^ulier , elle ne contient qu’une vapeur séreuse très ténue; le testicide et l’épididyme y font saillie en arrière.

Structure, Ihlenients. — Cette région est dépourvue d’une partie osseuse, semblable en cela à la partie abdominale , dont elle est visiblement un prolongement, et dont elle a la structure. On y trouve en outre : la peau qui constitue le scrotum, le dartos, couche cellulo-fibreuse continue avec le fascia-superficialis, fixée à la branche de l’ischion, et adossée sur la ligne médiane à celle du côté opposé , de manière à former une véritable cloison , une expansion fibreuse qui se détache du contour de l’anneau inguinal, et qui ne peut guère être suivie au-delà du cordon , le muscle crémastère, composé des fibres des muscles petit oblique et transverse , et présentant deux faisceaux, l’un externe plus fort, bautreinterneplusgrêle.Le crémastère n’existe qu’en avant du cordon , quoique parfois quelques-unes de ses fibres se rencontrent aussi en arrière; au reste, les fibres du crémastère, comme l’a démontré M. Jules Cloquet, décriventdesansesà concaAÛté supérieure; on trouve encore dans cette région, la gaine fibreuse commune an testicule et au cordon, sorte de sac pyri forme continu dans le canal inguinal avec l’infuudibulum du fnscia-transrersalis, et enfin la tunique va gi n al e qu i forrn e 1 es p a roi s d e 1 a ca vi té sé reu se , o n v eloppe le testiculeseulerneut eu avant., se prolongeant

PE LA RÉ('.ION TESTK.ULAIRE OU SOROTALE. /|0()

1111 j)Cii au— (IcvRiit (lu ciirtloii , cl. vS uiiissan (,cii haiitj au péritoine cjui passe.snr l’orilice supérieure du canal i ii(>uina], par un cordon cellulaire reste du col oblitérédela tunitjue vaginale. Ces dilférentes couches reçoivent des artères de la cYura]e(^/es f^enitn/es externes), et de l’artère superficielle du périnée^ qui forme V artère de la cloison-, leurs veines, très laides et nombreuses accompagnentles artères; leurslymphatiques se rendent dans les g^anglions superficiels de l’aine. Les nerfs Auennent du plexus lombaire, et spécialement de§ branches iléo-scrotale et génito-crurale ; le petit nerf sciatique du plexus sacré s’y termine aussi ; le tissu cellulaire est fort lâche, et ne contient pas de vésicules adipeuses en bas; quelques-unes s’y trouvent en haut; enfin le testicule et son cordon occupent le centre de cette région. La description de ces derniers organes appartient à l’anatomie spéciale, rappelons seulement que le cordon testiculaire est formé par le ligament cellulaire/;c77^o// eo- y dontil a été (|nestion , par les artères et les nerfs qui arrivent au testicule , etpar les conduits excréteurs et veineux qui en partent; toutes parties réunies par un tissu cellulaire lâche, au milieu duquel, en haut, se développent quelquefois des masses adipeuses. L’artère du testicule émane de l’aorte, sousnn angle très aigu , quelquefois de la rénale ; elle est recouverte par le plexus des nerfs testiculaires, fournis parle grand sympalbicpie ; les veines testiculaires, d’abord nombreuses, puis réunies en un seul tronc, séparées ensuite et anastomosées pour former le corps pam])iiiiforme, se réunisseni, de nouveau pour

4l<^ \NATOMlK lOl'ÜGRAl'IlIQi;!::

SC l’cmli'c dans la veine cave, ou la rénale snrtouL à (puelie; ces veines sonf, en bas dépourvues de valvidcs, elles son(; ü-ès lai’ges à {^auclie suri, ont, où elles passent;, dans le ventre, derrière l’S du colon; les lyniphatirpies testiculaires se portent dans les [ganglions londaaires.

•1^ Rapj)orts. — Les rapports de cette région sont delà plus grande simplicité, ils doivent être étudiés autour du testicule et de son cordon considérés comme centre. La peau forme la première couche , puis viennent successivement : le tissu demi-contractile du dartos, au milieu duquel se trouvent les vaisseaux génitaux externes et l’artère superficielle du périnée , une expansion détachée de l’anneau inguinal, le muscle crémastère manquant presque toujours en arrière , la gaine commune au cordon et au testicule, la tunique vaginale placée en bas, audevant du testicule et de la partie voisine du cordon, et enfin ces deux parties elles-mêmes.

Développement — Cette région manque d’abord tout-à-fait; mais bientôt elle paraît de chaque côté d’unerigole pVofonde, qui règne au périnée dans les premiers temps. Elle n’est bien développée qu’au moment où les testicules y arrivent; avant cette éjioque, iln’y avait pas de crémastère; ce muscle se forme au moment du passage du testicule sousle petit oblique et le transverse, dont il tiraille et entraîne sur lui les fibres inférieures; c’est alors aussi, que s’établit la tunique vaginale, le dartos et la gaîne commune au cordon et au testicule, par la dépression (lu péritoine et des aponévroscîs /ÙacvV/ supeijicialis et Iransvei salis. D’abord la tunique vaginale est en

1)1-: LA RK(;iOA TKi-TlCULAJllt: Oir SCROTALL. /jll <M)iiijmmicati()irnvcc le péritoine par mi conduit, qui constitue son collet; celui-ci se reserre peuaju'ès la naissance, et se change ainsi en un cordon cellulaire; quelquefois son oblitération se fait seulement dans certains points, ctil reste ouvert dans d’autres.

!' nriélés. — Chez certains individus, les testicules ne descendent que très tard, et très tard aussi seulement s’opèrent les changements que je viens de décrire; chez d’autres, la tunique vaginale reste long-temps, (pielquefois pendant toute la vie en communication avec le péritoine. On dit avoir rencontré quelquefois l’absence complète des testicules, ou d’untesticule.PresquetOLijourson a été abusépar le séjour anormal de ces organes dans l’abdomen. Dansun cas pourtant, je n’ai trouvé qu’un seul testicide dans cette région, et la plus scrupuleuseattentionn’apu me faire découvrir dans l’abdomen celui quimanquait, il n’y avaitnon plus aucune trace du cordon de ce côté, du canal déférent et delà vésicule correspondante ; aucune incision n’existait sur le scrotum.

Déductions ijathologicjucs et opératoires. — Cette région est bifide chez quelques fœtus inonstrueux ; c’est un vestige du développement premier, qui a souvent fait commettre des erreurs sur le sexe, erreurs qui deviennent plus faciles encore, si les testicules séjoui-nent dans l’abdomen. Les jdaies de cette région sont l'emarquables par leur marche : elles ont toujours de la peau en excès; toujours celle-ci, en raison d<^ sa flaccidité, se retourne sur elle-méj7)e, pai- son bord saignajit se met en contact

1 • ‘-1 ‘ ,VNA'1'0!VIIK l'Ol'Ot.RAI'UlQÜK.

avec leloiul delà pluie, eLiion avec le bord de lalè\ le < ) [) posée ; de là n i ) e ci eu 1 r i ce Lo iij o u rs 1 eu l-e à se fbnn er, cicaU'ice aussi déprimée en rif^ole. C’esi, dans celte réfjion que se placent les hernies iufjuinales; chez, la Femme, elles descendent dans la {grande lèvre son analof]fue; les couches diverses que j’ai énumérées, se développent en raison de l’ancienneté de ces maladies, et par cela même deviennent souvent méconnaissables. La kei'me externe est enveloppée de toutes les couches extérieures au cordon et au t(?sticule, et de plus , par le péritoine du sac j la hernie interne a de moins pour enveloppe le muscle crémastère et la gaine commune venant du fascia-transversalisj la première hernie glisse audevant du cordon, la seconde un peu en dedans et en arrière ; néanmoins ces rapports des hernies avec le cordon testiculaire sont fugaces dans celles qui sont anciennes , et ne sauraient par conséquent servir de guide pour le débridement de l’anneau. Lorsque la tumeur qui forme une hernie est volumineuse , elle pèse sur le testicule et l’atrophie ; les varices du cordon testiculaire ont la même influence sur cet organe ; ces varices sont fréquentes : l’absence des valvules dans les veines testiculaires, leur division et leur recomposition successives, la laxité des couches qui les recouvrent, expliquent assez cette fréquence pour les deux côtés , mais le rapport de rs du colon avec les veines testiculaires gauches, est la véritable cause de l’apparition plus ordinaire du varicocèle du côté gauche. La continuité du dartos avec le tissu cellulaire moyeu du périnée, ex[)li-

nE LA RÉr.lON TKSTK.I EAIRE OU SCROTALE. l ^

({MO l('s fusées urineiises qui s’y font, toujours (ians les ruptures de l’urètlire. L’hydroccJc, maladie de rette réf^ion , peut affecter la tunique vaginale ou le ('orclon ; il n’est pas question ici de cellepar in filtration (lu dartos. La première se propage au-devant du cordon et du testicule, qui occupent toujours la partie {)Ostérieure delà tunieuiq delà la nécessité, lorsqu’on fait la poncl.ion de plonger le trois-quarts en avant , et de le diriger en haut, pour courir moins de chances de léser ces parties. L’hydrocèle du cordon a souvent son siège dans un ancien sa c herniaire dont le co i est oblitéré, dans un kyste formé accidentellement, ou dans un ou plusieurs de ces sacs, restes fréquents du col de la tunique vaginale. La non oblitération (lu col de la tunique vaginale explique les phénomènes de l’hydrocèle congéniale, et ceux de la hernie du même nom. Cette dernière doit souvent sa production à ce ([Li’avant sa descente le testicule adhérait à l’intestin, qui alors est nécessairement entraîné avec lui lorsqu’il franchit le canal inguinal. Les divers gonflements du testicule font endurer des douleurs particulières, en rapport avec l’espèce de nerfs que reçoit l’organe malade j l’extirpation qu’ils réclament quelquefois, n’offre rien de particulier, si ce n’est la facilité avec laquelle on l’exécute, en raison de la laxité du tissu cellulaire environnant. On conçoit, qu’avant de procéder à cette opération, il faut explorer la région abdominale, pour reconnaître l’état des ganglions lombaires, pareeque recevant les vaisseaux lymphati(jues des testieuh^s, (•es ganglions pourraient participer aux maladies

ANATOAIIK TOPOGRAPTriOUH.

«l(î(;ciix-ci, circoiistaiicc <|iii coji(a'c-in(.li(|ucroiL 1,011 ce 0|)(h'atioji.Ajoiil,oiiS(jLu;souvi;iiLréj)i(liilyjji(;, moins soiivont Je tesliculc liii-momo, soji(, le sièjjo de t;ul)ei ciilcs que Ton coiiCoiid avec Je vrai sarcocèie, et qui poLirraicm peut-etre, quoifjuc tardivement, t'tre (guéris sans mutilation.

20 Ilégion penienne.

Le pénis , qui constitue seul cette ré/yion , est décrit minutieusement dans les ouvragées d’anatomie spéciale. Il me suffit de rappeler qu’il est fixé par sa partie supérieure au-devant de la symphyse pubienne j que le long; de sa face inférieure, règne une saillie qui appartient à l’urèthre, que sa racine est trifurquée et rentre dans le périnée , que son extrémité libre est arrondie et formée, par le gland, percé à sa pointe par i le méat urinaire, ouverture rétrécie de t urèthre , j que le gland est moins élevé en bas , où il offre ' une rainure qui sert à l’implantation du frein du prépuce, que cette enveloppe elle-même, fixée au gland par le frein , muqueuse en dedans et duta- ' née en dehors , présente une ouverture susceptible ordinairement de livrer passage au gland, et qu’elle est séparée de celui-ci en bas, par une rainure, où se trouvent des glandules qui secrétent une matière fort odorante- ^ .

La forme arrondie, le volume, la longueur, la

‘ Cette matière très afiondaiumeiit secrétée dans le même lieu, chez un petit animal de la famille des cerfs, j constitue le musc.

DE T-A RÉ(;iON PÉNIEAM-:.

direction courbe de cet or^jano, ne doivent pas nous occuper ici.

Structure. — i® Elénicuts. — Cette réj^ion est formée essentiellement par le corps caverneux * , qui jn'ésente en bas une rainure où est lop;é l’iirèthrc^ la membrane élastique qui ceint le corps caverneux offre dans son épaisseur, en haut, une petite ^^aîne pour l’artère et le nerf dorsal du pénis. L’urèthre se trouve ici dans toute l’étendue de sa portion spongieuse , longue de 7 pouces environ, et dilatée au-dessous du gland pour former la fosse naviculairej le tissu spongieux qui double en dehors la muqueuse de ce conduit, devient très abondant antérieurement , où il constitue le gland. Les artères de cette région sont nombreuses, elles viennent des branches superficielles et profondes du périnée et aussi de la crurale; les premières, constituent les branches uréthrales et terminent l’artère de la cloison du dartos ; les secondes , forment les branches profondes et dorsales du corps caverneux; les dernières, enfin, au nombre de deux de chaque côté ,♦ sont grêles et terminent les génitales externes. Les veines

* Ce coi-ps est considéré comme simple par la plupart des auteurs, qui sont néanmoins forcés d’avouer qu’il naît par deux racines en bas, et qu’en avant il est intérieurement séparé par une cloison eu deux parties distinctes ; d’autres anatomistes au contraire, peu nombreux, soutiennent qu’il est double. Cette question me paraît résolue en faveur des derniers, et par l’observation du corps caverneux bien foi mé , et par l’examen de son état embryonnaire.

ilf) AN\TOMlK T0P0(',RAPHI0UK

siiivoiil, dans la ré^^ion le l,rajoL des ailères; njais

hors de ce j)oiii(;, les dorsales, ahaiidoimeiit leur.y artères satellites j)Our passer sous la symphyse du piihis; les veines dorsales diffèrent des artères, en ce qu’elles ne sont pas logées dans l’épaisseur de la inemhrane du corps caverneux. Les vaisseaux lymphatiques superficiels et ceux de l’urèthre, se portent dans les ganglions inguinaux j les profonds dans ceux du bassin. Les nerfs viennent des branches supérieure et inférieure du nerf périnéal. Le tissu cellulaire sous-cutané est lâche, celui qui unit l’urèthre et le corps caverneux est très dense; la graisse manque tout-à-fait; la peau est remarquable par sa finesse, elle est dépourvue de poils.

Rapports. — Les rapports sont fort simples. Sous la peau, on trouve, i» une couche cellulaire lâche, dans laquelle rampent les veines, les vaisseaux lymphatiques superficiels, les nerfs inférieurs et les artères latérales, plus profondément, l’urèthre en bas, 3o entre ce canal et le corps caverneux, les branches artérielles uréthrales, placées dans l’épaisseur de la membrane du corps caverneux en haut, les artères et les nerfs dorsaux; et dans son centre, à droite et à gauche de la cloison médiane, l’artère profonde.

Développenumt. — Cette région se forme de deux pièces latérales, d’abord bien distinctes; à cette époque, il existe deux verges, comme chez les serpents. Cette séparation première dure peu, on voit bientôt la réunion procéder d’arrièr(‘ en avan( , et

DE LA RÉGION TESTICULAIRE OU SGROTALE. lyl'J

delà face dorsale vers la face inférieure j loi d’évolution très importante, que l’on avait méconnue, pour ce qui reg^arde le corps caverneux, mais que l’on avait très bien observée pour l’urèthre.

Karielés. — Cette région présente, sous le rapport de l’étendue et du volume, une foule de variations individuelles : je ne noterai ici que celles qui portent sur quelques-unes de ses parties, variations que l’on peut considérer comme des vices de développement. On voit quelquefois une seule artère dorsale , résultat de l’anastomose des deux qui exis^ tent ordinairement j souvent on voit sortir du bas^ sin, sous la symphyse pubienne, une branche qui vient s’anastomoser avec la dorsale, ou la former en totalité^ elle procède de l’obturatrice j cette variété rapproche les artères des veines.

Déductions pathologiques et opératoires. — La région pénienne, peut, par un arrêt de développement, être plus ou moins complètement bifide; l’urèthre peut manquer, ou se terminer au milieu de la région , par une ouverture supérieure rare (épispadias) , ou par une ouverture inférieure plus fréquente {lijpospadias^. Le développement indiqué du pénis explique assez la rareté et la fréquence de ces vices de réunion , considérés sur son dos ou surface supérieure. Le pénis peut rester à l’état rudimentaire sans urèthre , et ressembler au clitoris; d’une autre part, la réunion médiane se faisant trop loin , l’urèthre peut être bouché par une membrane; l’ouverture du prépuce peut être olilitérée de même, ou simplement rendue trop

4l8 ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE.

étroil.c, c’est le phimosis congénial , dont l’inconvénient est (l’empécher pour le gland l’usage des soins de propreté, et par suite de disposer au cancer de la verge j ces inconvénients imposent la nécessité d’une opération ‘ pour faire disparaître cette disposition anormale; le frein du pénis peut être trop long ou trop court, ce qui, dans l’un ou l’autre cas, nécessite sa section. On pratique quelquefois l’amputation de cette région. M. Dupuytren, dans un cas fort remarquable, l’a emportée en totalité jusqu’au périnée. On conçoit, d’après ce qui a été dit, que l’on doit avoir à lier, pendant cette opération , huit ou dix artères; les deux profondes du corps caverneux, les deux dorsales , deux petites artères uréthrales inférieures, et quelques rameaux latéraux fournis par les génitales externes. L’affaissement nécessaire du corps érectile après son ouverture, explique très bien le précepte, donné par les auteurs, d’emporter beaucoup de peau dans l’amputation du pénis. Dans la blennorrhagie, l’anatomie démontre aussi-bien que l’expérience, que les ganglions de l’aine peuvent s’engorger sympathiquement.

ARTICLE SECOND

Cavité abdominale.

Les régions qui viennent d’être décrites , circonscrivent une excavation qui contient la plus grande portion du tube digestif, des organes urinaires et génitaux, c’est la cavité ahdommale , la plus grande des cavités s|>lanchniques.

DE LA CAYITÉ AÎÎDOMIMALE. 4^9

Celle cavité est ovalaire, et la partie évasée de l’ovale qu’elle représente est supérieure ; sa direction est variable suivant différents points j dans sa partie sus-])ehieime, son axe, dirigé de haut en bas, d’arrière en avant, et un peu de gauche à droite, serait représenté par une ligne tirée du centre du diaphragme vers l’épine pubienne droite , direction oblique, qui dépend de celle de la région diaphragmatique , imprimée elle-même \par la base du thorax et la portion dorsale du rachis. La direction de la portion pelvienne de la cavité abdominale est celle d’une courbe concentriaue à la face antérieure du sacrum ; et en somme, la direction de toute la cavité abdominale est celle d’une S. Je dirai plus tard l’influence de cette double courbure sur quelques fonctions.

Les limites de l’abdomen intérieurement considéré, ne sont pas douteuses j elles sont loin d’être en liant, celles que donne son inspection en dehors. Cette cavité est entrelacée en quelque sorte avec celle de la poitrine, de telle manière que la première s’élève en dedans, beaucoup au-dessus du lieu jusqu’où descend la seconde en dehors j cette disposition varie suivant les mouvements de la paroi diaphragmatique dans la respiration j terme moyen , dans la plus grande inspiration , la cavité abdominale remonte jusqu’à la hauteur de la huitième vertèbre dorsale, beaucoup au-dessus par conséquent des limites inférieures des cavités pulmonaires. A droi^^, la cavité abdominale s’élève un peu plus (pi’à gauche.

lo Parties contenues. — ÎNous ne considérerons

comme apyiartenaiU à celle cavité, ipie les orfyaiies qui ressorteiiltoiit-à-raitdeses parois, ce sont : i^les diverses jiarlies du tidje diyyesliF, depuis la fin de l’œsophage ) jusque vers la terminaison du rectum ÿ 2® les reins , les uretères et la vessie ; S» la matrice et ses annexes chez la femme, les conduits déférents et les vésicules séminales chez l’hommej toutes ces parties sont minutieusement décrites dans les livres de splanchnologie-, de telle sorte, qu’il ne nous reste qu’à indiquer leurs rapports j toutes sont revêtues plus ou moins complètement par le péritoine , dont la disposition fait encore partie du sujet de l’anatomie spéciale, disposition pourtant que je rappellerai en peu de mots, à cause de son extrême importance, et aussi parce qu’elle n’est pas généralement envisagée bien méthodiquement. Reconnaissons d’abord ce fait, qu’aucun viscère, la vessie exceptée, ne repose contre les parois antérieure et latérales de la cavité abdominale; aussi la membrane séreuse y passe-t-elle très simplement', seulement avec des variétés d’adhérences qui ont été indiquées; tous les organes abdominaux, au contraire , appuient contre les parois postérieure, supérieure et inférieure, auxquelles ils sont unis par des vaisseaux et des brides cellulaires, qui forment le pédicule propre de chacun d’eux; ce sont ces points sur lesquels le péritoine se réfléchit un si grand nombre de fois, quittant les parois pour se porter sur les organes, elles enveloppant ainsi dans une étendue variable, suivant l’étradue de la surface par laquelle ceux-ci donnent insertion à leur pédicule; tel est tout le secret de la formation des me-

seutbres, des ligaments utérins , vésicaux; etc. sii^ périeurenient où les organes sont très nombreux , où chacun a non seulement un pédicule qui l’unit à la paroi abdominale, mais encore des pédicules secon-, daires qui l’unissent aux organes voisins, la disposition du péritoine devient très compliquée. Toutes ces raisons, particulièrement l’existence des pédicules secondaires, détermine, comme on le voit de. suite, la formation des épiploons gaslro-hépaticjue , splénique, etc. , et de \ arriére- cavité qu’ils cir-. conscrivent.

Les artères des viscères abdominaux émanent du tronc de l’aorte ou de celui de l’hypogastrique ytoutes les branches qui se détachent des faces antérieures et latérales de la première , excepté les artères diaphragmatiques et spermatiques , ont cettedestination ; le tronc cœliaque, qui appartient aufoie, à la rate, au pancréas et à l’estomac; la mé-. sentérique supérieure, qui, par sa convexité, appar-, tient à tout l’intestin grêle, et à la partie latérale droite du gros , par sa concavité ; la mésentérique inférieure, qui se distribue à la partie latérale, gauche du gros intestin jusqu’à sa terminaison, les artères capsulaires et rénales. Toutes les branches internes et antérieures de l’hypogastrique , excepté la sous-pubienne, se perdent encore dans la cavitéabdominale, témoin la terminaison de Vhémorroidale moyenne et vésicales , dans l’homme; des mêmes et des utérine et vaginale, dans la femme. Toutes les veines d’abord suivent le trajet des artères; mais une fois réunies en troues volumineux,

422 ANATOMIK TOPOGRAI’IUQIJK. i

elles doivent etre distiiifyuées en deux ordres . les unes sont encore satellellitcs des artères, celles des ' organes urinaires et génitaux, les autres, celles du I tube digestif , se re unissent en un tronc unif|nc qui ' constitue la veine-porte ^ tronc qui monte oblique- ! ment à droite vers la scissure transversc du foie , où ] il se divise artérieusenient. Une masse énorme de | ganglions lymphatiques se rencontre aussi dans la ! cavité abdominale , hors de ses parois; ils sont surtout nombreux et remarquables dans le mésentère, où ils reçoivent les vaisseaux ebilifères venus de l’in- ' testin grêle ; on en rencontre dans tous les replis pé- , ritonéaux, où ils reçoivent les lymphatiques parti- j culiers à l’organe voisin ; ces ganglions sont plus nom- |

breux supérieurement qu’inférieurement. Le tissu \ cellulaire abdominal est abondant et fort lâche , il en ! est de même delà graisse; ces deux tissus existent surtout entre les deux lames du mésentère , dans les épiploons, etc.; dans tous ces points, les vésicules graisseuses sont disposées enrubans le long des vaisseaux.

2« Rapports. Les rapports qu’ont entre eux les organes contenus dans la cavité abdominale sont très simples, et doivent être maintenant décrits i ainsi que leur position relativement à la paroi qui les ' protège ; ces connaissances seules peuvent permettre au médecin de résoudre ce problème : un point du contour de V abdomen étant h‘sé p ro f on dément ^ dans une direction donnée , ipiels organes ont été inte'ressés ? et réciproc[uement, un organe ayant etc atteint dans un point de la cavité abilominale par un instrument eulnérant, conduit suivant une di-

rectiüJî donnée, détermmer quelle partie des pai'ois abdominales a dû. nécessairement être lésee ? Mais pour arriver à ce but, il faut circonscrire son examen dans de certaines limites peu étendues j on peut, comme on l’a fait depuis long-temps, supposer deux plans horizontaux, dont l’im passerait sous le bord des dernières côtes , et l’autre au-dessus de l’une et l’autre crête iliaque. On obtient ainsi trois sections : la première est appelée épigastrique , la deuxième, mésogastrique ou ombilicale , et la troisième, Deux plans antéro-postérieurs, et verticalement menés du milieu de l’arcade crurale vers la base de la poitrine, divisent secondairement chacune de ces sections , en trois petites régions qui sont : pour la section épigastrique , les hypochondres sur les côtés, etV épigastre au milieu; pour la section méso gastrique flancs et le iné-

sogastre; pour la section hypogastrique, les j'égions iliaques et Vhjpogastre ; ce dernier se continuant avec l’excavation pelvienne.

lo Les parois de la section épigastrique sont formées au milieu par l’angle supérieur de la grande région costo-iliaque , sur les côtés et en arrière, par la région cintrée du diaphragme immédiatement, mais sur laquelle descendent en dehors et en arrière, la base de la poitrine et les régions costales. Les organes que contient cette partie de l’abdomen , sont par conséquent protégés médiatementpar le thorax, d’où le nom de thoraca qui leur a été donné par quelques anatomistes. Si l’on soulève d’une pièce toute la paroi antérieure de la région épigastrique.

AJNATOMIK TOPOGRAPHIQUE, on constate d’abord que cette paroi est libre d’adhérences, si ce n’est à droite, où se fixe le lifjameiit suspenseur du foie; puis , dans la cavité elle-même, on trouve successivement : le lobe gauche du foie, placé au-devant de l’épiploon gastro-hépatique, la fin de l’œsophage, la portion pylorique de l’estomac, qui touche en bas, comme le foie, la paroi abdominale dans une étendue variable , par sa face antérieure, dans l’état de vacuité, par son grand bord, dans l’état de réplétion . Au-dessous de l’épiploon cité et derrière l’estomac , se trouve l’arrière cavité des épiploons , puis ensuite le feuillet du péritoine, qui forme en arrière cette cavité, les deux dernières portions du duodénum, le pancréas plongé dans une masse cellulaire remplie de ganglions lymphatiques et nerveux, côtoyé en haut par le tronc cœliaque , entouré par le plexus solaire, et appuyé sur les vaisseaux mésentériques supérieurs ; au-dessous enfin le milieu de la paroi abdominale postérieure, et les gros vaisseaux qu’elle présente. Dansl’hypochondre droit, ontrouve le foie adhérantaucintre diaphragmatique, en avant, en haut et en arrière, et remplissantsi exactement cet espace, qu’on l’y rencontre toujours, soit qu’on soulève ses parois antérieure, postérieure, supérieure ou droite. Dans l’état sain , le foie ne sort pas de ce point; mais lorsqu’il est accru d’une manière morbide , il vient se mettre en rapport avec la paroi abdominale antérieure ; la vésicule biliaire dépasse toujours un peu le bord tranchant du foie , lorsrpi’elle est distendue ; alors surtout elle touche par sa face antérieure la région coslo - iliaque. Sous

DE LA CAVITÉ ABDOMINALE. l\0.’ù

le foie et sa vésicule, on trouve la première portion du duodénum, l’extrémité supérieure du colon ascendant, et lepédicule vasculaire qui lie le foie à l’estomac et au duodénum, pédicule formé par l’artère hépatique en avant, le canal hépatique, le cystique et l’origine du cholédoque au milieu, par la veine porte en arrière, et aussi par des rameaux du nerf trisplanchnique et la fin du pneumo-gastrique droit, organes tous placés dans le bord droit de l’épiploon gastro-hépatique, au-devant de l’/izVz^i^^deYN inslow . Tout-à-fait derrière le foie, on remarque, en haut, la veine cave, inférieure, qui ressort un peu de la paroi abdominale postérieure, en bas , l’extrémité supérieure du rein, et sa capsule qui adhère à ce dernier et au foie. L’hypochoiidre gauche d’un autre côté, est rempli par l’extrémité splénique de l’estomac ; seulement en haut , on y trouve un petit prolongement du lobe gauche du foie, qui s’avance sur l’estomac ; ce dernier en arrière appuie sur la rate, à laquelle il tient par l’épiploon gastro - spléiiique formé de quatre lames, deux antérieures qui comprennent entre elles les vaisseaux courts, et qui, par un petit prolongement de l’arrière cavité des épiploons, sont séparées des deux lames postérieures qui interceptent entre elles les vaisseaux spléniques et la queue du pancréas. L’extrémité supérieure du colon descendant, le rein gauche et la capsule surrénale, s’avancent aussi jusqu’à la rate, derrière cette partie de l’estomac.

'3P Le milieu de la région iléo-costale et la région lombaire, forment le cintre de la section mésogas--

l\O.G ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE.

trique, qui se condnuc en bas avec la section bypo- {gastrique, sans ligne visible de démarcation, mais([ul se trou ve séparée en liant de la section épigastrique, par la racine du mésocolon transverse, qui lui-méme contient au milieu, la troisième portion du duodénum. Si l’on soulève les parties antérieures et latérales de ce contour, on le trouve libre partout, puis on découvre d’avant en arrière l’épiploon gastro-colique cachant le colon transverse souvent fléchi en bas, demanière àse porter, même dans lemésogastre. Au-dessous de ces mêmes parties, on aperçoit les circonvolutions del’intestin grêle, fixéesàla paroi abdominale postérieure parle mésentère, repli dont l’obliquité à droite et en bas les dirige eux-mêmes dans ce sens. Dans l’un etl’autre flanc, au-dessous de quelques anses de l’intestin grêle, paraît le colon lombaire, fixé souvent à la paroi abdominale postérieure par un mésocolon, mais ne faisant le plus souvent aucune saillie dans la cavité du péritoine, cette membrane passant seulement sur sa face antérieure ; enfin derrière le colon lombaire, se trouve le rein et la graisse abondante qui l’entoure.

3° La section méso gastrique continue avec la précédente et avec l’excavation pelvienne, répond à la portion inférieure de la paroi costo-iliaque , aux régions iliaque et lombaire ; sa paroi anterieure , toujours libre d’adhérences, étant enlevée, on aperçoit : l’épiploon gastro-colique, dont le bord inférieur descend plus bas à gauche qu’à droite, au-dessous l’intestin grêle seul au milieu , tandis que, sur les côtés y existent de plus à droite le CcCcum rarement

miinicrunmcsocœcum,maispresquetoiijoiirs revêtu seulement de péritoine sur sa face antérieure, et enfin à gauche la courbure sigmoïde du colon, qui offre plus rarement la même disposition.

IJ excavation pelvienne ^ dont le contour a été décrit à part, excavation fermée inférieurement par le périnée, véritable plancher abdominal , contient en avant la vessie, qui forme peu de saillie dans la cavité du péritoine , dont elle est revêtue presque uniquement en arrière, disposition qui fait ({u’elle glisse, pour se dilater, entre la séreuse ab- , dominale et la paroi antérieure du bassin et de l’abdomen^ un peu distendue, la vessie sort de l’excavation pelvienne, et vient se placer dans l’hypogastre, derrière la paroi abdominale antérieure j on l’a vue mêmes’étendre jusqu’à l’ombilic, vers lequel se porte toujours son prolongement supérieur, Vouraciue. Derrière la vessie, on trouve les deux conduits déférents convergeant l’ui^^ vers l’autre après avoir croisé en dedans, la direction des uretères, qui sont accolés aux parties latérales du même organe; plus en arrière encore, existe une dépression péritonéale plus ou moins profonde, vésico -rectale dans l’homme, vésico-vaginale et utérine dans la femme dépression dans laquelle s’engagent souvent des anses intestinales; on trouve ensuite cliez la femme : l’utérus, le vagin et les ligaments larges, qui séparent chez elle le bassin en deux moitiés, l’une antérieure et l’autre postérieure, enfin plus près du sacrum, une dépression péritonéale variable en profondeur, et appelée vagino -rectale.,

4'-i^ ANATOMIE TOPO(;i\APIlIQUE.

dépression où descendent souvent encore des portions de l’intestin çrelej dans les deux sexes, le rectum vicnl. le dernier, il est appliqué contre le sacrum et fixé là par le jnésorectum en haut, tandis qu’en has il est revêtu par le péritoine seulement en avant, au moment où il plonj^c dans le périnée.

DéueloppeinenL. — On remarque déjà les rudiments des principaux organes, abdominaux, spécialement ceux de l’intestin grêle, avant que la cavité abdominale existe ; elle vient (ionc se former sur eux, sa partie antérieure même assez tard. C’estla région mésogastrique qui est constituée d’abord , puis l’hypogastrique , et la pelvienne , l’épigastrique est la plus tardive; la cavité abdominale est confondue avec celle du cordon ombilical, dans les premiers mois ; elle offre une ampleur considérable, corn-, parée à celles des autres cavités splanchniques, fait, qui est en rapport avec le grand développement des parties contenues ; ses parois sont proportionnellement très minces. A la naissance , l’épiploon gastro-colique n’existe pas , il se forme par deux lames qui naissent isolément , l’une de la grande courbure de l’estomac, l’autre de l’arc du colon; à deux ans, ces deux lames sont réunies par leur bord libre, et l’arrière-cavité des épiploons, auparavant ouverte en bas, se trouve fermée dans ce point. A l’époque delà naissance , il n’y a pas de trace dégraissé dans la cavité qui nous occupe , et certains organes ont un volume et des rapports différents de ce qui a été dit ; le foie remplit tout 1 épigastre, laissant à peine du coté gauche un petit es-

DE LA CAVITÉ ABDOMINALE. /f2g

pacepour l’extrémité supérieure de l’estomac et de la rate; l’estomac est tellement refoulé par le foie chez les très jeunes embryons , ipi’il descend perpendiculairement dans le flanc g^auche : Le foie descend dans le mésog^astre et juscpie dans l’hypog^astre^ et se trouve en rapport avec la paroi antérieure du ventre; les intestins sont refoulés vers le rachis et ne sont nullement, comme dans l’adulte, couverts en avant par l’épiploon , qui n’existe pas. Le cæcum est d’abord placé dans le flanc g-auche , puis ensuite dans le mésogastre, dans le flanc droit, et, enfin, à huit mois, dans la région iliaque de ce coté, de manière que le gros intestin est d’abord seulement descendant , puis tvansverse et descendant y et, enfin, ascendant y transverse et descendant. La vessie, le rectum et tous les organes génitaux ressortent d’abord du bassin et s’avancent dans l’hypogastre , en conservant les rapports de l’Age adulte. Dans les premiers temps aussi, la vessie continue avec l’ouraque canaliculé, sortait par l’ombilic, les reins, volumineux, étaient réunis sur la ligne médiane par un prolongement de leur substance, leur forme était bosselée. Enfin les testicules occupent successivement la région lombaire, audessous des reins , puis les différents points du bord interne de la fosse iliaque sur laquelle ils glissent au-devant des vaisseaux iliaques, à moins cependant d’adhérences anormales qui les retiennent; à l’époque de la naissance , le testicule est hors de la cavité qui nous occupe.

Jusqu’à la puberté , le développement propor-

/|3o ANATOMIE TOPOGRAPIIIQTTE.

(iounel de la cavité abdominale, surtout celui de sa jmrtioii supérieure, reste considérable; mais à cette époque, les proportions ffui ont servi de base à notre examen s’établissent, sa partie pelvienne, juscpi’alors la plus rudimentaire delà cavité, s’ag;randit beaucoup; alors aussi se prononcent fortement les différences sexuelles de cette région ; chez la jeune fdle , on voit s’élargir laportionpelvienne, surtout au niveau du grand bassin, qui devient le point le plus ample. Cette dernière disposition de la cavité abdominale, et la diminution de sa capacité, au-dessous et au-dessus du grand bassin, lui donne assez bien la forme intérieure d’un tonneau; chez le jeune garçon, au contraire, c’est la section épigastrique qui s’accroît, aussi la cavité intérieure prend elle chez lui la forme d’un cône creux, à base supérieure. A la puberté, peu de graisse se trouve encore autour des organes abdominaux ; mais de trente-cinq à quarante ans, elle est déposée en grande quantité, chez certains individus surtout, et forme des masses allongées le long des vaisseaux sanguins. Cette surcharge graisseuse dilate considérablement la cavité , dans laquelle aussi , pour la même raison , les intestins sont plus fortement pressés; si, dans ces circonstances, la maigreur survient rapidement, les viscères cessent d’être suffisamment soutenus. Chez les personnes très êigécs, la graisse de la cavité abdominale est souvent fort abondante, et y existe exclusivement.

VariéLés. — Outre les variétés sexuelles ([ui ont déjà été indiquées, la cavité abdominale est plus

reportée CH avant chez la fcininc fjiie chez l’hoinme, ce qui dépend de la plus forte cambrure de la région lombaire chez la première.

Les Individus chez lesquels on observe la transposition des viscères abdominaux, présentent dans la partie droite de l’abdomen, les rapports qui ont été signalés pour sa partie gauche , et réciproquement. On trouve quelquefois un seul rein placé audevant du rachis; il y a plusieurs années, un cadavre qui servait à mon cours d’anatomie , avait le rein droit placé dans l’excavation pelvienne.

Pendant la grossesse, la cavité abdominale de la femme éprouve des changements remarquables dans sa forme , sa capacité , sa direction , les rapports de ses organes , et l’ordre de sa circulation ^ . Dans le premier mois , elle semble se rétrécir et ses parois s’affaisser sur elles-mêmes; plus tard, on observe descliangements inverses. En raison de la résistance de la ceinture pelvienne, dans lac[uelle l’utérus se développe d’abord, lorsque celui-ci a acquis un certain volume, il fait, en quelque sorte, hernie en haut, et SC porte dans la partie sus-pelvienne de la cavité abdominale qu’il dilate surtouten avant , ce qui ôte à l’axe de l’abdomen un peu de son obliquité antérieure. L’utérus dilaté est placé tout-à-fait en avant, derrière la paroi abdominale antérieure, il presse, du côté de la colonne vertébrale, l’intestin grêle et l’épiploon ; ce dernier cependant reste quelquefois, mais rarement au-devant de lui. L’utérus

Cliaussicr, leçons orales à la faculté de médecine.

4'^'^ ANATOMIE TOPOfillAPTIlQüFi.

refoule aussi en liant, le diaplirafjine , et l’élève jusqu’au niveau de la sixième vertèbre dorsale; d’autre part, tous les replis péritoneaux de l’utérus ont disparu , le péritoine ne descend plus dans l’excavation pelvienne, la vessie et le rectum sont fortement comprimés , et ne peuvent que difficilement remplir leurs fonctions; l’utérus lui-même est incliné latéralement , et le plus souvent à droite ; son inclinaison dépend de la saillie de la colonne vertébrale ; son obliquité droite est produite , suivant la remarque du savant professeur Chaussier, par la brièveté plus grande du cordon sus - pubien du côté droit. Malg^ré tout cet agrandissement de la cavité abdominale, les viscères se trouvent plus fortement pressés que de coutume , aussi font-ils hernie d’autant plus facilement, que les parois distendues et amincies, ont perdu beaucoup de leur résistance. L’irritation normale, dont l’utérus est le I siège à cette époque, appelle une plus grande quantité de sang dans tout le système vasculaire inférieur, et dans le sien en particulier : tous les vaisseaux de cet organe se dilatent, sa structure est modifiée, etc.

Usages. — C’est au sein de la cavité de l’abdomen que s’accomplissent la chymification , la formation et l’absorption du chyle, la sécrétion dépurative de l’urine, etc. , fonctions auxquelles cette cavité concourt aussi pour sa part ; les parois abdominales, en effet, exercent sur les viscères, et médiatement sur les matières qu’ils contiennent , une pression plus ou moins forte, qui également répartie sur chacun d’eux, les sollicite suivant l’axe de la cavité, et de

DE LA CAVITÉ ABDOMINALE. 43v3

tcllè manière qu’ils sont surtout poussés vers la partie antérieure de la ceinture pelvienne , et spécialement vers l’aine droite ; obliquité qui est en raison directe de l’inclinaison de l’axe de la partie supérieure de la cavité de l’abdomen. Lés viscères contenus dans le bassin, sont soustraits à l’influence des parois citées, parla direction del’axede la partie de cavité qui les reçoit, direction telle, que cet axe ne ^ se confond pointaveccelui de la partie sus-pelvienne. Cette protection des Organes pelviens contre la continuelle action des parois abdominales , est tout-àfait en rapport avec leurs fonctions de servir momentanément de réceptacle à l’urine, au fœtus, etc. Au reste, dans les cas où ces parties contenues doivent être rejetées au dehors, nous inclinons instinctivement en avant la partie supérieure de la cavité abdominale, de manière à confondre l’axe de ses deux portions pelvienne et sus-pelvienne -, alors l’action contractile des parois plus ou moins augmentée par les efforts, retentit vers le fond du bassin , les organes la supportent toute entière et la transmettent immédiatement aux matières contenues , qui bientôt se portent dans cette direction. Telle est spécialement la raison pour laquelle on se penche en avant fortement , lorsque l’expulsion de r urine ou des matières fécales se fait péniblehient. Pendant l’accouchement, la position delà femme sur son lit de douleur , doit être aussi calculée d’après ces notions importantes.

Lorsque la paroi diaphragmatique de la cavité abdominale s’abaisse, les parois antérieures et la-

4^4 ‘ ANA'I'OMIK TOPO(jUAPinQUi;.

téralcs cèdoiiL; J()r.s([ii’ell(; s’élève, les tlernières reviemieiil, sur elles-inônios , do sorte fjue toujoui-s rabdomen conserve la même capacité. L’action musculaire estétraiif^ère à ces mouvements des parois antérieures et latérales, elles prêtent réellement et reviennent sur elles-mêmes par leur seule élasticité. Dans les efforts , surtout dans ceux du vomissement, il en est autrement : les parois diaphragmatiques et antérieures de l’abdomen se contractent ensemble, la cavité abdominale est rétrécie , et les viscères sont soumis à une pression considérable.

Déductions pathologicjues et opératoires. — Il a déjà été question de l’ouverture à l’extérieur de rabdomen , par suite d’une imperfection de développement de ses parois j cette bifidité peut être limitée à celles-ci , ou bien s’étendre à quelques-uns des organes profonds. Ainsi la scission antérieure de la partie pelvienne de l’abdomen, entraîne avec elle la scission de la vessie en avant; de là V extrophie de cet organe , vice de conformation dont il a été question ailleurs i . Les différents viscères abdominaux sont sujets chacun à des imperfections, qu’il n’est pas dans notre plan d’indiquer ici, et qui appartiennent à l’anatomie spéciale; les plus remarquables sont celles qui consistent en une interruption plus ou moins complète du canal intestinal. La plupart des auteurs pensent que ces vices de conformation sont

Ceiiilnvo pelvienne.

DE LA CAVITÉ AlîDOM IN A l.E . /|35

U‘ simple procluû. crime oblitéiadon e(, cl’ime al.ropliie ])artiellcs j clans certains cas, en effet,, on trouve entre les deux extrémités ou cul-dç-sac de l’intestin , un filajiient cellulaire qui peut être considéré comme le reste du canal oblitéré j mais il est aussi des cas dans lesquels on ne trouve aucune connexion , ni aucun rapport de position entre ces deux parties; d’où il suit, ce me semble , qu’il est difficile de ne pas avouer, qu’au moins l’oblitération du canal intestinal n’est pas , dans tous ces cas, le principe de cette anomalie. Ce dernier état est-il susceptible de donner quelque consistance à l’opinion de ceux c|ui pensent que le canal intestinal procède de la bouche et de l’anus , par deux prolongements qui se rencontreroient et se réuniroient ordinairement dans l’abdomen ? Quoi qu’il en soit, je conserve un fœtus qui réunit sur l’intestin grêle, un exemple de chacune des interruptions signalées; l’une est complète, et il ne reste aucun indice d’une ancienne continuité entre les bouts correspondants ; l’autre est incomplète, et un filament cellulaire très ténu établit encore la continuité. Les plaies de la cavité abdominale, on les plaies pénétra, nies de l’abdomen, sont des lésions en général très graves; il est rare que les plus simples ne donnent pas lien à une légère péritonite ; ces plaies peuvent être compliquées d’épanchements sanguins, séreux on purulents, de lésion des viscères, et même d’emphysème. Lorsque du sang, en petite quantité , est épanché dans l’abdomen , il se porte, en obéissant à l’action de la pesanteur, vers le bas de la paroi abdominale an-

43g ANATOMJE TOPOGRAMnOüE.

lérieni'e , et surtout vers la région inguinale droite j Sabatier ’ a fait remarquer que la réaction contractile des parois abdominales , est une des causes de ce phénomène : il aurait pu a jouter que la direction de Taxe de la partie sus-pelvien ne de l’abdomen, est précisément celle que suivent les matières épanchées en se portant en bas. Lorsque l’organe qui , par sa lésion , fournit la matière de l’épanchement, est voisin de la plaie extérieure, on voit souvent le sang ou les autres matières fluides s’échapper par cette plaie, au lieu de tomber dans la cavité péritonéale. Ce phénomène est très simple : les fluides en effet, en sortant de leurs conduits ou réservoirs, tendent à se porter dans le lieu qui leur offrira le moins de résistance j or il est évident qu’ils seront soumis à une pression presque nulle à l’extérieur de l’abdomen, tandis qu’en dedans ils auraient à supporter toute celle des parois contractiles de cette cavité. Telle est aussi la raison pour laquelle on a vu des plaies compliquées de l’ouverture de certains vaisseaux et d’autres organes abdominaux, sans que leurs fluides respectifs se fussent épanchés ; toutefois, les circonstances sont loin' d’être toujours aussi heureuses, et les cas d’épanchements de bile, d’urine et de matières alimentaires dans l’abdomen , ne sont pas rares , dans les plaies de la vésicule du fiel, de la vessie et de l’estomac. A cause de l’action continuelle des parois de l’abdo-

* Médecine opératoire.

men , leurs plaies ne sauraient être maintenues affrontées sans l’emploi d’une suture, dite eiicheviUee ; les plaies du canal intestinal réclament aussi une suture particulière, sans laquelle on ne peut espérer une cicatrisation régulière, puisque les bords de ces solutions de continuité sont contiunellement écartés etdéjetés en dehors par l’action musculaire. Au reste, la suture que l’on doit employer est celle à points passés, modifiée parBécLard*. Si, au contraire, l’intestin est coupé en totalité , il faut invaginer le bout supérieur dans l’inférieur, avec la précaution de rentrer d’abord en lui-même celui-ci. Cette méthode, imaginée par mon ami et collègue , M. Jobert, offre l’inappréciable avantage du contact des membranes séreuses de l’une et l’autre extrémité du canal intestinal divisé, et , ce que l’on cherche-' rait en vain avec la méthode de Ramdhor, elle pro-

* La suture ordinaire à points passés se fait avec un seul fil, et en transperçant de part en part un certain nombre de fois , les deux lèvres accolées de la plaie-, sans passer en spirale sur leur sommet, ce qui donnerait la suture du pelletier^ Béclard la pratiquait avec deux fils de couleur différente. Cette modification in{Tcnieuse permet lorsque la cicatrisation est achevée , d’enlever les fils sans secousse, et par suite sans risque de détruire le travail salutaire de la nature j en effet, on tiraille en sens inverse les deux fils, et l’on place les lèvres de la plaie entre deux forces qui n’ont aucune prise sur la cicatrice, parce qu’étant directement opposées et égales, elles se détruisent réciproquement J avantage, que n’a pas la suture ordinaire à On colore diversement ces fils, pour

les Lien distinguer l’un de l’autre.

4J8 ANATOMIK 'l'OPOGJlAPlIIQUi:.

cmc iiiie[)i()nipi,e ap,[rluüiiaüon, à Ja suite delaqiielle il reste seLileiiieiit dans l’intestin un repli flottant, (|ue l’on peut comparer à une {grande valvule conuivente. loutefois, ces diverses sutures intestinales ne sont admissibles, que dans le cas ou la partie lésée est sortie de la cavité abdominale; aller à sa recherche dans l’abdomen, offriroit l’inconvénient de déterminer beaucoup d’irritation. Enfin, dans les plaies de la cavité abdominale , il peut se manilester de l’emphysème, comme j’ai eu occasion de l’observer. Voici , au reste, le mécanisme de sa production : lorsque le diaphrag’me remonte dans l’état régulier, il est suivi, comme on l’a vu , par la paroi abdominale antérieure et latérale qui se relève ; et ainsi le vide que le premier tend à établir du côté de l’abdomen , n’a pas lieu ; mais lorsque la cavité péritonéale est ouverte, l’air peut s’y insinuer pendant l’élévation du diaphragme, surtout lorsque celleci se fait rapidement; puis ensuite, ce fluide élastique, pressé par l’abaissement du diaphragme, doit nécessairement tendre à sortir tout-à-fait, ou à s’infiltrer dans le tissu cellulaire, si la plaie est étroite en dehors. Cependant il faut avouer que dans le plus grand nombre des plaies de l’abdomen , où l’on a observé de l’emphysème, il y avait lésion double des cavités pulmonaire et péritonéale, lésion à laquelle dispose, comme il a été dit l’entrelacement de la poitrine et de l’abdomen. Je

Voyez cavités pulmonaires.

Dh LA (..AVlTli Al5J)OMINALE. 4^9

ne parle pas tics organes sj)éciaiix rjui peuvciiL être lésés dans les différeiites plaies de l’abdomen , les rapports qui ont été indiqués le disentassez. Sans ([ue la cavité péritonéale soit ouverte, les viscères intérieurs peuvent être blessés M. le professeur Richerand a spécialement prouvé par des expériences , que dans les chutes d’un lieu élevé , le foie était presque toujours contus : sa mollesse et son grand volume le font assez concevoir. Ainsi se l.rouve fournie la solution d’un problème , (| idavaient inutilement cherché à résoudre Bertrandi et Pouteau : Déterminer la cause des abcès du foie dans les plaies de tète.

Une masse plus on moins considérable du paquet intestinal peut descendre dans une hernie, et alors la cavité abdominale revient sur elle-même, et se resserre d’une quantité proportionnelle; telle est la raison de la difficulté de la réduction des hernies anciennes et très volumineuses. Les intestins ont en

' J’en ,"ii observe un bel exemple au mois de septembre de cette aiuice, à riiôpital Beanjon , pendant fpie j’y faisais le service, en l’absence de M. le professeur Marjolin; le sujet de cette observation avait reçu un fort cou]i de pied de cheval dans la région iliacpie gauche, aucune plaie n’avoit etc produite, mais une anse del’intestin grêle avaitctc contuse jusqu’à lagangrène ; sous l’influence d’un iraitementanti-phiogistiquefort actif, ccmallieureux parutquelque temps devoir échapper à tousles accidents ([ui s’etaient développes, lorsque tout à coup l’eschare de l’intestin se détache, des matières fécales s’épanchent dans la cavité du péritoine, une péritonite sur-aiguè se dévch)])])e, et la mort survient en moins de douze hem es.

44o ANATOMIK TOPOGRAPHIQUE.

(juelque sorte , comme on le dit, perdu droit de domicile dans la cavité ahdondnale. Lorsque l’épiploon et l’intestin ^rele font hernie ensemble, toujours le premier est en avant j c’est aussi la position qu’il occujie normalement dans la cavité abdominale ; de là le précepte , dans la réduction de ces parties , d’agir d’abord sur l’intestin , puis ensuite sur l’épiploon; en se conduisant autrement, on risquerait de les enrouler l’un autour de l’autre, et de produire un étranglement intérieur. Les abcès du foie ï peuvent s’ouvrir dans la poitrine, s’ils se sont développés sur sa face convexe; ceux de la face opposée se sont fait jour parfois dans l’estomac, le duodénum, ou l’arc du colon, ce que l’on conçoit facilement, si l’on se rappelle les rapports des organes de l’hypochondre droit. D’autres abcès du foie ont aussi quelquefois soulevé la région costo-iliarjiie ^ et se sont ouverts au dehors; si dans ces sortes d’abcès on jugeait convenable de pratiquer une ouverture artificielle , il faudrait se servir de la potasse caustique pour rétablir; si l’on employait l’instrument tranchant, il se pourrait que l’on allât au-delà des adhérences de la poche, et que l’on ouvrît le péritoine; la potasse n’a pas cet inconvénient, elle agit en déterminant une eschare autour de laquelle des adhérences sont établies, lorsque sa chute a lieu. On

' Ou a pris souvent pour tels, le détritus formé par le ramollisscMicnt des tubercules oii des encephaloides du foie.

devrait se conduire tout-à-fait de même pour ouvrir la vésicule biliaire, distendue énormément par des calculs j la cistotomie hiliaire ne pourrait être faite à l’aide de rinstrument tranchant , que par un cliirurf^ien dépourvu des notions les plus élémentaires d’anatomie et de pathologie ; mais il n’en est pas de même de la ponction ou de l’incision du col de la vessie urinaire, pour l’évacuation de l’urine ou l’extraction des calculs qui y sont contenus ; ces opérations sont fondées sur ce que nous avons dit des rapports antérieurs de la vessie, avec la paroi abdominale antérieure, rapports qui sont étahlissans l’intermédiaire du péritoine. C’est immédiatement audessus du pubis qu’existe cette disposition , c’est là aussi que ces opérations doivent être exécutées; je ne parle pas des couches de la région costo-iliaque ^ qui existent sur le raphé, et qui sont intéressées ^ , il en a été question; derrière la paroi abdominale, on coupe seulement un tissu cellulo-adipeux fort lâche , et la paroi antérieure de la vessie. Pour la ponction, le trois-quarts recourbé de frère Cosme, est le meilleur instrument à employer; il permet d’atteindre la vessie , même très bas derrière le pubis, sans toucher sa paroi postérieure; dans la sus-puhienne , si l’on conduft; la sonde à dard par une ouverture préalablement pratiquée au périnée, elle frotte facilement de son bec contre la paroi antérieure de la vessie, ce qu’il est difficile d’obtenir, si cette sonde est simplenient introduite

’ Voyez Planclie n” lo.

44'-^ ANATOMIE l'Ol'OGJlA PII JOUE,

dans riirùtliPC* ‘ ; ccti.c simple raison sidïiraiL pour montrer toute l’importance, révocpiée en donte [)ar (piel(|ucs personnes, de l’ouverture périnéale ftiite [)OLir la taille sus-pubienne; mais un autre motif doit ne pas faire néjjliger cette précaution, elle prévient les infiltrations urineuses en facilitant, par sa position déclive , l’écoulement de l’urine. Les infiltrations qui pourroient se faire sont d’autant plus graves, qu’elles s’étendent très rapidement dans les tissus sous-péritonéaux, pelvien et périnéal, dont la laxité est très grande, comme on l’a vu. Les organes abdominaux, sans avoir fait hernie au dehors, peuvent être étranglés dans la cavité abdominale de diverses manières, par des brides, des invaginations, ou parle tortillement des parties les unes autour des autres. J’ai eu occasion d’observer à l’bbpital de la Charité, un exemple fort remarquable de ce dernier genre d’étranglement intérieur : la plus grande partie du paquet de l’intestin grêle, après avoir remonté à droite, dans la région épigastrique, s’était introduite par \ hiatus de TV inslow , dans l’arrière cavité des épiploons,

* Je me suis directement assuré sur le cadavre , que 1 1 sonde à dard placée dans rurcthre , ne peut que difficilement être appuyée par son bec, sur la paroi antérieure de j

la vessie , résultat qu’il eût été facile de prévoir, en con- |

sidérant l’inflexibilité de la courbure uréthrale au périnée. \ îl suit de ce fait, que l’on s’expose à piquer le péritoine <laiis la taille by]M)gastrique , si l’on s’obstine à ne poini faire d’ouvertuix! périnéale, conduite qui auroil encoie fraulres inconvénients.

DK LA CAVJLK ADDOMliNALE . 44'^

(le laf|uelle elle sortait par une ouverture étroite, aiiorinaleiueiitétabliedansle i7iésocolon transversc, ouverture qui exerçait sur rintestiii une constrict ion très forte j et qui en avait déterminé le sphacèle. Danslecas oiiun malheureux éprouve tous les symptômes d’un étranglement interne, faut-il, guidé par cela seul, faire la gastrotomie , ouvrir la cavité abdominale , aller à la recherche de la partie étranglée, pour remédier aux accidents? Cette opération ('St réprouvée par la saine pratique , parce que d’a- J)ord, des symptômes analogues à ceux des étranglements, peuvent être produits par des maladies qui leursontétrangères j etaussipareeque, fût-on certain de l’existence des étranglements , encore faudrait-il , avant d’opérer , déterminer le lieu qu’ils occupent et leur nature, ce qui est presque toujours impossible. Jja gastrotomie, appliquée au traitement des étranglements intérieurs , ne conviendrait que dans le cas particulier, où. les accidents continuant, après la réduction en masse d’une hernie, on pourrait croire, avec beaucoup de raison, que l’étranglement de la hernie persiste j mais alors son lien et sa nature ne seraient plus douteux. La déviation latérale de l’utérus, pendant la grossesse, fait que l’un de ses bords devient un peu antérieur , et comme ces points sont ceux où se trouvent les troncs très dilatés des artères utérines, on a donné le précepte pour évitei* l’hémorrhagie, dans la section de l’utérus, pendant l’operation césarienne, de ne pas opérer sur la ligne médiane. Se fondant sur l’immcjise gravité des plaies de l’utérus, et sur la facilité avec laquelle on peut

444 A?:AT0M1E TOPOGRAPHIQl'F..

atteindre le vap,in aii-dessns du détroit supérieur du bassin, dans les derniers mois de la gestation,

M. Baudelocque neveu a pro])osé, dans l’opération césarienne, d’ouvrir le conduit , après

avoir lait à la rép;ion coslo-iliaque, près du pli de l’aîne droite, une incision oblique du flanc vers le pubis ; ce jeune et habile praticien conseille d’ouvrir le péritoine j peut-être serait-il plus avantageux de j le décoller seulement de la fosse iliaque ; manœuvre \ au reste d’autant plus facile , que dans les derniers | temps , le péritoine de l’excavation pelvienne , ,

comme il a été dit, remonte jusqu’au détroit supé- ] rieur du bassin, tiraillé en haut par l’utérus déve- ; loppé; au reste, M. Baudelocque n’a pas abandonné j ce procédé^ . Il est presque inutile de faire remarquer que l’élection de la partie droite de l’abdomen pour ! faire l’opération , est fondée sur l’observation de la ^ déviation latérale droite de l’utérus. A la suite des } péritonites, les viscères abdominaux contractent des adhérences intimes, qui produisent une gêne plus ou moins considérable de leurs mouvements. Dans les ^ péritonites diaphragmatiques, on observe souvent

' M. Batjdelocque nous a dit lui -même, qu il avait puisé dans les ouvrages de son oncle, le célébré accouclieur dont il porte le nom , l’idee de cette opération qu il propose d’appeler élitrotoinie ; il ne nous a pas dissimule non plus, que tout récemment il avait appris qua^ant lui elle a été décrite par le professeur 1\IEGE^ s de Gies- •sen , et par Physik de Philadelphie. Moi meme j ai entendu M. Driiois l’indiquer dans ses cours.

consécutivement la pleurésie diaplira^f^matique , et réciproquement; ce qui dépend de la source commune de laquelle émanent les vaisseaux du péritoine et de la plèvre diaphragmatique. Lorsque de la sérosité s’épanche dans l’abdomen , ce qui constitue V ascite, tantôt elle occupe toute la cavité, tantôt elle est placée dans un point circonscrit. On a observé ^ l’hydropisie de la seule arrière-cavité des épiploons; cette variété d’ascite cnkistée, doit être accompagnée d’un dérangement très grand dans les fonctions de l’estomac ; ce viscère en effet est refoulé en avant et aplati contre la paroi abdominale antérieure. Il est encore beaucoup d’autres hydropisies abdominales enkistées, parmi lesquelles on distingue principalement celle de l’ovaire, dans laquelle plusieurs poches existent presque toujours, contenant chacune un fluide distinct, sous le rapport des propriétés physiques et chimiques. Cette maladie, qui coïncide souvent avec diverses autres affections organiques de l’ovaire , siège rarement des deux côtés à la fois , et on la reconnaît dès son début, à son apparition vers une des régions iliaques; mais, plus tard, la tumeur remplit toute la cavité abdominale, et ne se distingue plus guère de l’ascite. Dans l’hydropisie de l’ovaire, la ponction doit être faite du côté correspondant ; dans l’ascite ordinaire, on choisit le côté gauche généralement , parce que de l’autre souvent le foie gênerait par son développement. Lorsque l’on soupçonne des adhérences entre l’épiploon , ou les intestins et la paroi abdominale, on doit inciser celle-ci avec

f\\(\ ANAI'OMjK roPO(.UAl'Ml(,>UK.

nu ljis(;onri , oL lors(jiio la sérosité osl évacuée, il laiit scri’çr rabdomeii avec un l)aii(la{je de corps pour soutenir les vaisseaux de la cavité, les empêcher (le se gorger de sang, et par suite pour s’o[>poser à l’inflamniation qui surviendrait facilement sans cette précaution. C’est pour une raison semblable , et aussi pour faciliter le retour sur ellesmêmes des parois de la cavité abdominale, ([ne l’on entoure d’un bandage de corps la nouvelle accouchée. Les péritonites qui surviennent si souvent dans cette circonstance, sont produites par la stase du sang dans les vaisseaux abdominaux ; stase d’autant plus facile , que ces vaisseaux sont moins soutenus depuis l’accouchement, et qu’ils étaient avant, le siège d’une circulation très active, (j[ue l’on peut considérer comme anormalement continuée ; lorsque l’intestin grêle descend dans les hernies , c’est le plus souvent à droite, à cause de la direction vers ce côté , que lui imprime le mésentère 5 lorsque , au contraire , c’est l’épiploon , on le rencontre plus fréquemment à gauche, en raison de la longueur prépondérante de son bord inférieur de ce côté. La liaison vasculaire de certains viscères abdominaux, avec les parois postérieure et périnéale de l’abdomen , explique l’efficacité des sangsues qu’on y applique dans les maladies de ceux-ci.

U73 .MEMBRKS.

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