‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 86 sur 132 · DES MEMBRES · texte numérisé non relu

DES MEMBRES

le précepte d’inciser en deux temps les muscles, dans les amputations circulaires des membres , alin d’obtenir un moignon représentant un cône creux? N’est-ce pas l’inextensibilité de l’aponévrose d’enveloppe qui rend si graves les inflammations profondes des membres, tandis que les superficielles sont si bénignes? Ne sont-ce point ces mêmes données anatomiques, qui portent à débrider largement , pour faire cesser l’étranglement qu’exerce passivement sur les parties profondes cette lame inextensible? N’est-ce pas parce que toutes les artères d’un membre émanent d’un tronc unique, que l’on comprime celui-ci dans les opérations, qu’on le lie pour arrêter une hémorrhagie plus inférieure, oupourborner les progrès d’un anévrysme ? etqu’enfin, après cette ligature, on voit quelquefois la gangrène survenir au-dessous, quoique, bien plus souvent, les communications collatérales avec les artères du tronc suffisent pour entretenir la vie dans les parties? Une disposition semblable dans le système veineux des membres , n’a-t-elle pas suffi pour montrer que la ligature , la compression , ou l’oblitération par des caillots de la veine unique d’un membre, détermine des infiltrations, des abcès? N’est-ce pas enfin à cause de la trop grande mobilité naturelle de certains points des membres , que les luxations y surviennent si facilement et les fractures plus rarement, les os fuyant réellement devant les causes fracturantes j tandis que là où la solidité est acquise aux dépens de la mobilité , ou obseive des phénomènes inverses ?

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