DES MEMBRES
viO Bap/forts. — Ces différents éléments sont partout disposés dans l’ordre suivant : la peau ; une couche ccllulo-(^raisseuse renfcrjuant tous les vaisseaux et nerliï cutanés^ surtout des veines et des lymphatiques considérables; l’aponévrose d’enveloppe inextensible; les, muscles superficiels , puis les profonds, presque tous contenus dans une gaine spéciale, et renfermant dans leurs interstices les m'os troncs vasculaires et nerveux ; enfin les os qui occupent les parties profondes.
Développement. — Chez le tics jeune embryon, les membres ne sont pas apparents sur les côtés de la masse ovoïde qui le représente; mais bientôt on en voit végéter en quelque sorte de petits bourgeons, Ce sont les membres rudimentaires; leur forme est d’abord peu distincte : elle s’établit bientôt, à mesure qu’ils s’accroissent en longueur. La première partie distincte des. membres n’est jias, comme on incline d’abord à le croire, leur base ou partie supérieure, mais bien la pointe (/r/ main ouïe pied)-., après elle on aperçoit la section immédiatement plus élevée, et ainsi de suite , de telle sorte que la section adhérente du membre est la dernière apparente; il est évident ici qu’il ne s’agit que du développement de la forme qui traduit les mendDres à l’extérieur , car on arriverait à une conclusion inverse, si l’on examinait le développement des membres sous le rapport de la structure. Les cinq segments qui terminent chaque membre dans l’honnne, ne sont d’abord pas distincts; ils sont confondus ou réunis par une membrane, comme
ANATOMIK 'rol'OüKAl'IJlQUK.
OH le voit à rétat. adulte, diez certains auiniaiix , les oiseaux palmipèdes en particulier.
f anetés. — Pendant le premier â(je de la vie , les membres sont remarquables parla forme aiTondie que leur communique la (graisse sous-cutanée très abondante, et par leurs renflemensau niveau des articles ; chez l’adulte, une disposition inverse de la secrétion g^raisseuse , laisse apercevoir les saillies musculaires ; chez le vieillard, la graisse disparaît en grande partie dans les membres, ils restent grêles, et les saillies osseuses se prononcent.
Chez la femme , l’état enfantile persiste j la graisse sous-cutanée donne aux membres beaucoup de volume, en même temps qu’elle contribue à leur grâce , en voilant la rudesse des saillies osseuses et musculaires.
Lorsquel’ évolution ne se fait pas régulièrement, les membres peuvent manquer, ou jêtre tout-à-fait rudimentaires,suivanteequiaété dit en parlant du développement, qui peut s’arrêter à une époque variable.
Usages. — La nature a construit admirablement les membres pour un double but , la solidité et la mobilité , qui pourtant sont toujours en raison inversel’une de l’autre ; tantôtl’une, tantôt l’autre prédominant. C’est à l’union des deux premières sections que se trouve le plus de mobilité ; la section libre est, au contraire , remarquable par sa solidité.
Déductions patliologicjues et opératoires. — Une foule de conséquences générales fort utiles , peuvent être déduites des faits précédents. N’est-ce pas, en effet, le double plan musculaire des memlires qui a conduit J. -Louis Petit et Cdiéselden à donner