‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 94 sur 132 · DE LA RÉGIO.N BRACHIA I.E · texte numérisé non relu

DE LA RÉGIO.N BRACHIA I.E

Dé{>eloppeinent. — Le bras cst^ clans le membre thoracicpiela section cjiieroii disting'ue la troisième, au moment de la formation. En effet elle apparaît après la main et l’avant-bras, aA^ant l’épaule.

l~ariétés. — Chez l’homme, les saillies externes du deltoïde, antérieure du biceps, et postérieure du triceps, sont beaucoup plus prononcées que chez la femme. Les deux dernières dispositions,] ointes à très peu

de {graisse sous-cutanée, donnent au bras chez lui , un diamètre antéro-postérieur qui l’enq^orte beaucoup sur le transverse. Chez la femme , les muscles antérieurs et postérieurs sont grêles, la graisse souscutanée est abondante sur les cotés, ce qui donne au bras une forme presque exactement arrondie ; chez elle aussi, l’embonpoint efface le relief des veines basilique et céphalicjue, etla dépression deltoïdienne si visible chez l’homme.

Souvent on trouve dans la région du bras deux troncs artériels principaux, par suite de la division prématuréede l’artèrebrachiale. Meckel observe avec raison, que l’une des branches surnuméraires, dans ces cas, est tantôt et le plussouvent la radiale, tantôt la cubitale, quelquefois enfin l’inter-osseuse j d’où l’on voit que toujours la brachiale existe dans sa position normale et avec ses rapports ordinaires ; au contraire, la branche anormale est plus superficiellement placée en dedans de la première , quelquefois même, au rapport de Meckel, sous la peau du bras j toutefois, cette position est fort rare , car j’ai trouvé vingt-trois fois la division prématurée de la brachiale, et je ne l’ai jamais observée. J’ai vu deux

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lois l’ai'tcre du J3ras supérieuremonL divisée et recomposée eiiljas I . Meckel cite des exemples de cette disposition. Oii conçoit l’importance de notions positives sur ces anomalies, par rapport aux opérations, surtout relativement à celles qui auraient pour Lut la ligature de la bracliiale.

DéducUons palholo^Kjues eL opératoires. — Le bras manque quelquefois tout-à-fait, les deux dernières sections du membre existant; d’autres fois il èst rudimentaire. C’est à la partie interne et moyenne du bras, que l’on doit appliquer les moyens compressifs de l’artère brachiale ; là en effet, ce vaisseau est superficiellement placé, surtout il n’est séparé de l’humérus que par le tendon épanoui du muscle coraco-brachial, et par conséquent l’os peut fournir un point d’appui suffisant à la puissance comprimante. Les plaies de la partie interne du bras sont plus à redouter que celles qui pourraient porter sur tous les autres points de sou contour, puisque c’est là que sont les gros troncs nerveux et vasculaires; néanmoins une plaie postérieure et moyenne faite par un instrument qui aurait pénétré jusqu’à l’os, outre qu’elle pourrait être compliquée d’une forte hémorrhagie produite par l’ouverture de l’artère collatérale externe, serait encore, comme je l’ai vu à l’hospice de Bicêtre, suivie d’une paralysie des extenseurs de la main et des doigts;

’ Cette disposition est un vestige dans l’e'tat anormal, du rcle vurahile des paresseux et des loris.

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