DE LA RÉGION URACHIALK
le nerf radial aurait en effet été coupé. Les fractures de la partie de l’humérus, qui appartient à cette ré(}ion, sont toujours accoinpa(ynées d’un chan(îement dans la forme ou la longueur du bras. Si la solution de continuité a lieu au-dessus de l’insertion du deltoide, ce muscle entraîne en haut et en dehors le fragment inférieur auquel il tient, et le fragment supérieur esttiré en dedans par les muscles grand pectoral et grand dorsal j il y a d abord déplacement suivant l’épaisseur, puis raccourcissement. Si c’est au contraire au-dessous du deltoïde qu’a lieu la fracture, le fragment supérieur peut être maintenu immobile entre les puissances opjiosées du deltoïde et des muscles grands dorsaletgrand pectoral j maisle plussouventilseporteen dehors, obéissant à l’action prépondérante du premier; le fragment inférieur alors est librement entraîné en haut par le biceps et le triceps. Enfin lorsque c’est au niveau des attaches du brachial antérieur et du triceps qu’existe la solution de continuité, il n’y a qu’un déplacement à peine sensible , parce que des muscles s’insèrent à la fois sur les deux fragments. Il faut que la fracture soit bien près du coude pour simuler, par le déplacement qui survient, la luxation de cette région ; il en sera question plus tard. L’inflammation n’offre rien de particulier au bras ; en dedans de lui on voit quelquefois des lignes rouges, qui dessinent assez bien les vaisseaux lymphatiques ; ce sont aussi ces éléments qui sontenflammés ettendus, phénomène ordinaire dans les phlegmasies des sections inférieures du membre.
ANATOMI)': TOl>Or,HAPffIQUE.
L’amputation du bras peut etre faite circnlairerneiit ou à lambeaux; lorsqu’on clioisit la dernière métliode , les lambeaux doivent être latéraux, d’abord parce que sur les cotés, en dedans surtout, sont les org;ancs les plus importants, mais aussi pour ména(jer une réunion antéro-postérieure, é(^alement avaiita^jeuse apres l’amputation circulaire. La prédominance du diamètre antéro-postérieur du braSj explique encore suffisamment l’avantage de la réunion antéro-postérieure dans cette opération, après laquelle on a toujours à lier l’artère brachiale, la grande collatérale et l’artère du nerf cubital; la petite musculaire est coupée dans le moignon, seulement lorsque l’amputation a été faite très j^rès du coude.'Al’occasion d’une plaieoud’un anévrysme, on peut être appelé à lierîa brachiale, il faut alors avoir bien présenteàl’espritsa positiontriplement variable relativement au nerf médian, c[ui doit être pris pour guide ; en haut , il faut la chercher en dedans de lui et en dehors du nerf cubital ; au milieu, il faut redoubler de soins pour ne pas saisir le nerf médian qu’elle croise en passant tantôt en avant, tantôt en arrière ; en bas on doit constamment la chercher en dehors de ce nerf, le cidaital n’a plus aucun rapport avec elle, et ne doit plus être redouté. Un précepte fort important pour lier rapidement cette artère, est fondé sur la manière dont elle s’accole partout au bord interne du biceps , placée dans la gaine de ce muscle * . Lorsque, sur le cadavre , on
' Ouvrez la {>aîneclu biceps vers sapartieinlenie, et vous
niî LA RÉ(ilON DU œUDK. 4 97
s’exercera à lier ce vaisseau^ ou sentira toute la bonté de ces conseils, en même temps que l’on éprouvera la difficulté de faire la même opération, en incisant plus en dedans; car alors pour trouver la brachiale au milieu du bras , la peau, le tissu souscutané et l’aponévrose étant incisés, il faut séparer et éviter le nerf cutané interne, la veine basilique, le nerf cubital, et c’est seulement ensuite qu’on * trouve l’artère accolée au nerf médian ; au reste, j’ai montré que le trajet de ce vaisseau peut être représenté par une ligne fictive, tirée de la partie interne du moignon de l’épaule, au milieu de la face an^ térieure du coude ; c’est par conséquent suivant cette direction , que les incisions doivent être faites partout, lorsque l’on veut en pratiquer la ligature. Le cautère doit être appliqué sur la dépression sousdeltoïdienne, parce qu’il n’existe profondément dans ce point aucune partie musculaire dont les contractions, en ébranlant la surface ulcérée, puissent causer des douleurs.
2» Région du coudci
Le coude est une région formée par la réunion angulaire des deuxième et troisième sections du membre thoracique.
Ses limites sont vaguement déterminées par la nature; ce que l’on peut dire de plus précis, c’est qu’il est formé par tous les organes qui entourent
trouverez facilement la bvacliiale dans les rapports indi- <jués avec le nerf médian.
ANATOMIK T0I'0(;RA1>IIIQUK.
1 articulation hunicro-ciiljltalc. C(;j)cii(lai]t, pour circonscrire l’étude dans de certaines ijornes et faciliter la dissection du coude, disons qu’il commence un travers de doi^jt au-dessus de l’épitrochlée, et qu’il s’étend jusqu’à deux au-dessous.
Cette région est remarquable parla prédominance de son étendue transversale : quelque loin que soit portée l’extension de l’avant-bras, toujours le coude forme un angle appréciable, saillant en arrière et ouvert en avant; en avant aussi, il offre une dépression triangulaire, au milieu de laquelle on sent les pulsations de l’artère brachiale; deux saillies parmi lesquelles l’externe est surtout développée, la terminent latéralement : celle-ci est formée par le faisceau des muscles externes de l’avant-bras , et l’autre par le muscle rond pronateur. La dépression triangulaire qui nous occupe, en haut est divisée en deux parties par le relief du tendon du biceps ; l’une externe, est très prononcée, et l’on y voit, à travers la peau, la veine médiane céphalique;rautre interne, moins profonde, présente le trajet oblique de la veine médiane basilique, et est aussi remarquable par les pulsations de l’artère humérale. Ajoutons qu’en dehors la veine radiale superficielle, en dedans les deux veines cubitales , se dessinent très bien à l’extérieur , et on aura une idée complète de cette face importante au coude.
Sur les côtés de cette région , chez les individus maigres , existent les deux saillies des condyles de l’humérus, l’interne plus prononcée et plus élevée que l’externe chez les personnes grasses, au cou-