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ÉTJIÉRISATION PAR INHALATIONS PULMONAIRES

aux limites extrêmes de l'éthcrisme, sans qu'il soit possible à l'opérateur, comme dans les inhalations pulmonaires, de modifier, s'il en est besoin, la marche et l'énergie de l'éthérisalion. Peut-être aussi, comme le pense M. Bouisson, l'action locale de la vapeur d'élher ne serait pas sans inconvénients pour la muqueuse intestinale.

§ IV. — KtbcrIsnUon pur inlialations pulmonaires.

L'éthérisalion par inhalations pulmonaires est aujourd'hui la seule usitée dans la pratique. L'appareil respiratoire, par la vaste étendue de sa surface, par son aptitude élective à l'égard de l'absorption des gaz, paraît, en effet, merveilleusement adapté au but que l'on se propose. Les vapeurs stupéfiantes suffisamment diluées, amenées au contact des cellules pulmonaires, pénètrent sous la forme la plus propice pour être entraînées dans le torrent circulatoire et impressionner promp tement le système nerveux. D'un autre côté, le mélange aéroéthéré qui se trouve en excès dans les poumons étant immédiatement expulsé, au moins en grande partie, pendant le mouvement d'expiration, il est possible à chaque instant de changer la dose de l'agent mis en œuvre et de la régler sur la nature et la marche des effets obtenus.

Un grand nombre d'appareils ont été imaginés dans le but de perfectionner le procédé par inhalations. Les conditions physiques dans lesquelles se trouve l'air atmosphérique qui sert de véhicule aux vapeurs est sans contredit la notion qu'il importe le plus d'acquérir pour apprécier leur valeur respective, soit au point de vue de l'entretien de la fonction respiratoire, soit au point de vue de la formation des vapeurs dont la pondération directe est inaccessible à nos moyens d'investigation. Pour ce motif, il nous paraît avantageux de les partager en trois classes spéciales : les appareils à air libre, les appareils à courant d'air régulier et les appareils à air confiné.

A. Appareils à air libre. — Ces appareils sont d'une simplicité qui se refuse à toute description. Un corps spongieux

102 PROCÉDÉS d'éthérisaïion.

quelconque , capable de retenir une certaine quantité de liquide et de se laisser traverser librement par un courant d'air, peut être inopinément transformé en appareil, sauf la précaution d'y ajouter comme complément un voile mobile, destiné à empêcher une dissémination trop grande des vapeurs éthérées. Les plus usuels se composent d'un tampon de charpie, de filasse, de ouate, d'une petite éponge, placés au fondl' d'une compresse ou d'un mouchoir roulé en cornet, et plus; simplement encore de la compresse ou du mouchoir sur les-quels on verse directement une certaine quantité du liquide: volatil.

Le fonctionnement de ces petits appareils est des plus élémen-taires, et pourtant il nous semble avoir été mal apprécié. Quand I on expose à l'air libre un liquide volatil, il se forme instanta-nément des vapeurs dont la quantité est relative à l'élévation de! la température, à la volatilité du liquide, et surtout à l'élatl d'agitation dans lequel se trouve l'air ambiant.

Pendant l'éthérisation, le liquide est toujours le même, h\ température du lieu où l'on opère offre peu de variations ; ill en résulte que la quantité de vapeur est surtout en rapporti. avec l'activité du courant d'air. Plus le tampon de charpie ou h\ compresse chargés de chloroforme seront éloignés des voiegî, aériennes, moins l'appel d'air produit par l'aspiration pulrao-, uaire se fera sentir au foyer d'évaporation , moins il y aura dgj vapeur formée et entraînée dans les poumons ; à mesure, aui contraire que l'appareil sera rapproché, le courant d'aiçr deviendra plus actif au niveau des surfaces d'évaporation,, et entraînera une proportion plus considérable de vapeur, d^» façon à se rapprocher du maximum de saturation. Dans çe^\ diverses conditions, l'agitation de l'air produite parle mouverment d'expiration, la température même de l'air expiré, doiven^l contribuer dans une certaine mesure au même résultat. Entrgi ces deux termes extrêmes dont l'un représente un écarlementl de la compresse assez considérable pour obtenir une propor- • lion de vapeur aussi faible que possible, et l'autre une appliv

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