DES RÈGLES DE LA CIILOROFORMISATION
§ XI. — AaniinlHti-alloii <lu cliloroforinc et do l*é<licr ik l'aitio d'iubulnfoiirs luccnniqucs.
La chloroformisalion à l'aide d'inhalateurs mécaniques exige Loules les précaulions dont nous venons de parler, et de plus la connaissance de la structure de l'appareil et l'habitude de son fonctionnement.
11 en est de même de l'administration de l'éther. Celui-ci peut donner naissance aux mêmes irrégularités et aux mêmes perturbations contingentes que le chloroforme, mais moins fréquemment, selon quelques auteurs. Avec lui , l'appareil mécanique devient indispensable pour s'opposer à la dissémination des vapeurs. L'expérience s'est prononcée en faveur des appareils sacciformes à l'aide desquels on coiffe presque hermétiquement la tête des patients. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ici que cet appareil à air confiné, qui donne, malgré la gêne inévitable apportée à la respiration, d'excellents résultats avec un agent peu énergique , comme l'éther, serait excessivement dangereux avec le chloroforme, et doit être formellement proscrit de la pratique. Nous croyons savoir qu'un accident irrémédiable survint entre les mains d'un chirurgien très habile de la province, après qu'il eut ajouté dans le sac inhalateur quelques gouttes de chloroforme dans le but d'obtenir une anesthésie trop lente à se produire avec l'éther.
§ Xn. — nos soins II ilonncr an iiinluilc après l'oitéi-ntion.
L'opération terminée, ainsi que les parties les plus douloureuses du pansement, s'il y a lieu, l'agent anesthésique est immédiatement éloigné ; l'aide, continuant à surveiller la circulation, asperge d'eau froide la figure et la poitrine do l'opéré, et laisse se dissiper spontanément les derniers effets (lu chloroforme. Ordinairement, le réveil ne se fait pas long-