XX INTRODUCTION
et, à défaut d'autre mérite, nous avons la conscience de l'avoir entreprise avec le désir de rendre justice à chacun, avec le sentiment de la plus profonde estime pour tous.
p]nfm, nous avons cru devoir rapporter textuellement, comme nous l'avons dit, tous les faits graves qui sont à la charge de la méthode ; nous avons pensé qu'avec les observations sous les yeux, nous serions plus sûrs de ne pas nous écarter du terrain de la clinique, et que s'il nous arrivait de ne pas résoudre, à la satisfaction de tous, la question toujours palpitante des accidents de Téthérisation, les pièces justificatives fournies au procès auraient du moins l'avantage, soit de montrer que, s'il reste des obscurités, elles tiennent à la nature même du sujet, soit de fournir les éléments d'une solution ultérieure.
Le plan que nous avons adopté permettait de satisfaire à ces exigences, sans nuire aux qualités que doit avoir un Hvre de cette nature : dans deux parties distinctes, il permettait de donner, suivant le but de leur recherche, aux uns la vérité dans la science, aux autres le progrès dans la pratique.
Pour oser espérer que nous l'avons exécuté avec quelque succès , nous avons besoin de nous rappeler toute la bienveillance avec laquelle l'Académie des sciences et le public médical ont accueilli nos Recherclies expérimentales,
Paris, le 10 décembre 18G2.