‹ Traité d'anesthésie chirurgicaleChapitre 22 sur 123 · COMPOSITION DES MÉLANGES ANESTIIÉSTOUES · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES MÉLANGES ANESTIIÉSTOUES

M. Renault (d'Alfort) (1) a fait aussi connaître les proportions d'air et déther contenues dans les mélanges gazeux qui lui avaient servi à provoquer l'anesthésie chez différents animaux, et en particulier chez des chiens. Ceux-ci avaient été renfermés dans une boite close où l'on dirigeait un courant contenant des vapeurs d'éther, c'est-à-dire placés dans des conditions comparables à celles que représentent la plupart des appareils à air confiné. Après vingt-cinq ou trente minutes d'expérience , temps indispensable pour déterminer une complète insensibilité, l'air contenu dans la boîte fut soumis à l'analyse; celle-ci, faite par M. Lassaigne, a donné les résultats suivants :

Dans une première expérience , 100 parties d'air puisé dans la boîte après que l'animal y avait séjourné pendant vingt minutes, contenaient en volume :

Air atmosphérique. 05,88

Vapeur d'éther 4,12

Dans une seconde épreuve, 100 parties d'air puisé après trente-deux minutes d'expérience contenaient :

Air atmosphérique 95,90

Vapeur d'éther 4,10

Ainsi il suffit d'un mélange contenant un peu plus de Il pour 100 de vapeur d'éther pour produire chez un chien de moyenne taille tous les phénomènes de l'anesthésie confirmée.

Ce queM.lJenault avait fait en France avec l'éther, M. Snow l'a exécuté en Angleterre avec le chloroforme (-2). Il a constaté que lorsque l'on place un animal adulte, tel qu'un chien, un chat, un cochon d'Inde, dans un bocal conte-

(1) liullfilin de l'Académie de médecine, t. XIV, p. 281.

(2) Snow, ouvr. cil., p. 32 et suiv.

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