COMPOSITION DES MÉLANGES ANESTHÉSIQUES
plongé dans un mélange réfrigérant. La condensation des vapeurs commence immédiatement. On attend qu'elle soit complète, ce qui demande quelques minutes, après lesquelles le niveau du mercure reste stationnaire. Par cette condensation, le volume du mélange diminue ; comparée au volume primitif, cette diminution traduite par l'élévation de la colonne de mercure, donne directement la proportion de vapeur anesthésique et comparativement celle d'oxygène et d'azote.
Nous avons opéré à la température de la glace fondante, parce que ce refroidissement nous a paru suffisant. Nous aurions pu tenir compte, dansles résultats que nous avons obtenus, de la petite quantité de vapeur persistante, de la condensation de l'air et de la rétraction du verre sous l'influence du froid ; influence facile à calculer du moment que l'on connaît le coefficient de dilatation de ces corps : mais nous nous sommes assurés que ces causes prévues d'erreurs pouvaient être négligées sans inconvénient pour le but que nous nous proposions. Le mercure dont on veut se servir doit être soigneusement maintenu à la température du Heu où l'on opère, afin d'empêcher qu'une partie des vapeurs ne se condense sur les parois du tube au moment où le mélange gazeux le traverse.
A l'aide de ce moyen, qui n'est en quelque sorte que la contre-partie de celui dont s'est servi M. Lassaigne, nous avons obtenu les résultats suivants :
Température moyenne -f- '' ^ degrés.
Température du mélange réfrigérant. . . -j" ^ —
4" Mélange fourni par les inhalateurs mécaniques.
Expérience. — Débit de l'appareil Duroy, entretenu au minimum d'é* cartement des siphons.
100 parties du mélange donnent :
Air 9b, 00 '
(Oxygène 19,95
Vapeur de chloroforme. 5,00 ~95~0Ô'