‹ Traité d'anesthésie chirurgicaleChapitre 5 sur 123 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

gît la source principale et peut-être unique des accidents observés pendant l'administration des anesthésiques.

D'excellents esprits nous ont précédés dans cette voie ; nous nous plaisons à le reconnaître. Aussi notre but est-il bien moins d'émettre des idées nouvelles que de vulgariser et de faire pénétrer de plus en plus dans l'esprit médical des idées justes et fécondes pour la pratique.

Pour plus de sécurité, nous avons réuni toutes les observations de mort subite, publiées avec quelques détails et présentant des garanties d'autbenticité. C'est exclusivement dans leurs détails, souvent peu précis malheureusement, que nous avons cherché à nous renseigner sur leur nature et les circonstances probables qui ont favorisé leur apparition.

On reconnaîtra, nous l'espérons, que cette revue clinique embrassant un grand nombre de faits nous a permis de dégager cette question capitale d'un certain nombre d'hypothèses contradictoires ou secondaires qui l'obscurcissaient, et de rattacher à un même principe des causes d'accident différentes en apparence, multipliées sans grande raison comme sans nécessité.

Si nous sommes dans le vrai, l'esprit d'analyse s'est trop attaché jusqu'alors aux circonstances du fait particulier ou d'un petit groupe de faits. Le malade, par exemple, était-il, au moment de succomber, pâle , en état de résolution musculaire, sans pouls, sans respiration, on le faisait mourir de syncope. Avait-il présenté des signes do congestion vers la tête, de la gêne momentanée dans la respiration, c'était de l'asphyxie. Avait-il été en quelque sorte foudroyé, c'était de la sidération, cardia([ue pour les uns, pulmonaire pour les autres. Avait-on constaté, à l'autopsie, la présence de bulles gazeuses dans les vaisseaux, il avait été victime de la pénétration accidentelle de l'air dans les veines. Enlin,ne trouvait-

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