DE MOUVEMENTS
§ I. — Fraotwres.
Ce n'est que dans des circonstances exceptionnelles qu'il convient de recourir aux anestbésiques dans le traitement des fractures. M. Maisonneuve (1) a conseillé de s'en servir dans certains cas de diagnostic douteux, pour favoriser la crépitation caractéristique. Nul doute que l'annibilation de la contractilité musculaire ne place les parties molles dans d'excellentes conditions pour permettre le contact des fragments osseux. Mais quelle indication tbérapeutique nouvelle surgira d'un diagnostic plus rigoureux obtenu de cette façon? Si la crépitation est indispensable pour éclairer le chirurgien , c'est que les autres signes de la fracture qu'il importe surtout de connaître pour diriger le traitement, tels que les divers déplacements des fragments , le raccourcissement du membre, etc., font défaut. Dès lors, que l'on ait ou que l'on n'ait pas constaté la fracture d'une façon certaine, les indications res» tent les mêmes, puisque, dans les cas où le doute subsiste, il est recommandé d'agir comme si l'on avait la certitude d'avoir affaire à une rupture osseuse. Il y a delà sorte un peu moins de précision dans le diagnostic, mais aussi plus de sécurité. Il n'en est plus de même pour certains cas de réduction difficile, quand on la suppose entravée par des contractions mus-
(1) Gazelle des hôpitaux, 18/i7, p. 259.