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DISTRIBUTION DE LA BOITE D’ÉTUDE

Comme les hoîtes ordinaires, la hoîte d’étude a, du côté gauche, une crémaillère permettant de l’ouvrir plus ou moins. Le couvercle s’ouvre, par devant, de telle manière qu’on peut y glisser une ou deux planchettes, sur chacune desquelles doit être collé un papier à aquarelle.

L'intérieur de la hoîte se divise en trois compartiments en bois (fig. 11).

Le premier, celui du fond, contient les pinceaux.

Le deuxième, qui est partagé en deux, donne place, d’un côté,.

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LE MATERIEL

à deux godets en fer-blanc coupés obliquement, godets destinés à laver les pinceaux et à prendre l'eau; de l'autre côté, à la boîte à couleurs.

Le troisième, qui est aussi divisé en deux, contient, dans la partie de droite, une bouteille en fer-blanc pour l’eau, et, dans la partie de gauche, les couleurs de réserve, le chiffon et l’éponge.

Quand on a terminé son travail, on place sur tous ces objets une planchette en bois dur, bien faite, laquelle, retenue par trois crochets, maintient solidement le contenu de la boîte. Cette planchette peut servir aussi à recevoir une feuille de papier pour une troisième aquarelle.

Voilà une organisation aussi complète que l’aquarelliste sérieux peut la désirer: vient-il à tomber de l’eau, la boite se ferme vivement et l’aquarelle est garantie; arrivé devant la nature, l’artiste a sous la main, et commodément placé, tout ce dont il a besoin : huit ou dix pinceaux, un certain nombre de couleurs de provision et de l’eau en abondance, ce qui lui permet, s’il le veut, de laver son aquarelle.

LES PINCEAUX

Un bon pinceau est un véritable ami, avec lequel, une fois la connaissance faite, on s’identifie au point de ne plus pouvoir s’en passer; il s’use, il s’affaiblit, c’est égal, il n’en semble que meilleur: sa place est si bien faite entre les doigts, il flatte si bien les tendances ou fougueuses ou calmes de celui qui le conduit que sans lui rien n’est possible; veut-on le quitter, vingt fois on y revient.

Le coquet pinceau neuf tient mal entre les doigts; il a le pédantisme de la jeunesse et se laisse guider difficilement, au lieu que le vieil ami, qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il était, semble vous reconnaître et venir se replacer de lui-même entre ces doigts qui l’ont dirigé souvent avec tant de souplesse et auquel il obéit encore avec une grâce toute juvénile. Si, après lui avoir demandé tant de travail, tant de courses furibondes sur les feuilles de papier, la nécessité vous oblige à être ingrat envers ce vieil ami, il faut que, faisant taire vos sentiments et prenant une résolution énergique, vous le saisissiez, le brisiez et le jetiez au feu ; car, si vous le gardiez encore près de vous, il chasserait de nouveau le pinceau neuf.

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