‹ Traité d'aquarelleChapitre 139 sur 215 · LE CHÊNE LIBRE · texte numérisé non relu

LE CHÊNE LIBRE

(Voir fig. 89.)

L’arbre, selon la place qu'il occupe dans la nature, prend une physionomie à part.

Si le chêne se trouve sur un plateau, dans une plaine (fig. 87), son tronc a généralement peu d’élévation ; mais il est épais, ramassé, et attaché sur le sol par des crampons larges et puissants; car ils ont à soutenir ce tronc trapu sur lequel s'étale librement une tête gigantesque, qui use et abuse de sa liberté. Celte tète, dépouillée de son feuillage, se compose de ramures ou branches nerveuses et fortes, surtout à l’endroit où elles s’attachent au tronc ; les unes figurent dt gigantesques serpents, les autres de longs bras qui semblent vouloir couvrir la terre. Ces vastes branchages de l’arbre libre pren-

LES ARBRES

îent do grandes proportions , et celte tête, qui décrit un large ■ercle, présente toujours dans sa silhouette une grande variété.

Le chêne est, pour nous, un des arbres les plus merveilleux de la création, l'un des plus pittoresques et celui qui donne le mieux l’idée de la force unie à une majestueuse élégance.

Fig. 87.

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