L’ORME
L 'écorce et le tronc de l’orme ont quelque rapport avec ceux du chêne. Cet arbre, dans sa jeunesse, est cou-
vert de branches depuis le bas jusqu’en haut (fig. 100) ; mais, à me-
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sure qu’il vieillit, ses branches tombent et laissent des cicatrices qui, bientôt enveloppées par l’écorce, forment <à la surface du tronc de l’arbre des excroissances de formes variées qui lui donnent un aspect vraiment pittoresque.
Les têtes d’ormes dues à l'élagage, opération qu’on pratique dans beaucoup de pays, ont souvent des formes d'une grande élégance unie à beaucoup d’originalité; nous en donnons un type pris en Normandie (fig. 101).
Le f caillé de l'orme peut, par l’aspect général des groupes, être classé par les peintres dans la même famille que celui du châtaignier et du noyer. Comme celles de ces arbres, ses feuilles sont tombantes; seulement elles sont beaucoup plus petites et forment des groupes d’un profil élégant et gracieux (fig. 102).
L’orme est pour le peintre un des plus beaux arbres de nos pays; son feuillage, d’un vert noir puissant, donne à l’ensemble une sévérité douce qui contribue puissamment au charme des compositions où se trouve cet arbre.
COUP D'OEIL SUR LA NATURI
Nous signalons toutes ces particularités dans l’espoir de pro voquer chez l’aquarelliste le désir d’agrandir le cercle de ses con
Fig. 102.
naissances par 1 étude d’espèces qui semblent créées exprès pour son pinceau.
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